Est-ce que les droits s'appliquent tout le temps ? EducadroitToute personne a des droits. Elle peut les exercer dans la limite du respect de la loi et des droits des et respect de l'autreChaque libertĂ© s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. Par exemple, la libertĂ© d'expression te donne le droit d'exprimer tes opinions Ă condition de respecter les opinions des autres. Tu es aussi libre de dire ce que tu penses mais la loi t'interdit d'insulter quelqu' nos droits sont parfois limitĂ©s par l'Etat ?Quand il y a un danger pour la sĂ©curitĂ© des personnes pandĂ©mie, crise sanitaire, menace terroriste..., l'Etat peut dĂ©cider de limiter les libertĂ©s en mettant en place un confinement, l'Ă©tat d'urgence. Dans notre sociĂ©tĂ©, l'Etat est le garant de l'ordre public, c'est-Ă -dire de la sĂ©curitĂ© et de la tranquilitĂ© des personnes. Si certains de nos droits peuvent ĂȘtre limitĂ©s c'est dans l'intĂ©rĂȘt de toutes et RETENIRLes droits peuvent, dans certaines circonstances, ĂȘtre le cas notamment lorsque les droits d'une personne entre en conflit avec ceux d'une personne car la libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres ».Les droits peuvent ĂȘtre limitĂ©s en cas de risques pour la les autres vidĂ©os Educadroit, le droit pour les 6-11 ans. RĂ©alisateur DĂ©fenseur des droitsProducteur DĂ©fenseur des droitsAnnĂ©e de copyright 2017AnnĂ©e de production 2017AnnĂ©e de diffusion 2017PubliĂ© le 13/11/20ModifiĂ© le 28/09/21Ce contenu est proposĂ© par
Accueildu site > ActualitĂ©s > CitoyennetĂ© > La libertĂ© de chacun sâarrĂȘte oĂč commence celle des autres. La libertĂ© de chacun sâarrĂȘte oĂč commence celle des autres. par C BARRATIER
La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. » proverbeJâai toujours pris cette sentence pour acquise, sans vraiment me pencher dessus, la soupeser ou la visualiser. Je lâentendais, comme une ritournelle, depuis petit, Ă chaque fois quâon devait brimer ma libertĂ© ou celle des autres. Pourquoi et comment ma libertĂ© doit-elle sâarrĂȘter lĂ oĂč commence celle de lâautre ? Existe-t-il des frontiĂšres entre les libertĂ©s ? Les libertĂ©s sont-elles des propriĂ©tĂ©s strictement privĂ©es, dĂ©limitĂ©es, dont on ne peut sortir » sans empiĂ©ter sur le terrain de lâautre ? Sont-elles, par consĂ©quent, des prisons aux clĂŽtures invisibles ? Ne puis-je pas cheminer, librement, dans un espace public sans craindre de marcher sur les plates-bandes de quelquâun ? Existe-t-il une sorte de marquage de territoire », comme dans le rĂšgne animal ? Et si ma libertĂ©, comme dit le dicton, sâarrĂȘte » Ă une certaine limite, que dois-je faire ? Du surplace ou rebrousser chemin ? Et si je choisis de mâarrĂȘter Ă la limite, dois-je passer le flambeau de la libertĂ© Ă cet autre » qui cheminera avec pour le passer Ă son tour Ă un autre une fois sa limite atteinte, et ainsi de suite ? Et qui nous dit que la libertĂ© est linĂ©aire ? Ou unidimensionnelle ? Quâest-ce Ă dire, la libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres » ? Est-ce Ă dire que ma libertĂ© prend fin dĂšs que lâautre commence » Ă ĂȘtre libre ? Quâil nâĂ©tait pas libre avant? Quâil mâa fallu lui passer la main? Que je ne suis plus libre aprĂšs ? Les libertĂ©s doivent-elles nĂ©cessairement se rencontrer ? Se confronter? Entrer en collision ? EmpiĂ©ter les unes sur les autres ? Ne peuvent-elles pas rouler en parallĂšle ? Comme les automobiles sur une autoroute Ă plusieurs voies ? Si jâexerce ma libertĂ© de penser, ou de chanter, ou dâĂ©crire, ou de dessiner, pourquoi faut-il que cet exercice soit circonscrit dans des limites spatiales ? En quoi mon prochain peut-il ĂȘtre dĂ©rangĂ© ou se sentir envahi si je pense, ou je chante, ou je danse dans mon univers parallĂšle », dans mon monde Ă moi, tant que je ne lui cause aucune nuisance, ni sonore, ni visuelle, ni olfactive, nos univers Ă©tant distants et disjoints ? Ă lui son monde, Ă moi le mien ; Ă lui ses goĂ»ts, Ă moi les miens ; Ă lui ses valeurs, Ă moi les miennes ; Ă lui ses limites, sâil le veut, et Ă moi mes illimitations, qui ne sauraient lui crĂ©er la moindre entrave, puisque chacun Ă©volue dans son univers. Il nâa pas Ă venir coller son oreille Ă ma porte » pour entendre ce que je dis et sâen offusquer, ni moi de mon cĂŽtĂ©. Rien ne devrait arrĂȘter ma libertĂ© car devant moi, il nây a pas les autres il y a ma libertĂ©. Les autres sont Ă cĂŽtĂ©, dans leur voie de circulation, dans leur direction, vers leur destination. Ă chacun sa dimension. Ă chacun son univers, son royaume ou son enfer ! Ma libertĂ© ne finit pas au seuil de celle dâautrui, tout comme la libertĂ© dâautrui ne commence pas Ă la fin de la mienne. Aucune libertĂ© ne devrait marquer le dĂ©but ou la fin dâune autre. Ce ne sont pas des bouts Ă joindre. Ce nâest pas une course de relais. Ce nâest pas une exploitation agricole. Ă toi ton enclos, Ă moi le mien. Tu tâarrĂȘtes lĂ oĂč ma propriĂ©tĂ© un tout autre schĂšme, un tout autre paradigme. Câest un multivers », qui nâa ni limites ni frontiĂšres, qui se situe en dehors de lâespace-temps. Laissez-moi nager, voyager, voltiger dans ma galaxie ». Jouer ma musique, dessiner mes formes, chanter, rĂȘver, danser, tournoyer, farandoler avec mes anges ou mes dĂ©mons ! Et si je me perds dans le vide, câest ma perdition, pas la vĂŽtre ! Vous, vous ne risquez rien. Et je ne vous ai pas demandĂ© de me rejoindre ! Mais laissez ceux qui aiment mon spectacle astral emprunter ma Voie lactĂ©e ! Elle ne peut croiser la vĂŽtre ! Câest une voie alternative ! Les textes publiĂ©s dans le cadre de la rubrique courrier » nâengagent que leurs auteurs et ne reflĂštent pas nĂ©cessairement le point de vue de LâOrient-Le Jour. La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. » proverbeJâai toujours pris cette sentence pour acquise, sans vraiment me pencher dessus, la soupeser ou la visualiser. Je lâentendais, comme une ritournelle, depuis petit, Ă chaque fois quâon devait brimer ma libertĂ© ou celle des autres. Pourquoi et comment ma libertĂ© doit-elle sâarrĂȘter lĂ oĂč... Lescaricatures sont clairement un empiĂštements sur la libertĂ© des autres de ne pas vouloir voir un de leur personnage sacrĂ© blasphĂ©mĂ©. En Israel par exemple, les caricatures sur les SociĂ©tĂ© En France, on est en thĂ©orie libre de dire, d'Ă©crire et de caricaturer. Mais les lois veillent et mieux vaut connaĂźtre son code sur le bout des doigts... La DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 pose le principe de la libertĂ© d'expression dans ses articles 10 et 11. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP La libertĂ© d'expression est comme un morceau de gruyĂšre, pleine de trous. Plus de 400 lois et articles des Codes pĂ©nal et civil grignotent les principes posĂ©s par la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle-mĂȘme dĂ©jĂ trĂšs mesurĂ©e. Mais faut-il s'en plaindre ? La DĂ©claration pose le principe de la libertĂ© d'expression dans ses articles 10 et 11 en affirmant que nul ne doit ĂȘtre inquiĂ©tĂ© pour ses opinions, mĂȘme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public Ă©tabli par la loi » article 10 et que la libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l'homme tout citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă rĂ©pondre Ă l'abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la loi » article 11. Retrouvez notre hors sĂ©rie 2 500 ans de libertĂ© d'expression, disponible dans notre boutique Vie privĂ©e Mais la libertĂ© de l'un s'arrĂȘte lĂ oĂč celle des autres commence. Et donc de multiples rĂšgles limitent la libertĂ© d'expression. Ainsi, chacun a droit au respect de sa vie privĂ©e » article 9 du Code civil, chacun a droit au respect de la prĂ©somption d'innocence » article 9-1 du Code civil. Il est interdit de diffamer et d'injurier les morts et les vivants article 29, 30, 31, 32 de la loi de 1881, une personne ou un groupe de personnes Ă raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance Ă une ethnie, une nation, une race ou une religion [...], de leur sexe, de leur orientation ou identitĂ© sexuelle ou de leur handicap » article 32. Le Code pĂ©nal interdit de publier un montage composĂ© des paroles ou de l'image d'une personne sans son consentement s'il n'est pas Ă©vident qu'il s'agit d'un montage ou si cela n'est pas expressĂ©ment mentionnĂ© » article 226-8, impose le respect du secret professionnel » article 226-13, des correspondances article 226-15, impose une protection particuliĂšre des mineurs en interdisant, notamment, de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, un message Ă caractĂšre violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature Ă porter gravement atteinte Ă la dignitĂ© humaine ou Ă inciter des mineurs Ă se livrer Ă des jeux les mettant physiquement en danger » lorsque ce message est susceptible d'ĂȘtre vu par un mineur article 227-24. Fausses nouvelles On peut ajouter Ă ces interdictions le fait d'interdire les publications pour la jeunesse prĂ©sentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lĂąchetĂ©, la haine, la dĂ©bauche ou tous actes qualifiĂ©s de crimes ou dĂ©lits ou de nature Ă dĂ©moraliser l'enfance ou la jeunesse, ou Ă inspirer ou entretenir des prĂ©jugĂ©s ethniques ou sexistes » article 2 de la loi du 16 juillet 1949, l'interdiction de porter atteinte Ă des fonctionnaires, au drapeau et Ă l'hymne national article 433-5 et 433-5-1 du Code pĂ©nal, de publier de fausses nouvelles article 27 de la loi de 1881, d'entraver l'exercice de la justice en essayant d'influencer les juges et les tĂ©moins article 434-6 du Code pĂ©nal. Il est aussi interdit de publier une photo d'une personne portant des menottes alors qu'elle fait l'objet d'une procĂ©dure pĂ©nale mais n'a pas Ă©tĂ© jugĂ©e. De mĂȘme, il est interdit de publier des actes d'accusation et de procĂ©dure criminelle avant leur lecture en sĂ©ance publique article 38 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, de diffuser des renseignements ou des images permettant l'identification d'une victime d'une agression sexuelle article 39, etc. Lire aussi 1881, la vraie loi contre les fausses nouvelles Beaucoup de principes qui ne sont pas appliquĂ©s. Le Web change-t-il la donne ? En thĂ©orie, non. Si la libertĂ© de communication sur le Net existe, elle est limitĂ©e dans la mesure oĂč elle doit respecter la dignitĂ© de la personne humaine, la vie privĂ©e, la propriĂ©tĂ© d'autrui, le caractĂšre pluraliste de l'expression des courants de pensĂ©e et d'opinion et, d'autre part, la sauvegarde de l'ordre public, les besoins de la dĂ©fense nationale et les exigences de service public articles 1 de la loi pour la confiance dans l'Ă©conomie numĂ©rique du 21 juin 2004 et de la loi relative Ă la libertĂ© de communication du 30 septembre 1986. Mais les pouvoirs publics et les juges peinent Ă faire respecter ces rĂšgles... Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement LibertĂ© d'expression et censure ce que dit la loi 5 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă la charte de modĂ©ration du Point. Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă la charte de modĂ©ration du Point.La libertĂ© dans une RĂ©publique ne peut pas ĂȘtre celle des loups dans la bergerie. La laĂŻcitĂ© reprĂ©sente la meilleure garantie d'une libertĂ© de pensĂ©e mĂȘme minoritaire, mais la libertĂ© ne peut pas ĂȘtre celle de spolier les autres. La rĂ©publique donne des droits et impose des devoirs. Les actes dâintolĂ©rance se multiplient dans la foulĂ©e de lâintolĂ©rance sarkozienne qui a osĂ© Ă LATRAN piĂ©tiner lâinstituteur de la RĂ©publique, qui serait tellement au dessous du curĂ© ! Des oeuvres dâart agressent les convictions dâune communautĂ©, en rĂ©pondant agressivement Ă lâenvahissement du paysage par des symboles dâune autre. Un clĂ©ricalisme rĂ©veille toujours un anticlĂ©ricalisme. je suis allĂ© jusqu'Ă crĂ©er un site riposte Ă ce discours de LATRAN. Dans la suite de la pensĂ©e du pape actuel des catholiques, voilĂ quâon parle de laĂŻcisme comme si câĂ©tait un concept Ă promouvoir la France est dĂ©jĂ solidement laĂŻque. La libertĂ© de pensĂ©e, dâexpression, conquĂȘte de la RĂ©volution française, mĂšre de la laĂŻcitĂ© qui nâest pas une opinion mais la libertĂ© dâen avoir une et mĂȘme dâen changer, sâaccompagne dans la devise rĂ©publicaine de deux mots aussi importants Ă©galitĂ©, fraternitĂ©. LâĂ©galitĂ© concerne des droits, la fraternitĂ© renvoie Ă la solidaritĂ©, la RĂ©publique laĂŻque est aussi sociale. Sans ces piliers, la rĂ©publique pourrait nâĂȘtre quâune banale dĂ©mocratie. IsolĂ© dâun contexte rĂ©publicain, la libertĂ© peut faire beaucoup de mal Sous la houlette de Milton FRIEDMAN la libertĂ© du marchĂ©, que lâon retrouve dans les exigences des traitĂ©s europĂ©ens dâune obligatoire concurrence libre et non faussĂ©e », ruine notre Ă©conomie et jette des millions de travailleurs dans le chĂŽmage. Nous avons payĂ© en France nos centrales Ă©lectriques atomiques, nous en paierons le recyclage, mais aux yeux de lâEurope, EDF entreprise nationale en cours de privatisation bĂ©nĂ©ficie dâun avantage qui fausse la concurrence, car le courant atomique » est moins cherâŠLe gouvernement français contraint EDF Ă vendre 20% de son courant Ă©lectrique nuclĂ©aire Ă ses concurrents GDF Suez, PowĂ©o, Direct Ă©nergie pour leur permettre de le revendre Ă des clients quâils sâefforceront de prendre Ă EDF. Les actionnaires et le PDG de ces sociĂ©tĂ©s ramasseront notre mise ». Sans mĂȘme se baisser ! Il restera Ă EDF, si elle garde ses clients, Ă faire fonctionner des centrales Ă charbon, fuel ou gaz pour rĂ©pondre Ă la demande habituelle, mais avec des coĂ»ts de production plus Ă©levĂ©s, elle devra vendre plus cher son kwh et donc favoriser lâĂ©vaporation de sa clientĂšle, ou faire des Ă©conomies sur dâautres postes comme lâentretien de ses centrales ou de ses barrages. La libertĂ© des syndicats patronaux du monde a fait flĂ©chir les Ă©tats, et aujourdâhui les salariĂ©s sont dans nos pays les vaincus de lâHistoire. LâĂ©galitĂ© de la dĂ©claration des droits de lâHomme est devenue lâĂ©galitĂ© des droits humains aprĂšs sa gĂ©nĂ©ralisation en dĂ©claration universelle. Les femmes sont donc censĂ©es avoir les mĂȘmes droits que les hommes. Câest loin dâĂȘtre universel, mais en France on essaie dây parvenir Ă petits pas. Les associations laĂŻques militent pour cette Ă©galitĂ©. Des symboles religieux de supĂ©rioritĂ© de lâhomme la kippa que la femme juive nâa pas le droit de porter, la burka ou le voile rĂ©servĂ©s aux femmes de milieux musulmans sont interdits dans les service publics. Lâexcision destinĂ©e Ă empĂȘcher la femme dâaccĂ©der Ă un plaisir sexuel est interdite mais encore pratiquĂ©e dans notre pays dans des milieux dâorigine africaine musulmane. La libertĂ© de disposer de son corps et de ne pas garder un enfant non dĂ©sirĂ© suite Ă un viol par exemple a bien fait lâobjet de lois sur lâIVG mais cette loi est condamnĂ©e par une petite puissance Ă©trangĂšre, le Vatican, et des catholiques fondamentalistes, en France, sâemploient parfois par la force, Ă empĂȘcher ces opĂ©rations. Les chrĂ©tiens Ă©vangĂ©listes ont presque rĂ©ussi Ă gĂ©nĂ©raliser leur oppression aux USA sur ce point. Les religions monothĂ©istes nâont jamais Ă©tĂ© favorables Ă lâĂ©galitĂ© hommes /femmes. En concurrence sur la marchĂ© des croyances, elles tombent vite dâaccord sur une prĂ©tendue inĂ©galitĂ©. Nâai-je pas entendu derniĂšrement Monsieur BARBARIN, archevĂȘque de LYON, Ă propos dâun nouvel asservissement des femmes en POLOGNE, poser une curieuse question Ă Monsieur PENA RUIZ, philosophe de la laĂŻcitĂ©, Ă©voquant lâassujettissement des femmes en POLOGNE Et si la majoritĂ© des gens le veut, au nom de la dĂ©mocratie, nâest ce pas juste ? » Nos lois font sans cesse lâobjet de dĂ©tournements et il est heureux que des citoyens et des citoyennes combattent les dĂ©bordements. La libertĂ© est encadrĂ©e et doit continuer Ă lâĂȘtre. Il faut rappeler que notre DĂ©claration des droits de lâHomme et du citoyen Ă©tait accompagnĂ©e dâune dĂ©claration des devoirs. Nous avons un peu oubliĂ© les devoirs. Sur le site RetraitĂ©s dans la RĂ©publique », sous la rubrique CitoyennetĂ© Ă gauche on touve le chapitre Devoirs du citoyen et dans ce chapitre lâarticle DĂ©claration des devoirs qui rappelle et prĂ©cise cette dĂ©claration des Devoirs, jamais abrogĂ©e ! Dans notre 21 Ăšme siĂšcle dĂ©butant, lâindividualisme qui est parfois exacerbĂ© devra de plus en plus ĂȘtre encadrĂ©. La libertĂ© individuelle nâa jamais Ă©tĂ© celle de faire nâimporte quoi, cette libertĂ© se conjugue avec le respect de chacun et chacune, mĂȘme sâil reste du chemin Ă parcourir.
Voiciun nouvel Ă©clairage sur les limites du contrĂŽle ou quand « la libertĂ© s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres ». Nous avions abordĂ© la problĂ©matique du secret professionnel dans le cadre des vĂ©rifications de comptabilitĂ© agrĂ©mentĂ© de jurisprudence rĂ©cente dans l'article « Le secret professionnel Ă lâaune du contrĂŽle La libertĂ© est-elle indissociable de l'Autre? I. Introduction Un adage nous dit ceci Notre libertĂ© sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle de lâautre ». Qu'y a-t-il de plus simple que cette phrase ? En effet, notre libertĂ© est freinĂ©e lorsque nous rencontrons la libertĂ© dâune autre personne. La croyance populaire Ă propos de la libertĂ© incite Ă admettre que la libertĂ© est une propriĂ©tĂ© individuelle. Nous conquĂ©rons notre libertĂ© et personne ne peut nous la reprendre. Dans cette vision de la libertĂ©, lâAutre devient un obstacle, un frein, voire un intrus au sein de notre libertĂ©. Lâaffirmation qui dit que la libertĂ© câest de ne pas avoir de contraintes y prend tout son sens. Toutefois, selon Rousseau, lorsquâil dit LâobĂ©issance Ă la loi quâon sâest prescrite est libertĂ© » nous dĂ©montre tout Ă fait autre chose. La dĂ©finition, apprĂ©ciĂ©e du peuple, de la libertĂ© nâest plus une forme dâabsence totale de contrainte. En effet, Rousseau nous dit que câest justement la contrainte qui nous permet dâĂȘtre libres. La contrainte serait nos dĂ©sirs, nos pulsions que nous subissons tout au long de notre vie. Lorsque jâai faim, je ressens un dĂ©sir de manger. Jean-Jacques Rousseau nous propose de devenir maĂźtres de nos pulsions et de nos dĂ©sirs pour devenir des ĂȘtres libres, affranchis de ces mĂȘmes pulsions et dĂ©sirs. La contrainte du dĂ©sir devient donc une forme de libertĂ©, car le choix est possible assouvir le dĂ©sir, ne pas lâassouvir ou encore choisir de ne rien faire. Par ailleurs, de nombreux philosophes, dont Kant, nous expliquent que lâautre permet de nous dĂ©finir. Câest le fameux Lâenfer, câest les autres » de Sartre. Alors que Kant le prend de maniĂšre bien plus positive. Mais penserions-nous bien et penserions-nous beaucoup si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec les autres qui nous font part de leurs pensĂ©es et Ă qui nous communiquons les nĂŽtres », Emmanuel Kant montre que lâAutre intervient dans la dĂ©finition de soi ainsi que dans la maniĂšre dont nous pensons. Par les Ă©changes que nous avons avec lâAutre, nous rĂ©flĂ©chissons et pensons de telle ou telle maniĂšre. Câest encore plus vrai lorsquâil faut poser des choix. Nous pourrions ainsi dire que le choix est une forme de pensĂ©e et de rĂ©flexion. LâAutre, selon Kant toujours, est donc Ă©galement une forme de contrainte qui nous permet de penser, de rĂ©flĂ©chir et de poser des choix. NĂ©anmoins, il nous faut Ă©claircir quelques positions en ce qui concerne le terme de â contrainteââ. Dans le livre â La boĂźte Ă outils philosophieââ des Ă©ditions de LâOpportun, la contrainte nous force Ă faire quelque chose sans nous laisser le choix. Il est donc impossible dâopposer un refus Ă la contrainte. Si la loi de la pesanteur ne mâoblige pas Ă tomber, elle me contraint Ă le faire. Le manuel oppose donc la contrainte Ă lâobligation. Cette derniĂšre repose sur le choix, mĂȘme si elle sâapparente Ă une contrainte. Jâai le choix dâobĂ©ir Ă lâobligation scolaire ou non. Toutefois, Rousseau, Kant et les autres philosophes que nous verrons utilisent le mot contrainte au lieu dâobligation mĂȘme si leur dĂ©finition de la contrainte est plus tĂŽt celle de lâobligation comme vue dans le livre utilisĂ© en cours et citĂ© plus haut. Mettons-nous donc dâaccord sur les notions de contraintes et dâobligations. Par souci de clartĂ©, la contrainte repose sur le choix et lâobligation ne peut ĂȘtre opposĂ©e Ă un refus. Le problĂšme est donc bien prĂ©sent. Nous avons dâune part, une croyance populaire qui dĂ©signe la LibertĂ© comme une propriĂ©tĂ© individuelle oĂč lâabsence de contrainte est primordiale, et donc de lâAutre aussi. Et d'autre part, plusieurs philosophes qui soulignent que la LibertĂ© ne peut se faire sans lâAutre. Cette LibertĂ© serait-elle donc indissociable de lâAutre ? Dans ce qui suit, nous allons dâabord tenter de dĂ©finir la notion de libertĂ© grĂące Ă Sartre, Kant et Rousseau. Nous verrons par ailleurs sâil est possible de faire des choix propres Ă Soi sans lâAutre et, bien sĂ»r, qui est lâAutre avec Arendt, Nietzsche, Rousseau et Kant. Enfin, nous passerons de la libertĂ© individuelle Ă la libertĂ© collective par un apport des diffĂ©rents aspects vu au cours de la dissertation notamment par la prĂ©cision de Rousseau et Kant qui en parle de maniĂšre trĂšs claire et en diffĂ©rents points. II. MĂ©diation philosophique Chapitre 1er La LibertĂ© devrait se dĂ©finir comme ĂȘtre libre de faire ses propres choix Jean-Paul Sartre nous dit ceci Ătre libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut ». Cette phrase sera une sorte de rĂ©sumĂ© de ce qui va suivre dans le texte. En effet, nous ne sommes pas libres de faire ce que lâon veut, mais de vouloir ce que lâon fait dans le sens ou le vouloir, câest poser un choix. Avant toute chose, il nous faut dĂ©finir la libertĂ© et faire une distinction avec lâindĂ©pendance. Kant a Ă©crit ça La sauvagerie est lâindĂ©pendance Ă lâĂ©gard de toute loi ». Cette phrase amĂšne Ă distinguer deux termes essentiels. La croyance populaire veut que la libertĂ© ce soit de vouloir faire ce que lâon veut quand nous le voulons comme dit dans lâintroduction. Toutefois, selon Kant, agir de telle sorte, câest agir avec sauvagerie. Vouloir agir comme bon nous semble, câest niĂ© les rĂšgles de comportement Ă lâĂ©gard dâautrui. La loi est donc ce qui nous permet de passer de la sauvagerie Ă lâhumanitĂ©. Cette derniĂšre Ă©tant la seule Ă pouvoir donner des lois. Cette distinction primordiale est un Ă©lĂ©ment essentiel pour la dĂ©finition de la libertĂ© par rapport Ă lâautre. DĂ©finition qui sera dĂ©veloppĂ©e plus profondĂ©ment dans le prochain chapitre. Revenons Ă la citation de Rousseau amenĂ©e dans lâintroduction LâobĂ©issance Ă la loi quâon sâest prescrite est libertĂ© ». Ce que Rousseau entend par la loi quâon sâest prescrite, câest lâaffranchissement de ses propres dĂ©sirs et pulsions. LâHomme est constamment en prise avec ses dĂ©sirs. Pour ĂȘtre libre, lâHomme doit devenir maĂźtre de ses dĂ©sirs. Par exemple, au lieu de se dire Jâai faim, je vais donc manger », il doit sâaffranchir en se disant Jâai faim, mais je vais choisir quand je mange ». Cette contrainte que lâHomme affranchi sâimpose lui permet de poser des choix. Une fois maĂźtre de ses pulsions, plusieurs options se trouvent face Ă lui. Il peut soit assouvir son dĂ©sir en se portant vers le â pourââ, soit choisir dâattendre ou de ne pas le rĂ©aliser en se portant vers le â contreââ ou soit encore de ne rien choisir qui est dĂ©jĂ faire un choix en soi. En dâautres termes, je dĂ©cide dâobĂ©ir Ă ma contrainte, dây dĂ©sobĂ©ir ou de ne pas faire de choix. Câest ainsi que Rousseau dĂ©finit la libertĂ© comme une attitude nous permettant de faire des choix. Partons sur lâacquis comme quoi la penser câest Ă©galement rĂ©flĂ©chir. Avec ce constat, nous pouvons nous permettre de prendre la citation de Kant Mais penserions-nous bien et penserions-nous beaucoup si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec les autres qui nous font part de leurs pensĂ©es et Ă qui nous communiquons les nĂŽtres ». Lorsque je fais un choix, je rĂ©flĂ©chis forcĂ©ment aux consĂ©quences qui en suivront. Ces consĂ©quences peuvent ĂȘtre Ă court terme, Ă long terme, lĂ©gitime, inconsciente⊠Avant de faire un choix, nous pensons. Lâabsence de contrainte, et donc de choix, nâest donc plus un synonyme de libertĂ©, mais un terme dĂ©signant lâemprisonnement dans ses propres dĂ©sirs. En effet, sans contraintes, nous ne pouvons choisir dâassouvir nos dĂ©sirs ou non, nous les assouvissons et la rĂ©flexion sâarrĂȘte lĂ , nous nâavons pas le choix. Chapitre 2nd LâAutre me permet-il de choisir ? Par une suite logique argumentĂ©e prĂ©cĂ©demment, nous avons pu voir que la libertĂ© sâallie Ă la contrainte qui permet le choix. Mais quâen est-il de lâAutre ? Est-ce une contrainte ? Comment le choix se positionne-t-il face Ă lâAutre ? Tout dâabord, il nous faut Ă©claircir ce qui lie un Homme Ă lâAutre. Pour ce faire, prenons la citation dâArendt Nous humanisons ce qui se passe dans le monde en nous parlant, et, dans ce parler, nous apprenons Ă ĂȘtre humains ». Par lâhumanisation, Arendt parle de nommer des notions abstraites telles que le Bien, le Mal, la Justice⊠mais aussi les Ă©lĂ©ments qui nous entourent aussi matĂ©rielle que spirituelle. Pour humaniser ces choses qui nous entourent, il faut que les Hommes communiquent entre eux. Ces interactions sociales que sont le dialogue et lâĂ©change permettent de vivre socialement, mais surtout de penser en commun. Toutefois, la citation ne rĂ©pond pas Ă la question de Qui est lâAutre ? » Comment y rĂ©pondre dans ce cas ? Voyons de plus prĂšs ce que Nietzsche nous dit Une pensĂ©e vient quand elle veut et non quand je le veux ». Quand Nietzsche parle de venir quand elle [la pensĂ©e] veut, il insinue que la pensĂ©e est indĂ©pendante de notre conscience, quâelle est donc rĂ©gie par notre inconscient. Cet inconscient serait donc un Autre ». Une projection mentale que lâon se fait lorsque lâon se parle Ă nous-mĂȘmes. Prenons exemple sur Robinson CrusoĂ© perdu, seul, sur une Ăźle. Tout au long du rĂ©cit, Robinson se crĂ©e des personnages pour Ă©viter de sombrer dans la folie, et pourtant il est seul. Notre homme se construit des Autres par la seule force de ses pensĂ©es. Il crĂ©e Ă©galement des lois et des objectifs. Câest lâexemple parfait qui dĂ©montre que lâHomme, mĂȘme seul, est toujours accompagnĂ©, car câest un besoin vital pour ses fonctions mentales et cognitives. LâAutre existe toujours quelque part en nous. Autrui nâest pas seulement soi. Selon Rousseau, câest aussi la Loi, lâĂtat Il nây a que la force de lâĂ©tat qui fasse la libertĂ© de ses membres ». Pour Jean-Jacques Rousseau, lâĂtat câest la souverainetĂ© du peuple ; la force de cet Ătat, câest lâinfluence quâont les autres membres sur une personne. Cette force est donc la garante de notre libertĂ© grĂące aux lois quâelle instaure. Par ses aspects contraignants, notre libertĂ© est assurĂ©e. Si lâHomme applique la libertĂ© individuelle comme vue par la croyance actuelle en faisant ce quâil veut, quand il veut et oĂč il veut, il atteint lâordre social et la libertĂ© de lâAutre. Sâil atteint Ă la libertĂ© de lâAutre en affectant lâordre social, la force de lâĂtat le ramĂšnera de force Ă respecter la loi. LâĂtat devient donc une contrainte pour qui veut exercer sa libertĂ© individuelle. Cette contrainte permet donc de poser des choix comme vus au chapitre prĂ©cĂ©dent. Nous sommes donc obligĂ©s Ă respecter la contrainte du respect de la Loi et de lâordre social qui fait la force de lâĂtat. Avec ce qui vient dâĂȘtre dit et grĂące Ă lâanalyse de la loi prescrite vue plus haut, Rousseau exprime que lâAutre est une loi et une contrainte. LâAutre nous permet donc dâexercer notre libertĂ© en Ă©tant une contrainte qui autorise le choix. Revenons plus en dĂ©tail sur la citation, Mais penserions-nous bien et penserions-nous beaucoup si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec les autres qui nous font part de leurs pensĂ©es et Ă qui nous communiquons les nĂŽtres », de Kant. La pensĂ©e commune est une notion quâil faut comprendre. Lorsque nous rĂ©flĂ©chissons, nous le faisons par trois aspects diffĂ©rents penser par soi-mĂȘme en faisant usage de notre propre raison, penser en commun avec les autres en Ă©changeant et en discutant, penser en se mettant Ă la place de tout autre. Le premier ne nous intĂ©ressant pas prioritairement, concentrons-nous sur la pensĂ©e en commun et en nous mettant Ă la place de lâautre. Lorsque nous choisissons, nous rĂ©flĂ©chissons aux consĂ©quences de nos actes sur notre vie Ă venir, mais Kant ajoute que nous rĂ©flĂ©chissons Ă©galement sur la consĂ©quence par rapport Ă lâautre, Ă ceux qui nous entourent. Notre identitĂ© est construite par rapport aux jugements que feront les autres sur nos comportements et donc les choix que nous faisons et ferons. Lâautre est donc celui qui permet de se dĂ©finir en partie au travers de son regard, des Ă©changes que nous avons, de la culture et des croyances populaires. LâAutre, nous accompagnant dans nos cheminements de pensĂ©es, nos rĂ©flexions, et donc nos choix, notre libertĂ© ne sâarrĂȘte plus lĂ oĂč commence celle de lâautre, mais commence lĂ oĂč celle de lâautre commence et sâarrĂȘte lĂ oĂč celle de lâautre sâarrĂȘte. Nous pensons donc en commun avec lâautre selon Kant. Nous appellerons cette notion la pensĂ©e commune. Si nous associons cette notion avec la libertĂ© de choix de Jean-Jacques Rousseau, nous obtenons une nouvelle forme de libertĂ© contrariant la croyance commune la libertĂ© collective. Chapitre 3Ăšme De la LibertĂ© individuelle Ă la LibertĂ© collective Renoncer Ă sa libertĂ©, câest renoncer Ă sa qualitĂ© dâhomme, aux droits de lâhumanitĂ© et mĂȘme Ă ses devoirs, il nây a nul dĂ©dommagement possible pour quiconque renonce Ă tout ». Voici ce quâon peut lire chez Rousseau, pĂ©dagogue reconnu. Si la logique prĂ©cĂ©demment vue nous a permis de dire que lâHomme libre est celui qui a des devoirs et des obligations, ainsi que des contraintes, cette citation permet dâaller bien plus en profondeur et dâapporter des nuances non nĂ©gligeables. La notion de contrainte permet de dĂ©finir le choix que lâon doit poser, et donc la libertĂ©. Toujours selon Rousseau, lâHomme est libre de choisir de suivre une contrainte ou pas. Il est possible que lâAutre nous force Ă Ă©changer notre libertĂ©, un droit fondamental de la condition humaine, contre un bien matĂ©riel tel quâun financement consĂ©quent, ou immatĂ©riel comme le droit Ă sa vie ou la protection contre dâĂ©ventuels brigands. Si tel est le cas, lâHomme perd ce qui fait de lui un ĂȘtre libre, ou encore un ĂȘtre humain avec tous les aspects de droits, de devoirs qui se trouvent derriĂšre cette notion. Câest par cet aspect que si une personne renonce Ă sa libertĂ©, elle renonce Ă ses choix. LâAutre devient donc un frein Ă notre libertĂ©. Toutefois, lâAutre peut Ă©galement ĂȘtre une aide Ă notre libertĂ©. En effet, nous pouvons considĂ©rer la libertĂ© comme individuelle et donc repartir sur le processus de renonciation dĂ©crit au paragraphe prĂ©cĂ©dent. Par contre, lorsquâelle est comprise comme une libertĂ© garantie par la force de lâĂtat et lâordre social, lorsque nous dĂ©cidons de dĂ©sobĂ©ir Ă la libertĂ© collective et de retourner Ă la libertĂ© individuelle, en faisant ce que nous voulons, oĂč nous le voulons, quand nous le voulons, nous serons isolĂ©s, marginalisĂ©s, exclus comme dit cette citation de Rousseau vue plus haut Il nây a que la force de lâĂ©tat qui fasse la libertĂ© de ses membres ». Cette exclusion enlĂšve donc tous les droits, les devoirs, les obligations et surtout les contraintes qui nous permettent de faire des choix et de donc dâĂȘtre libres. Cet ordre social et cette force de lâĂtat nous ramĂšneront quoiquâil arrive dans le cadre de la loi qui garantit notre libertĂ©, ou, du moins, la libertĂ© collective. Lâautre nous accompagne dans nos choix, il nous aide donc Ă conquĂ©rir notre libertĂ© et Ă la conserver. Mais si nous ne communiquons pas ou que nous refusons lâĂ©change, pouvons-nous espĂ©rer conquĂ©rir notre libertĂ© ? LâAutre devient un Ă©lĂ©ment essentiel Ă la libertĂ©. Admettons que nous ne soyons pas dans un monde oĂč la force de l'Ă©tat est assimilĂ©e, mais dans un monde anarchiste oĂč câest la libertĂ© individuelle qui prime. Nous ne serions jamais totalement libres, car notre vie, ce qui fait de nous des ĂȘtres humains ; notre â libertĂ©ââ serait entravĂ©e par celle de lâautre en face de nous. Si nous pouvons le tuer librement, le voler librement, il le pourra aussi. La libertĂ© collective a comme force de pouvoir garantir notre sĂ©curitĂ© et dâĂȘtre protĂ©gĂ©s des libertĂ©s individuelles anarchistes qui nous porteraient prĂ©judice. Nous pouvons ĂȘtre sĂ»rs que la libertĂ© collective sâapplique Ă tous les membres de lâĂtat, sinon elle ne serait pas collective. III. Conclusion Dans lâintroduction, nous nous demandions si la libertĂ© Ă©tait indissociable de lâAutre, que la croyance populaire amenait une dĂ©finition de la libertĂ© controversĂ©e et contrariĂ©e par rapport aux dĂ©finitions amenĂ©es par divers philosophes tels que Rousseau, Kant et autres. Par la logique suivie durant les 3 chapitres, nous pourrions dire que la libertĂ© nâest pas envisageable sans avoir dâAutre en face de soi. MĂȘme lorsque lâAutre devient un frein Ă la libertĂ© ou lorsque lâAutre est en rĂ©alitĂ© une projection de notre conscience. LâAutre est aussi nĂ©cessaire pour dĂ©finir la libertĂ©. Comment pourrions-nous nous dire libres, si nous Ă©tions totalement seuls ? La croyance populaire considĂšre lâAutre comme une entrave, mais si nous nâavions jamais connu lâAutre, nous ne saurions dire ce quâest une entrave et donc dâĂȘtre libre sans entraves. La rĂ©ponse Ă la question ne peut ĂȘtre absolue. Toutefois, nous avons dĂ©montrĂ© quâil pouvait y avoir deux rĂ©ponses possibles, deux choix envisageables. Nous sommes libres, dans tous les sens du terme, de choisir celle qui nous convient. La libertĂ© individuelle, mise en avant par une sociĂ©tĂ© capitaliste est tout aussi vraie quâune libertĂ© collective. Dâailleurs, nous pourrions ĂȘtre libres individuellement au sein dâune libertĂ© collective. Ce serait difficilement conciliable, mais ça pourrait donner quelque chose de nouveau, de riche et de trĂšs intĂ©ressant. NĂ©anmoins, si nous Ă©tions totalement seuls, sans Ă©changes, sans contact, mais avec la connaissance dâun Autre existant quelque part ailleurs dans le monde. Nous pourrions ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme entiĂšrement libres comme le Capitaine NĂ©mo dans Vingt-mille lieues sous les mers de Jules Verne. Ă la fin, lorsque le Capitaine plante le drapeau noir de lâanarchie sur son vaisseau, il est absolument seul. Le jeu de la libertĂ© individuelle, coĂ»te que coĂ»te, en vaut-il vraiment la peine ? Risquerions-nous la solitude au point dâen devenir mĂ©lancoliques ? Pourquoi se passer de la garantie de sĂ©curitĂ© et de libertĂ© de lâordre social ? Rien ne nous empĂȘche de dĂ©sobĂ©ir Ă certaines contraintes tout en gardant ce contexte sĂ©curisant et social. IV. Bibliographie DHILLY, Olivier, La boĂźte Ă outils philosophie les notions, les sujets, les citations, Les Ăditions de lâOpportun, Paris StĂ©phane Chabenat, 460 pages. SARTRE, Jean-Paul, LâĂtre et le NĂ©ant, BibliothĂšque des idĂ©es, Paris Ăditions Gallimard, 1943, 722 pages. VERNE, Jules, Vingt mille lieues sous les mers, Voyages extraordinaires, Ăditeur Pierre-Jules Hetzel, 1869-1870. Image de chaĂźnes brisĂ©es Philippe Psy, PsychothĂ©rapeute, Le petit acte fondateur ! », sur consultĂ© le 04/06/2017 Ă 23h57, Petit journal, recueil dâhistoire sur la vie et les rencontres dâun psychothĂ©rapeute. Logo CFEL HELMO, Logo et Documents-types », sur consultĂ© le 05/06/2017 Ă 00h04, Haute Ăcole Libre Mosane. Dessin de Jacques Azam ARBOUET, Coline, Bac 2012 ça sert Ă quoi la philo ? », sur consultĂ© le 05/06/2017 Ă 00h21, article de presse de 1jour1actu pour enfants et adolescents avec dessin de Jacques Azam de 2012. Ou AZAM, Jacques, la philosophie expliquĂ©e aux enfants », 2012, feutre et crayon sur papier, 20 x 10 cm, dessin de presse. Notes prisent durant le cours de Philosophie de BAC 2 en Ăducateur SpĂ©cialisĂ© en Accompagnement Psycho-Educatif, donnĂ© par Monsieur LELOTTE Christian, durant lâannĂ©e acadĂ©mique 2016-2017, Haute Ăcole Libre Mosane CFEL, possesseur Lyam Bernard. 93LQ. 201 311 454 333 376 385 79 360 338