TUL'AS DIT BOUFFI (d'orgueil et de suffisance) Pour exhorter les dĂ©putĂ©s godillots Ă  voter en faveur du passe vaccinal, Richard Ferrand, le prĂ©sident de l'AssemblĂ©e nationale, plein d'orgueil et de suffisance, a citĂ© ce proverbe: "La libertĂ© des Uns s'arrĂȘte oĂč commence celle des Autres". C'est ce qu'on appelle une inversion des
Est-ce que les droits s'appliquent tout le temps ? EducadroitToute personne a des droits. Elle peut les exercer dans la limite du respect de la loi et des droits des et respect de l'autreChaque libertĂ© s'arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres. Par exemple, la libertĂ© d'expression te donne le droit d'exprimer tes opinions Ă  condition de respecter les opinions des autres. Tu es aussi libre de dire ce que tu penses mais la loi t'interdit d'insulter quelqu' nos droits sont parfois limitĂ©s par l'Etat ?Quand il y a un danger pour la sĂ©curitĂ© des personnes pandĂ©mie, crise sanitaire, menace terroriste..., l'Etat peut dĂ©cider de limiter les libertĂ©s en mettant en place un confinement, l'Ă©tat d'urgence. Dans notre sociĂ©tĂ©, l'Etat est le garant de l'ordre public, c'est-Ă -dire de la sĂ©curitĂ© et de la tranquilitĂ© des personnes. Si certains de nos droits peuvent ĂȘtre limitĂ©s c'est dans l'intĂ©rĂȘt de toutes et RETENIRLes droits peuvent, dans certaines circonstances, ĂȘtre le cas notamment lorsque les droits d'une personne entre en conflit avec ceux d'une personne car la libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres ».Les droits peuvent ĂȘtre limitĂ©s en cas de risques pour la les autres vidĂ©os Educadroit, le droit pour les 6-11 ans. RĂ©alisateur DĂ©fenseur des droitsProducteur DĂ©fenseur des droitsAnnĂ©e de copyright 2017AnnĂ©e de production 2017AnnĂ©e de diffusion 2017PubliĂ© le 13/11/20ModifiĂ© le 28/09/21Ce contenu est proposĂ© par

Accueildu site > ActualitĂ©s > CitoyennetĂ© > La libertĂ© de chacun s’arrĂȘte oĂč commence celle des autres. La libertĂ© de chacun s’arrĂȘte oĂč commence celle des autres. par C BARRATIER

La libertĂ© des uns s’arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres. » proverbeJ’ai toujours pris cette sentence pour acquise, sans vraiment me pencher dessus, la soupeser ou la visualiser. Je l’entendais, comme une ritournelle, depuis petit, Ă  chaque fois qu’on devait brimer ma libertĂ© ou celle des autres. Pourquoi et comment ma libertĂ© doit-elle s’arrĂȘter lĂ  oĂč commence celle de l’autre ? Existe-t-il des frontiĂšres entre les libertĂ©s ? Les libertĂ©s sont-elles des propriĂ©tĂ©s strictement privĂ©es, dĂ©limitĂ©es, dont on ne peut sortir » sans empiĂ©ter sur le terrain de l’autre ? Sont-elles, par consĂ©quent, des prisons aux clĂŽtures invisibles ? Ne puis-je pas cheminer, librement, dans un espace public sans craindre de marcher sur les plates-bandes de quelqu’un ? Existe-t-il une sorte de marquage de territoire », comme dans le rĂšgne animal ? Et si ma libertĂ©, comme dit le dicton, s’arrĂȘte » Ă  une certaine limite, que dois-je faire ? Du surplace ou rebrousser chemin ? Et si je choisis de m’arrĂȘter Ă  la limite, dois-je passer le flambeau de la libertĂ© Ă  cet autre » qui cheminera avec pour le passer Ă  son tour Ă  un autre une fois sa limite atteinte, et ainsi de suite ? Et qui nous dit que la libertĂ© est linĂ©aire ? Ou unidimensionnelle ? Qu’est-ce Ă  dire, la libertĂ© des uns s’arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres » ? Est-ce Ă  dire que ma libertĂ© prend fin dĂšs que l’autre commence » Ă  ĂȘtre libre ? Qu’il n’était pas libre avant? Qu’il m’a fallu lui passer la main? Que je ne suis plus libre aprĂšs ? Les libertĂ©s doivent-elles nĂ©cessairement se rencontrer ? Se confronter? Entrer en collision ? EmpiĂ©ter les unes sur les autres ? Ne peuvent-elles pas rouler en parallĂšle ? Comme les automobiles sur une autoroute Ă  plusieurs voies ? Si j’exerce ma libertĂ© de penser, ou de chanter, ou d’écrire, ou de dessiner, pourquoi faut-il que cet exercice soit circonscrit dans des limites spatiales ? En quoi mon prochain peut-il ĂȘtre dĂ©rangĂ© ou se sentir envahi si je pense, ou je chante, ou je danse dans mon univers parallĂšle », dans mon monde Ă  moi, tant que je ne lui cause aucune nuisance, ni sonore, ni visuelle, ni olfactive, nos univers Ă©tant distants et disjoints ? À lui son monde, Ă  moi le mien ; Ă  lui ses goĂ»ts, Ă  moi les miens ; Ă  lui ses valeurs, Ă  moi les miennes ; Ă  lui ses limites, s’il le veut, et Ă  moi mes illimitations, qui ne sauraient lui crĂ©er la moindre entrave, puisque chacun Ă©volue dans son univers. Il n’a pas Ă  venir coller son oreille Ă  ma porte » pour entendre ce que je dis et s’en offusquer, ni moi de mon cĂŽtĂ©. Rien ne devrait arrĂȘter ma libertĂ© car devant moi, il n’y a pas les autres il y a ma libertĂ©. Les autres sont Ă  cĂŽtĂ©, dans leur voie de circulation, dans leur direction, vers leur destination. À chacun sa dimension. À chacun son univers, son royaume ou son enfer ! Ma libertĂ© ne finit pas au seuil de celle d’autrui, tout comme la libertĂ© d’autrui ne commence pas Ă  la fin de la mienne. Aucune libertĂ© ne devrait marquer le dĂ©but ou la fin d’une autre. Ce ne sont pas des bouts Ă  joindre. Ce n’est pas une course de relais. Ce n’est pas une exploitation agricole. À toi ton enclos, Ă  moi le mien. Tu t’arrĂȘtes lĂ  oĂč ma propriĂ©tĂ© un tout autre schĂšme, un tout autre paradigme. C’est un multivers », qui n’a ni limites ni frontiĂšres, qui se situe en dehors de l’espace-temps. Laissez-moi nager, voyager, voltiger dans ma galaxie ». Jouer ma musique, dessiner mes formes, chanter, rĂȘver, danser, tournoyer, farandoler avec mes anges ou mes dĂ©mons ! Et si je me perds dans le vide, c’est ma perdition, pas la vĂŽtre ! Vous, vous ne risquez rien. Et je ne vous ai pas demandĂ© de me rejoindre ! Mais laissez ceux qui aiment mon spectacle astral emprunter ma Voie lactĂ©e ! Elle ne peut croiser la vĂŽtre ! C’est une voie alternative ! Les textes publiĂ©s dans le cadre de la rubrique courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflĂštent pas nĂ©cessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. La libertĂ© des uns s’arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres. » proverbeJ’ai toujours pris cette sentence pour acquise, sans vraiment me pencher dessus, la soupeser ou la visualiser. Je l’entendais, comme une ritournelle, depuis petit, Ă  chaque fois qu’on devait brimer ma libertĂ© ou celle des autres. Pourquoi et comment ma libertĂ© doit-elle s’arrĂȘter lĂ  oĂč... Lescaricatures sont clairement un empiĂštements sur la libertĂ© des autres de ne pas vouloir voir un de leur personnage sacrĂ© blasphĂ©mĂ©. En Israel par exemple, les caricatures sur les SociĂ©tĂ© En France, on est en thĂ©orie libre de dire, d'Ă©crire et de caricaturer. Mais les lois veillent et mieux vaut connaĂźtre son code sur le bout des doigts... La DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 pose le principe de la libertĂ© d'expression dans ses articles 10 et 11. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP La libertĂ© d'expression est comme un morceau de gruyĂšre, pleine de trous. Plus de 400 lois et articles des Codes pĂ©nal et civil grignotent les principes posĂ©s par la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle-mĂȘme dĂ©jĂ  trĂšs mesurĂ©e. Mais faut-il s'en plaindre ? La DĂ©claration pose le principe de la libertĂ© d'expression dans ses articles 10 et 11 en affirmant que nul ne doit ĂȘtre inquiĂ©tĂ© pour ses opinions, mĂȘme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public Ă©tabli par la loi » article 10 et que la libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l'homme tout citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre Ă  l'abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la loi » article 11. Retrouvez notre hors sĂ©rie 2 500 ans de libertĂ© d'expression, disponible dans notre boutique Vie privĂ©e Mais la libertĂ© de l'un s'arrĂȘte lĂ  oĂč celle des autres commence. Et donc de multiples rĂšgles limitent la libertĂ© d'expression. Ainsi, chacun a droit au respect de sa vie privĂ©e » article 9 du Code civil, chacun a droit au respect de la prĂ©somption d'innocence » article 9-1 du Code civil. Il est interdit de diffamer et d'injurier les morts et les vivants article 29, 30, 31, 32 de la loi de 1881, une personne ou un groupe de personnes Ă  raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance Ă  une ethnie, une nation, une race ou une religion [...], de leur sexe, de leur orientation ou identitĂ© sexuelle ou de leur handicap » article 32. Le Code pĂ©nal interdit de publier un montage composĂ© des paroles ou de l'image d'une personne sans son consentement s'il n'est pas Ă©vident qu'il s'agit d'un montage ou si cela n'est pas expressĂ©ment mentionnĂ© » article 226-8, impose le respect du secret professionnel » article 226-13, des correspondances article 226-15, impose une protection particuliĂšre des mineurs en interdisant, notamment, de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, un message Ă  caractĂšre violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature Ă  porter gravement atteinte Ă  la dignitĂ© humaine ou Ă  inciter des mineurs Ă  se livrer Ă  des jeux les mettant physiquement en danger » lorsque ce message est susceptible d'ĂȘtre vu par un mineur article 227-24. Fausses nouvelles On peut ajouter Ă  ces interdictions le fait d'interdire les publications pour la jeunesse prĂ©sentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lĂąchetĂ©, la haine, la dĂ©bauche ou tous actes qualifiĂ©s de crimes ou dĂ©lits ou de nature Ă  dĂ©moraliser l'enfance ou la jeunesse, ou Ă  inspirer ou entretenir des prĂ©jugĂ©s ethniques ou sexistes » article 2 de la loi du 16 juillet 1949, l'interdiction de porter atteinte Ă  des fonctionnaires, au drapeau et Ă  l'hymne national article 433-5 et 433-5-1 du Code pĂ©nal, de publier de fausses nouvelles article 27 de la loi de 1881, d'entraver l'exercice de la justice en essayant d'influencer les juges et les tĂ©moins article 434-6 du Code pĂ©nal. Il est aussi interdit de publier une photo d'une personne portant des menottes alors qu'elle fait l'objet d'une procĂ©dure pĂ©nale mais n'a pas Ă©tĂ© jugĂ©e. De mĂȘme, il est interdit de publier des actes d'accusation et de procĂ©dure criminelle avant leur lecture en sĂ©ance publique article 38 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, de diffuser des renseignements ou des images permettant l'identification d'une victime d'une agression sexuelle article 39, etc. Lire aussi 1881, la vraie loi contre les fausses nouvelles Beaucoup de principes qui ne sont pas appliquĂ©s. Le Web change-t-il la donne ? En thĂ©orie, non. Si la libertĂ© de communication sur le Net existe, elle est limitĂ©e dans la mesure oĂč elle doit respecter la dignitĂ© de la personne humaine, la vie privĂ©e, la propriĂ©tĂ© d'autrui, le caractĂšre pluraliste de l'expression des courants de pensĂ©e et d'opinion et, d'autre part, la sauvegarde de l'ordre public, les besoins de la dĂ©fense nationale et les exigences de service public articles 1 de la loi pour la confiance dans l'Ă©conomie numĂ©rique du 21 juin 2004 et de la loi relative Ă  la libertĂ© de communication du 30 septembre 1986. Mais les pouvoirs publics et les juges peinent Ă  faire respecter ces rĂšgles... Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement LibertĂ© d'expression et censure ce que dit la loi 5 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă  la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă  la charte de modĂ©ration du Point. Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă  la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă  la charte de modĂ©ration du Point.
La libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres" John Stuart Mill SpeekSpokeSpoken. Description : "Etre libre, ce n'est pas seulement se dĂ©barrasser de ses chaĂźnes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la libertĂ© des autres." Nelson Mandela. Facebook ? Ask ? Mail ? Skype ? J'ai il suffis de demander. Envoyer un message;
On peut d'abord souligner une Ă©vidence de la libertĂ© chacun fait l'expĂ©rience de sa propre libertĂ©. Pourtant, il est difficile de dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment cette libertĂ©. S'agit-il d'un pur exercice du choix, ou bien de choix rĂ©alisĂ©s en connaissance de cause ? Par ailleurs, dans de nombreux cas, l'homme se croit libre alors qu'il est dĂ©terminĂ© par des causes qu'il ignore la libertĂ© peut-elle ĂȘtre illusoire ? Enfin, l'homme vivant en collectivitĂ©, il est possible de se demander si la libertĂ© n'est pas de fait toujours restreinte par l'existence des lois. ILa libertĂ© humaine et ses limites ADĂ©finition de la libertĂ© humaine Étymologiquement, l'homme libre s'oppose au serf, Ă  l'esclave. L'homme libre, c'est celui qui dispose librement de sa personne et de ses biens. Il faut distinguer diffĂ©rents niveaux pour penser la libertĂ© Le niveau physique c'est la libertĂ© comprise comme absence de contrainte physique. Le niveau moral c'est la libertĂ© comprise dans un contexte politique et social. Le niveau mĂ©taphysique c'est la libertĂ© comme exercice de la volontĂ© et capacitĂ© d'ĂȘtre auteur de ses choix. Souvent, on assimile la libertĂ© Ă  la possibilitĂ© de faire tout ce que l'on veut sans limite naturelle ou conventionnelle. Ainsi, ĂȘtre libre signifie ne pas ĂȘtre soumis Ă  une volontĂ© autre, ni Ă  une contrainte extĂ©rieure. L'esclave n'est pas libre, car tout ce qu'il peut faire dĂ©pend de la volontĂ© de son libertĂ© reposerait alors sur l'idĂ©e de ne pas ĂȘtre empĂȘchĂ© de faire quelque chose, de ne pas ĂȘtre entravĂ© dans sa libertĂ© de mouvement, dans la rĂ©alisation d'une action. C'est ainsi que la dĂ©finit Thomas Hobbes dans le le sens propre et gĂ©nĂ©ralement admis du mot, un HOMME LIBRE est celui qui, s'agissant des choses que sa force et son intelligence lui permettent de faire, n'est pas empĂȘchĂ© de faire celles qu'il a la volontĂ© de Paris, Ă©d. Gallimard, GĂ©rard Mairet 2000Pour Hobbes, la libertĂ© est donc l'absence d'obstacle Ă  la rĂ©alisation de ce que la force et l'intelligence d'un individu peuvent rĂ©aliser. Autrement dit, la libertĂ© correspond au fait de ne pas ĂȘtre empĂȘchĂ© de faire une chose que l'on a le pouvoir de faire. Pour Hobbes, la libertĂ© n'est que la libertĂ© de mouvement. BLes obstacles Ă  l'idĂ©e de libertĂ© 1Le dĂ©terminisme DĂ©terminisme Le dĂ©terminisme au sens ordinaire est une conception selon laquelle tout arrive en vertu d'une chaĂźne de causes et d'effets. Les mĂȘmes causes produisent toujours les mĂȘmes effets. Le plus souvent, le dĂ©terminisme dĂ©signe ainsi la causalitĂ© naturelle, bien rĂ©sumĂ©e par l'adage les chiens ne font pas des chats ». La reproduction du vivant est en effet la principale manifestation de la nature causale de ce dernier. Pour la science, le dĂ©terminisme repose sur l'affirmation que tous les phĂ©nomĂšnes naturels sont rĂ©gis par des lois "nĂ©cessaires", au sens oĂč elles traduisent l'ensemble des contraintes naturelles. Si l'eau est chauffĂ©e Ă  99,98 °C, elle entre en Ă©bullition. Cette loi est nĂ©cessaire chaque fois que de l'eau est chauffĂ©e Ă  99,98 °C, elle toute rigueur, ainsi que le souligne Auguste Comte, l'eau bout du fait que cette loi est "nĂ©cessaire" ou du moins constante dans la nature. La cause proprement dite de l'Ă©bullition de l'eau n'est pas la loi physique, mais le faut ainsi distinguer entre cause et loi. Le dĂ©terminisme scientifique est ainsi liĂ© Ă  la prĂ©sence des lois. Il n'a pas nĂ©cessairement un caractĂšre causal. Mais le dĂ©terminisme peut aussi ĂȘtre social ou psychologique. Dans ce cas, il s'oppose Ă  la libertĂ©. En effet, si l'homme est soumis au dĂ©terminisme, cela veut dire que ses actions ne sont que les effets de causes dont il est le plus souvent inconscient. Pour le philosophe Karl Marx, la pensĂ©e de chacun est dĂ©terminĂ©e par les "conditions matĂ©rielles d'existence", c'est-Ă -dire la sociĂ©tĂ© dans laquelle il vit. Pour Sigmund Freud, la pensĂ©e est dĂ©terminĂ©e par l'inconscient qui rĂ©sulte par exemple, sous l'effet du refoulement, de troubles connus durant l'enfance. Si l'on envisage ce type de dĂ©terminisme, l'homme n'est donc plus maĂźtre de ses pensĂ©es et de ses actions il est moins libre. Cependant, il ne faut pas en rester au constat de l'existence de ces dĂ©terminismes. Au contraire, l'homme doit les connaĂźtre afin de les prendre en compte dans son action. La cure psychanalytique consiste Ă  prendre conscience des dĂ©terminismes liĂ©s aux pulsions de l'individu, c'est-Ă -dire Ă  ses instincts, transformĂ©s par le refoulement. Ce travail permet une meilleure connaissance de soi, ce qui a pour consĂ©quence une meilleure maĂźtrise de soi et donc une plus grande le dĂ©terminisme, s'il restreint la libertĂ©, ne s'y oppose donc pas nĂ©cessairement il lui donne un cadre, par exemple les lois de la nature, et des limites. 2Le fatalisme Un autre courant de pensĂ©e qui peut s'opposer Ă  la libertĂ© est le fatalisme. Fatalisme Le fatalisme est la croyance selon laquelle tous les Ă©vĂ©nements sont dĂ©terminĂ©s Ă  l'avance c'est ce qu'on appelle le "destin".Croire au destin, c'est croire au fait que tous les Ă©vĂ©nements sont "Ă©crits" Ă  l'avance. On parle ainsi du "grand livre" du destin. C'est une croyance que l'on retrouve en particulier dans l'AntiquitĂ© grecque l'homme ne peut Ă©chapper Ă  son destin, malgrĂ© tous ses efforts pour changer sa destinĂ©e. La libertĂ© n'est alors qu'une illusion, car l'homme est en fait le jouet des dieux. L'histoire d'ƒdipe, dans la tragĂ©die de Sophocle, illustre bien le fatalisme. Alors que l'oracle a prĂ©dit Ă  ƒdipe qu'il tuerait son pĂšre et Ă©pouserait sa mĂšre, celui-ci met tout en Ɠuvre pour Ă©chapper Ă  son destin. Mais toutes ces tentatives pour changer sa destinĂ©e ne font que prĂ©cipiter la rĂ©alisation de la prophĂ©tie de l' cette perspective, l'existence humaine est tragique. La question que pose cette idĂ©e de destin est de savoir si l'homme doit se rĂ©signer Ă  tout accepter, et n'avoir aucun pouvoir sur sa vie. Croire au destin, c'est croire au fait que tous les Ă©vĂ©nements sont "Ă©crits" Ă  l'avance. C'est le risque de "l'argument paresseux" attribuĂ© Ă  tort aux stoĂŻciens puisque tout est Ă©crit, il ne sert Ă  rien d'agir. 3Prendre conscience des dĂ©terminismes On peut alors penser une autre forme de libertĂ©, consciente des dĂ©terminismes et caractĂ©risĂ©e par une recherche d'adhĂ©sion avec soi-mĂȘme. En effet, une fois l'existence des dĂ©terminismes mise en Ă©vidence, il n'est plus possible pour l'homme de penser que la libertĂ© consiste Ă  faire ce que l'on veut. C'est ce que souligne le philosophe Baruch Spinoza dans l'Éthique. Il explique que cette idĂ©e de la libertĂ© est une illusion l'homme se croit libre car il ignore les causes qui le dĂ©terminent dans ses actions et ses dĂ©sirs. Par contre l'homme peut s'efforcer, en fonction de son dĂ©sir, d'ĂȘtre toujours plus indĂ©pendant, de maniĂšre Ă  moins subir les causes extĂ©rieures. Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par oĂč ils sont Ethica, trad. Bernard Pautrat, Paris, Ă©d. Seuil, coll. "Points" 2010La conception commune de la libertĂ© selon laquelle l'homme est libre de faire ce qu'il veut est erronĂ©e. C'est une conception illusoire de la libertĂ© elle marque l'ignorance des causes qui dĂ©terminent un sujet Ă  agir. Spinoza illustre cette idĂ©e par l'image de la pierre si une pierre qui tombe avait une conscience, elle se croirait libre de faire cette action. L'homme est comme une pierre qui tombe il se croit libre uniquement parce qu'il a conscience de son mouvement, sans avoir conscience des causes qui le poussent Ă  suivre un tel mouvement. C'est pourquoi Spinoza Ă©nonce que "l'homme n'est pas un empire dans un empire" l'homme appartient Ă  la nature et il ne peut pas s'extraire de cet ordre. NĂ©anmoins, pour acquĂ©rir une libertĂ© effective, l'homme doit comprendre ce qui dĂ©termine un sujet Ă  agir. Il faut donc connaĂźtre Ă  la fois les lois de la nature, qui conditionnent l'action, et les lois de la nature de l'homme, qui conditionnent les raisons qui le poussent Ă  agir de telle ou telle façon. IILes moyens par lesquels l'homme exerce sa libertĂ© individuelle MĂȘme si l'action humaine s'inscrit dans le cadre des lois de la nature, il est possible de distinguer un aspect de l'action humaine qui sort l'homme de cette condition l'usage de sa raison. Contrairement aux animaux, l'homme possĂšde la capacitĂ© de choisir. Il faut donc interroger ce pouvoir de choix comme libertĂ©. AL'acte gratuit Une premiĂšre façon de dĂ©finir la libertĂ© positivement pourrait ĂȘtre de montrer que l'homme a la possibilitĂ© d'agir juste parce qu'il le dĂ©cide. Contrairement aux animaux dont le comportement semble entiĂšrement dictĂ© par l'instinct, l'homme pourrait agir sans que rien ne l'y pousse. Pouvoir agir sans motivation extĂ©rieure serait une preuve de la libertĂ© humaine. AndrĂ© Gide appelle ce type d'acte un "acte gratuit", c'est-Ă -dire dĂ©sintĂ©ressĂ©, non pas au sens moral du mot, mais parce que cet acte n'est dictĂ© par aucun intĂ©rĂȘt dĂ©fini et n'a pas de motivation . Alors que l'animal est purement narcissique il agit selon ses intĂ©rĂȘts ou au mieux selon ceux de sa famille, qu'il protĂšge instinctivement, l'homme est capable d'avoir des activitĂ©s "dĂ©sintĂ©ressĂ©es" en tous les sens du mot.. Le PromĂ©thĂ©e mal enchaĂźnĂ©, Paris, Ă©d. Gallimard, coll. "Blanche" 1925L'acte gratuit serait donc cet acte rĂ©alisĂ© dans le seul but de prouver notre Les Caves du Vatican de Gide, le personnage principal, Lafcadio, dĂ©cide pour prouver sa libertĂ© de tuer sans motif un vieillard qu'il rencontre dans un train. En effet, tuer ce parfait inconnu sans raison, allant ainsi Ă  l'encontre du principe moral qui interdit le meurtre, prouverait sa capacitĂ© Ă  s'affranchir de toutes les rĂšgles qui pĂšsent sur lui. Si l'on peut ainsi prouver notre libertĂ©, on peut nĂ©anmoins s'interroger sur la valeur d'une telle forme de libertĂ©. DĂ©finir la libertĂ© comme possibilitĂ© de rĂ©aliser un acte gratuit pose d'abord un problĂšme moral quelle valeur accorder Ă  une libertĂ© qui, pour s'Ă©prouver, transgresse toute forme de rĂšgle ? Mais surtout, une telle dĂ©finition de la libertĂ© n'est peut-ĂȘtre pas juste. Ce n'est pas parce que l'on ignore les motifs qui poussent un individu Ă  agir que son action est pour autant dĂ©nuĂ©e de tout motif. Pour reprendre l'exemple du personnage de Lafcadio dans Les Caves du Vatican Lafcadio commet un meurtre sans motivation connue de lui, pour se prouver qu'il en est capable on peut montrer qu'il ignore le motif qui le pousse Ă  agir la volontĂ© d'agir sans motif. BLe libre arbitre Pour comprendre la libertĂ©, il faut comprendre que nos choix sont rĂ©alisĂ©s en fonction de motifs. On parle alors de libre arbitre. Libre arbitre Le libre arbitre est la capacitĂ© pour un individu de choisir ses actes sans y ĂȘtre contraint par aucune force extĂ©rieure. RenĂ© Descartes introduit l'idĂ©e de degrĂ©s de libertĂ©. Il affirme que si la libertĂ© s'Ă©prouve comme choix, plus les motifs qui conduisent Ă  prendre une dĂ©cision sont grands, plus la libertĂ© elle-mĂȘme le sera. Autrement dit, plus la volontĂ© sera dĂ©terminĂ©e Ă  dĂ©cider une chose plutĂŽt qu'une autre, plus elle exprimera un haut degrĂ© de libertĂ©. Pour Descartes, la libertĂ© d'indiffĂ©rence est le plus bas degrĂ© de la libertĂ© car le choix n'est motivĂ© par aucune raison rĂ©flĂ©chie. MĂ©ditations mĂ©taphysiques, dans ƒuvres de Descartes, texte Ă©tabli par Victor Cousin, Ă©d. Levrault 1824 Dans ce type de situation, l'usage qu'un individu fait de sa libertĂ© est rĂ©duit, car exercer pleinement sa libertĂ©, c'est au contraire faire un choix Descartes, le pouvoir de la volontĂ© est un pouvoir infini. En ce sens, il est en thĂ©orie possible de choisir de faire l'exact contraire de ce que la raison nous prescrit. Toutefois, si la libertĂ© s'Ă©prouve comme choix, plus les motifs qui conduisent Ă  prendre une dĂ©cision seront grands, plus la libertĂ© elle-mĂȘme le sera. Autrement dit, plus la volontĂ© sera dĂ©terminĂ©e Ă  dĂ©cider une chose, plus elle exprimera un haut degrĂ© de libertĂ©. Un individu fait un plus grand usage de sa libertĂ© lorsqu'il choisit de faire une action bonne, comme aider une personne ĂągĂ©e Ă  traverser la rue, que lorsqu'il choisit de faire quelque chose au hasard, comme tourner Ă  droite plutĂŽt qu'Ă  gauche au cours d'une promenade. C'est donc lorsque ses choix sont accompagnĂ©s de la connaissance du bien ou de la vĂ©ritĂ© que l'homme fait un plus grand usage de la libertĂ©. Ainsi, pour Descartes, grĂące au libre arbitre, l'homme est cause premiĂšre de ses actions. CL'acte libre Il est possible de dire, avec Henri Bergson, que la libertĂ© comme acte libre est l'adhĂ©sion Ă  soi-mĂȘme. L'homme libre est en accord avec lui-mĂȘme et sait ce qu'il veut, par opposition Ă  l'homme aliĂ©nĂ© qui ne sait pas ce qu'il veut et ne se reconnaĂźt pas dans ses actes. Pour Bergson, l'acte libre n'est pas nĂ©cessairement celui qui est le plus rĂ©flĂ©chi, ou dont les motifs sont les plus rationnels. Pour lui, l'acte libre exprime quelque chose de plus profond la personnalitĂ© entiĂšre de celui qui agit. Bref, nous sommes libres quand nos actes Ă©manent de notre personnalitĂ© entiĂšre, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indĂ©finissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'Ɠuvre et l' sur les donnĂ©es immĂ©diates de la conscience, Paris, Ă©d. FĂ©lix AlcanAinsi comprise, la libertĂ© est donc cette capacitĂ© Ă  exprimer dans un acte toute notre personnalitĂ©, c'est-Ă -dire ce que nous sommes le plus libertĂ© serait donc l'expression du libre arbitre, s'incarnant dans des choix dont le plus emblĂ©matique serait l'acte libre, c'est-Ă -dire l'expression de notre personnalitĂ©. IIILes moyens par lesquels l'homme exerce sa libertĂ© en sociĂ©tĂ© ALa libertĂ© politique Dans la mesure oĂč l'homme vit en sociĂ©tĂ©, il importe de se poser la question de l'exercice de sa libertĂ© au milieu de ses semblables. En effet, si la libertĂ© est la capacitĂ© de se dĂ©terminer entiĂšrement Ă  agir, cette capacitĂ© ne rencontre-t-elle pas comme obstacle la libertĂ© des autres individus ? À premiĂšre vue, il semble que la loi, qui impose des droits et des devoirs, soit une entrave Ă  la libertĂ© individuelle. Le proverbe "la libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres" illustre bien ce problĂšme pour vivre en sociĂ©tĂ©, il faut poser un certain nombre de limites Ă  l'exercice de la libertĂ©. En effet, ce sont les lois qui encadrent et rendent possible la coexistence d'une pluralitĂ© de libertĂ©s individuelles. Si l'on considĂšre que la libertĂ© est la possibilitĂ© d'agir selon la loi, c'est parce que les lois sont en fait la condition de la libertĂ© collective. Il existe plusieurs explications Ă  ce constat Il est logiquement impossible de considĂ©rer que la libertĂ© individuelle doit ĂȘtre illimitĂ©e dans le cas oĂč un homme agirait uniquement selon ses dĂ©sirs, alors il dĂ©truirait la libertĂ© individuelle d'autrui. Une libertĂ© infinie annihilerait la libertĂ©. De plus, la loi assure la sĂ©curitĂ© aux hommes car elle limite la libertĂ© de tous c'est le but du contrat social. La sĂ©curitĂ© est la condition de la libertĂ© comment ĂȘtre libre si l'on ne peut pas sortir de chez soi sans risquer sa vie ? Hobbes dĂ©fend cette idĂ©e que les lois rendent possible l'exercice de la libertĂ©. Du citoyen, De Cive, trad. Philippe Crignon, Paris, Ă©d. GF Flammarion 2010En rĂ©sumĂ©, ce n'est que dans l'Ă©tat civil que la libertĂ© peut s'exercer, car son usage est rĂ©glĂ©, contrairement Ă  l'Ă©tat de nature, c'est-Ă -dire l'Ă©tat prĂ©-social, oĂč chacun, Ă©tant libre de faire ce qu'il veut, est en mĂȘme temps en perpĂ©tuel danger de mort violente. En outre, Hobbes souligne que si les lois dĂ©finissent un ensemble de choses que nous ne devons pas faire, elles laissent une grande libertĂ© d'action relativement Ă  tout ce sur quoi elles ne statuent pas. D'une part, les lois ne s'intĂ©ressent qu'aux actions, les citoyens sont donc libres de penser ce qu'ils veulent. C'est la libertĂ© de conscience. D'autre part, la libertĂ© rĂ©side aussi dans le silence de la loi, c'est-Ă -dire dans les actes auxquels les lois ne s'intĂ©ressent pas, non pas absolument parlant, mais dans la mesure oĂč elles font confiance au libre-arbitre et Ă  la responsabilitĂ© des individus pour rĂ©gler des difficultĂ©s d'ordre mineur, ou encore les usages relevant de la morale. Ainsi, les conventions non rĂšglementĂ©es, ou encore les signes de respect ou de politesse ne relĂšvent pas de la loi. Finalement, les lois sont la condition nĂ©cessaire Ă  la vie en sociĂ©tĂ©, et la libertĂ© de l'homme se trouve renforcĂ©e par le cadre fixĂ© par les lois. BLa responsabilitĂ© Un autre Ă©lĂ©ment est dĂ©terminant pour penser l'exercice de la libertĂ© en communautĂ© c'est la question de la responsabilitĂ©. En effet, dire que l'homme est libre, mĂȘme si cette libertĂ© s'exerce dans le cadre d'un État rĂ©gi par des lois, signifie qu'il est tenu pour responsable de ses actes. La libertĂ© est donc essentielle pour fonder la responsabilitĂ© morale et pĂ©nale. L'existentialisme de Jean-Paul Sartre est probablement la philosophie qui dĂ©fend la conception de la responsabilitĂ© la plus radicale. Pour comprendre cette conception, il faut en premier lieu insister sur le fait que Sartre pense que l'homme est un ĂȘtre indĂ©terminĂ©. Ce qui dĂ©finit l'homme, c'est d'abord le fait d'exister. Il n'y a donc pas d'autre nature humaine que le fait d'exister et de pouvoir librement choisir sa vie. C'est pourquoi l'existence est premiĂšre par rapport Ă  l'essence, c'est-Ă -dire Ă  la nature de l'homme, qui n'est que le rĂ©sultat de ce qu'il fait de sa vie. L'existence prĂ©cĂšde l' est un humanisme, Paris, Éditions Nagel, coll. "PensĂ©es"Ce qui dĂ©finit l'homme, c'est d'abord le fait d'exister. Il n'y a donc pas d'autre nature humaine que le fait d'exister et de pouvoir librement choisir sa vie. C'est pourquoi l'existence est premiĂšre par rapport Ă  l'essence, c'est-Ă -dire Ă  la nature de l'homme, qui n'est que le rĂ©sultat de ce qu'il fait de sa vie. La libertĂ© humaine est totale et inaliĂ©nable, mais elle comprend des consĂ©quences inĂ©vitables, Ă  commencer par la responsabilitĂ©. Cette idĂ©e de la responsabilitĂ©, Sartre l'exprime en disant que l'homme est "condamnĂ© Ă  ĂȘtre libre". En effet, c'est parce que sa libertĂ© est entiĂšre que l'homme ne peut justifier ses manquements Ă  la morale. L'homme ne se dĂ©finit pas par son essence, ni par un inconscient ni par des dĂ©terminismes ni par un destin ou une volontĂ© divine, mais uniquement par son existence. Il est donc entiĂšrement libre, puisqu'il est dĂ©terminĂ© par ce qu'il fait et non ce qu'il est. C'est pourquoi l'homme est responsable de chacun de ses actes. Ainsi nous n'avons ni derriĂšre nous, ni devant nous, dans le domaine lumineux des valeurs, des justifications ou des excuses. Nous sommes seuls, sans excuses. C'est ce que j'exprimerai en disant que l'homme est condamnĂ© Ă  ĂȘtre est un humanisme, Paris, Éditions Nagel, coll. "PensĂ©es"L'homme ne se dĂ©finit pas par son essence, ni par un inconscient ni par des dĂ©terminismes ni par un destin ou une volontĂ© divine, mais uniquement par son existence. Il est donc entiĂšrement libre, puisqu'il est dĂ©terminĂ© par ce qu'il fait et non ce qu'il est. C'est pourquoi l'homme est responsable de chacun de ses actes. CL'indĂ©pendance et l'autonomie 1L'indĂ©pendance la libertĂ© stoĂŻcienne En rĂ©sumĂ©, la libertĂ© peut s'exercer dans le cadre de la collectivitĂ©. On peut toutefois se demander comment un homme qui n'est pas libre dans la sociĂ©tĂ© peut exercer sa libertĂ©. C'est le cas par exemple de l'esclavage. Dans ce type de situation, on peut invoquer la libertĂ© intĂ©rieure, ou indĂ©pendance. L'indĂ©pendance, que dĂ©fendent les stoĂŻciens, est l'idĂ©e selon laquelle l'homme est libre car ses volontĂ©s et reprĂ©sentations ne dĂ©pendent que de lui-mĂȘme. Pour eux, mĂȘme si le monde est rĂ©gi par une stricte nĂ©cessitĂ©, l'homme est libre des reprĂ©sentations qu'il se fait du monde et des jugements qu'il porte sur lui. Pour ĂȘtre heureux, ils prĂ©conisent d'ailleurs de modifier ses dĂ©sirs plutĂŽt que le monde extĂ©rieur. L'homme aurait ainsi une entiĂšre libertĂ© de penser et de vouloir. Ainsi, dans Le Manuel, ÉpictĂšte entend apprendre aux hommes Ă  discerner ce qui dĂ©pend d'eux de ce sur quoi ils ne peuvent pas agir. C'est en apprenant Ă  faire cette distinction qu'ils apprendront Ă  ĂȘtre libres, indĂ©pendamment des circonstances extĂ©rieures. Manuel, trad. Emmanuel Cattin, Paris, GF Flammarion 2015ÉpictĂšte, par ces conseils, entend apprendre aux hommes Ă  discerner ce qui dĂ©pend d'eux de ce sur quoi ils ne peuvent pas agir. C'est en apprenant Ă  faire cette distinction qu'ils apprendront Ă  ĂȘtre libres, indĂ©pendamment des circonstances extĂ©rieures. Être libre, selon les stoĂŻciens, reviendrait en fait Ă  distinguer ce qui dĂ©pend de nous ou non. Se retrouver entravĂ© Ă  cause de quelque chose que l'on reconnaĂźt comme indĂ©pendant de notre volontĂ© n'entache en rien notre libertĂ©. La libertĂ© serait donc l'indĂ©pendance de l'esprit face au monde extĂ©rieur. La faiblesse de cette conception est qu'elle tend Ă  accentuer la "libertĂ© de penser" au dĂ©triment de la "libertĂ© d'agir". 2L'autonomie La solution stoĂŻcienne permet de penser une libertĂ© intĂ©rieure indĂ©pendante du monde extĂ©rieur. Mais cette solution n'est pas entiĂšrement satisfaisante, car elle ne permet pas de penser une coĂŻncidence entre la vie en collectivitĂ© et la libertĂ© individuelle. En effet, les lois ne font-elles pas plus que donner un cadre Ă  la libertĂ© ? Il faudrait voir que sans loi, il est impossible de parler de libertĂ©, sinon avec le risque de confondre la libertĂ© et la licence, c'est-Ă -dire la capacitĂ© de faire tout ce que l'on veut sans rencontrer de limites. Mais ce terme est pĂ©joratif il comporte l'idĂ©e d'une dĂ©cadence du point de vue moral. À l'inverse, si l'on veut comprendre la libertĂ© comme ce qui dĂ©termine l'homme et le rend responsable de ce qu'il est et de ce qu'il fait, il faut alors penser la libertĂ© comme respect de la loi que l'on s'est donnĂ©e. Cette libertĂ© comme respect de la loi que l'on s'est donnĂ©e s'appelle l'autonomie. Autonomie L'autonomie, c'est le fait de se donner Ă  soi-mĂȘme sa propre loi, ou de trouver en soi-mĂȘme sa propre loi, Ă  l'aide de la raison. L'autonomie peut se comprendre Ă  deux niveaux Au niveau moral, l'autonomie consiste Ă  respecter la loi morale. Au niveau politique, l'autonomie s'exprime dans le fait que chacun participe Ă  l'Ă©laboration des lois. La libertĂ© consiste alors Ă  respecter ces lois dĂ©cidĂ©es ensemble. Au niveau moral, l'autonomie signifie que l'homme peut par lui-mĂȘme saisir ce qu'il doit faire il lui suffit de faire usage de sa raison pour comprendre ce qu'il doit faire. Il n'a pas besoin de se rĂ©fĂ©rer Ă  une instance extĂ©rieure Ă  lui, il ne reçoit pas les rĂšgles de quelqu'un d'autre. Pour Emmanuel Kant, l'homme trouve en lui une idĂ©e immĂ©diate de la loi morale grĂące Ă  un certain usage de sa raison. La raison pure est pratique par elle seule et donne Ă  l'homme une loi universelle que nous nommons la loi de la mĂ©taphysique des mƓurs, Grundlegung zur Metaphysik der Sitten, trad. Victor Delbos, Paris, Ă©d. Le Livre de Poche 1993Chaque homme peut donc trouver en lui l'Ă©noncĂ© de la loi morale, en faisant usage de sa est la loi morale qui doit alors guider l'action ? Kant Ă©nonce l'impĂ©ratif catĂ©gorique, un commandement absolu qui doit gouverner chacun de nous. Cet impĂ©ratif repose sur une logique simple le sujet doit se demander s'il souhaite que le principe de son action ou la maxime de son action devienne une loi universelle. Si et seulement si la rĂ©ponse est oui, il s'agit d'un acte uniquement d'aprĂšs la maxime qui fait que tu peux vouloir en mĂȘme temps qu'elle devienne une loi de la mĂ©taphysique des mƓurs, Grundlegung zur Metaphysik der Sitten, trad. Victor Delbos, Paris, Ă©d. Le Livre de Poche 1993Ainsi, la premiĂšre formulation de la loi morale que propose Kant est donc de toujours se demander si ce qui motive une action pourrait ĂȘtre Ă©rigĂ© en rĂšgle universelle, valable pour tous les hommes. L'impĂ©ratif catĂ©gorique indique Ă  l'homme ce qui doit ĂȘtre fait inconditionnellement et sans autre justification. Seules les actions qui suivent ce principe sont morales. On le voit, c'est en trouvant en lui le principe de son action que l'homme peut ĂȘtre libre en agissant selon la loi morale que lui dicte sa raison, il s'arrache ainsi Ă  ses penchants naturels et affirme sa libertĂ©. Mais l'autonomie peut aussi se penser au niveau politique. Elle s'incarne alors dans la dĂ©mocratie, par le fait que chacun participe Ă  l'Ă©laboration des lois. La libertĂ© consiste alors Ă  respecter ces lois dĂ©cidĂ©es ensemble. Jean-Jacques Rousseau a pensĂ© les termes de cette libertĂ© rendue possible par les lois, grĂące au concept de volontĂ© gĂ©nĂ©rale. Du contrat social, Paris, Ă©d. GF Flammarion 2011La seule forme lĂ©gitime de l'obĂ©issance Ă  la loi est donc que chaque citoyen en soit en partie l'auteur. Ainsi, se soumettre Ă  la loi d'un pays est en mĂȘme temps se soumettre Ă  la loi que l'on s'est le cƓur de la libertĂ© politique en obĂ©issant Ă  la volontĂ© gĂ©nĂ©rale, chaque citoyen n'obĂ©it qu'Ă  lui-mĂȘme. Cette forme de libertĂ© est supĂ©rieure Ă  la libertĂ© naturelle, c'est-Ă -dire la possibilitĂ© de faire tout ce que l'on veut, car elle trouve son origine dans la raison et renforce l'autonomie morale, la responsabilitĂ© de l'individu, plutĂŽt que son dĂ©sir. Manytranslated example sentences containing "la libertĂ© arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres" – English-French dictionary and search engine for English translations.

La libertĂ© dans une RĂ©publique ne peut pas ĂȘtre celle des loups dans la bergerie. La laĂŻcitĂ© reprĂ©sente la meilleure garantie d'une libertĂ© de pensĂ©e mĂȘme minoritaire, mais la libertĂ© ne peut pas ĂȘtre celle de spolier les autres. La rĂ©publique donne des droits et impose des devoirs. Les actes d’intolĂ©rance se multiplient dans la foulĂ©e de l’intolĂ©rance sarkozienne qui a osĂ© Ă  LATRAN piĂ©tiner l’instituteur de la RĂ©publique, qui serait tellement au dessous du curĂ© ! Des oeuvres d’art agressent les convictions d’une communautĂ©, en rĂ©pondant agressivement Ă  l’envahissement du paysage par des symboles d’une autre. Un clĂ©ricalisme rĂ©veille toujours un anticlĂ©ricalisme. je suis allĂ© jusqu'Ă  crĂ©er un site riposte Ă  ce discours de LATRAN. Dans la suite de la pensĂ©e du pape actuel des catholiques, voilĂ  qu’on parle de laĂŻcisme comme si c’était un concept Ă  promouvoir la France est dĂ©jĂ  solidement laĂŻque. La libertĂ© de pensĂ©e, d’expression, conquĂȘte de la RĂ©volution française, mĂšre de la laĂŻcitĂ© qui n’est pas une opinion mais la libertĂ© d’en avoir une et mĂȘme d’en changer, s’accompagne dans la devise rĂ©publicaine de deux mots aussi importants Ă©galitĂ©, fraternitĂ©. L’égalitĂ© concerne des droits, la fraternitĂ© renvoie Ă  la solidaritĂ©, la RĂ©publique laĂŻque est aussi sociale. Sans ces piliers, la rĂ©publique pourrait n’ĂȘtre qu’une banale dĂ©mocratie. IsolĂ© d’un contexte rĂ©publicain, la libertĂ© peut faire beaucoup de mal Sous la houlette de Milton FRIEDMAN la libertĂ© du marchĂ©, que l’on retrouve dans les exigences des traitĂ©s europĂ©ens d’une obligatoire concurrence libre et non faussĂ©e », ruine notre Ă©conomie et jette des millions de travailleurs dans le chĂŽmage. Nous avons payĂ© en France nos centrales Ă©lectriques atomiques, nous en paierons le recyclage, mais aux yeux de l’Europe, EDF entreprise nationale en cours de privatisation bĂ©nĂ©ficie d’un avantage qui fausse la concurrence, car le courant atomique » est moins cher
Le gouvernement français contraint EDF Ă  vendre 20% de son courant Ă©lectrique nuclĂ©aire Ă  ses concurrents GDF Suez, PowĂ©o, Direct Ă©nergie pour leur permettre de le revendre Ă  des clients qu’ils s’efforceront de prendre Ă  EDF. Les actionnaires et le PDG de ces sociĂ©tĂ©s ramasseront notre mise ». Sans mĂȘme se baisser ! Il restera Ă  EDF, si elle garde ses clients, Ă  faire fonctionner des centrales Ă  charbon, fuel ou gaz pour rĂ©pondre Ă  la demande habituelle, mais avec des coĂ»ts de production plus Ă©levĂ©s, elle devra vendre plus cher son kwh et donc favoriser l’évaporation de sa clientĂšle, ou faire des Ă©conomies sur d’autres postes comme l’entretien de ses centrales ou de ses barrages. La libertĂ© des syndicats patronaux du monde a fait flĂ©chir les Ă©tats, et aujourd’hui les salariĂ©s sont dans nos pays les vaincus de l’Histoire. L’égalitĂ© de la dĂ©claration des droits de l’Homme est devenue l’égalitĂ© des droits humains aprĂšs sa gĂ©nĂ©ralisation en dĂ©claration universelle. Les femmes sont donc censĂ©es avoir les mĂȘmes droits que les hommes. C’est loin d’ĂȘtre universel, mais en France on essaie d’y parvenir Ă  petits pas. Les associations laĂŻques militent pour cette Ă©galitĂ©. Des symboles religieux de supĂ©rioritĂ© de l’homme la kippa que la femme juive n’a pas le droit de porter, la burka ou le voile rĂ©servĂ©s aux femmes de milieux musulmans sont interdits dans les service publics. L’excision destinĂ©e Ă  empĂȘcher la femme d’accĂ©der Ă  un plaisir sexuel est interdite mais encore pratiquĂ©e dans notre pays dans des milieux d’origine africaine musulmane. La libertĂ© de disposer de son corps et de ne pas garder un enfant non dĂ©sirĂ© suite Ă  un viol par exemple a bien fait l’objet de lois sur l’IVG mais cette loi est condamnĂ©e par une petite puissance Ă©trangĂšre, le Vatican, et des catholiques fondamentalistes, en France, s’emploient parfois par la force, Ă  empĂȘcher ces opĂ©rations. Les chrĂ©tiens Ă©vangĂ©listes ont presque rĂ©ussi Ă  gĂ©nĂ©raliser leur oppression aux USA sur ce point. Les religions monothĂ©istes n’ont jamais Ă©tĂ© favorables Ă  l’égalitĂ© hommes /femmes. En concurrence sur la marchĂ© des croyances, elles tombent vite d’accord sur une prĂ©tendue inĂ©galitĂ©. N’ai-je pas entendu derniĂšrement Monsieur BARBARIN, archevĂȘque de LYON, Ă  propos d’un nouvel asservissement des femmes en POLOGNE, poser une curieuse question Ă  Monsieur PENA RUIZ, philosophe de la laĂŻcitĂ©, Ă©voquant l’assujettissement des femmes en POLOGNE Et si la majoritĂ© des gens le veut, au nom de la dĂ©mocratie, n’est ce pas juste ? » Nos lois font sans cesse l’objet de dĂ©tournements et il est heureux que des citoyens et des citoyennes combattent les dĂ©bordements. La libertĂ© est encadrĂ©e et doit continuer Ă  l’ĂȘtre. Il faut rappeler que notre DĂ©claration des droits de l’Homme et du citoyen Ă©tait accompagnĂ©e d’une dĂ©claration des devoirs. Nous avons un peu oubliĂ© les devoirs. Sur le site RetraitĂ©s dans la RĂ©publique », sous la rubrique CitoyennetĂ© Ă  gauche on touve le chapitre Devoirs du citoyen et dans ce chapitre l’article DĂ©claration des devoirs qui rappelle et prĂ©cise cette dĂ©claration des Devoirs, jamais abrogĂ©e ! Dans notre 21 Ăšme siĂšcle dĂ©butant, l’individualisme qui est parfois exacerbĂ© devra de plus en plus ĂȘtre encadrĂ©. La libertĂ© individuelle n’a jamais Ă©tĂ© celle de faire n’importe quoi, cette libertĂ© se conjugue avec le respect de chacun et chacune, mĂȘme s’il reste du chemin Ă  parcourir.

Voiciun nouvel Ă©clairage sur les limites du contrĂŽle ou quand « la libertĂ© s'arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres ». Nous avions abordĂ© la problĂ©matique du secret professionnel dans le cadre des vĂ©rifications de comptabilitĂ© agrĂ©mentĂ© de jurisprudence rĂ©cente dans l'article « Le secret professionnel Ă  l’aune du contrĂŽle La libertĂ© est-elle indissociable de l'Autre? I. Introduction Un adage nous dit ceci Notre libertĂ© s’arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle de l’autre ». Qu'y a-t-il de plus simple que cette phrase ? En effet, notre libertĂ© est freinĂ©e lorsque nous rencontrons la libertĂ© d’une autre personne. La croyance populaire Ă  propos de la libertĂ© incite Ă  admettre que la libertĂ© est une propriĂ©tĂ© individuelle. Nous conquĂ©rons notre libertĂ© et personne ne peut nous la reprendre. Dans cette vision de la libertĂ©, l’Autre devient un obstacle, un frein, voire un intrus au sein de notre libertĂ©. L’affirmation qui dit que la libertĂ© c’est de ne pas avoir de contraintes y prend tout son sens. Toutefois, selon Rousseau, lorsqu’il dit L’obĂ©issance Ă  la loi qu’on s’est prescrite est libertĂ© » nous dĂ©montre tout Ă  fait autre chose. La dĂ©finition, apprĂ©ciĂ©e du peuple, de la libertĂ© n’est plus une forme d’absence totale de contrainte. En effet, Rousseau nous dit que c’est justement la contrainte qui nous permet d’ĂȘtre libres. La contrainte serait nos dĂ©sirs, nos pulsions que nous subissons tout au long de notre vie. Lorsque j’ai faim, je ressens un dĂ©sir de manger. Jean-Jacques Rousseau nous propose de devenir maĂźtres de nos pulsions et de nos dĂ©sirs pour devenir des ĂȘtres libres, affranchis de ces mĂȘmes pulsions et dĂ©sirs. La contrainte du dĂ©sir devient donc une forme de libertĂ©, car le choix est possible assouvir le dĂ©sir, ne pas l’assouvir ou encore choisir de ne rien faire. Par ailleurs, de nombreux philosophes, dont Kant, nous expliquent que l’autre permet de nous dĂ©finir. C’est le fameux L’enfer, c’est les autres » de Sartre. Alors que Kant le prend de maniĂšre bien plus positive. Mais penserions-nous bien et penserions-nous beaucoup si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec les autres qui nous font part de leurs pensĂ©es et Ă  qui nous communiquons les nĂŽtres », Emmanuel Kant montre que l’Autre intervient dans la dĂ©finition de soi ainsi que dans la maniĂšre dont nous pensons. Par les Ă©changes que nous avons avec l’Autre, nous rĂ©flĂ©chissons et pensons de telle ou telle maniĂšre. C’est encore plus vrai lorsqu’il faut poser des choix. Nous pourrions ainsi dire que le choix est une forme de pensĂ©e et de rĂ©flexion. L’Autre, selon Kant toujours, est donc Ă©galement une forme de contrainte qui nous permet de penser, de rĂ©flĂ©chir et de poser des choix. NĂ©anmoins, il nous faut Ă©claircir quelques positions en ce qui concerne le terme de ’ contrainte’’. Dans le livre ’ La boĂźte Ă  outils philosophie’’ des Ă©ditions de L’Opportun, la contrainte nous force Ă  faire quelque chose sans nous laisser le choix. Il est donc impossible d’opposer un refus Ă  la contrainte. Si la loi de la pesanteur ne m’oblige pas Ă  tomber, elle me contraint Ă  le faire. Le manuel oppose donc la contrainte Ă  l’obligation. Cette derniĂšre repose sur le choix, mĂȘme si elle s’apparente Ă  une contrainte. J’ai le choix d’obĂ©ir Ă  l’obligation scolaire ou non. Toutefois, Rousseau, Kant et les autres philosophes que nous verrons utilisent le mot contrainte au lieu d’obligation mĂȘme si leur dĂ©finition de la contrainte est plus tĂŽt celle de l’obligation comme vue dans le livre utilisĂ© en cours et citĂ© plus haut. Mettons-nous donc d’accord sur les notions de contraintes et d’obligations. Par souci de clartĂ©, la contrainte repose sur le choix et l’obligation ne peut ĂȘtre opposĂ©e Ă  un refus. Le problĂšme est donc bien prĂ©sent. Nous avons d’une part, une croyance populaire qui dĂ©signe la LibertĂ© comme une propriĂ©tĂ© individuelle oĂč l’absence de contrainte est primordiale, et donc de l’Autre aussi. Et d'autre part, plusieurs philosophes qui soulignent que la LibertĂ© ne peut se faire sans l’Autre. Cette LibertĂ© serait-elle donc indissociable de l’Autre ? Dans ce qui suit, nous allons d’abord tenter de dĂ©finir la notion de libertĂ© grĂące Ă  Sartre, Kant et Rousseau. Nous verrons par ailleurs s’il est possible de faire des choix propres Ă  Soi sans l’Autre et, bien sĂ»r, qui est l’Autre avec Arendt, Nietzsche, Rousseau et Kant. Enfin, nous passerons de la libertĂ© individuelle Ă  la libertĂ© collective par un apport des diffĂ©rents aspects vu au cours de la dissertation notamment par la prĂ©cision de Rousseau et Kant qui en parle de maniĂšre trĂšs claire et en diffĂ©rents points. II. MĂ©diation philosophique Chapitre 1er La LibertĂ© devrait se dĂ©finir comme ĂȘtre libre de faire ses propres choix Jean-Paul Sartre nous dit ceci Être libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut ». Cette phrase sera une sorte de rĂ©sumĂ© de ce qui va suivre dans le texte. En effet, nous ne sommes pas libres de faire ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on fait dans le sens ou le vouloir, c’est poser un choix. Avant toute chose, il nous faut dĂ©finir la libertĂ© et faire une distinction avec l’indĂ©pendance. Kant a Ă©crit ça La sauvagerie est l’indĂ©pendance Ă  l’égard de toute loi ». Cette phrase amĂšne Ă  distinguer deux termes essentiels. La croyance populaire veut que la libertĂ© ce soit de vouloir faire ce que l’on veut quand nous le voulons comme dit dans l’introduction. Toutefois, selon Kant, agir de telle sorte, c’est agir avec sauvagerie. Vouloir agir comme bon nous semble, c’est niĂ© les rĂšgles de comportement Ă  l’égard d’autrui. La loi est donc ce qui nous permet de passer de la sauvagerie Ă  l’humanitĂ©. Cette derniĂšre Ă©tant la seule Ă  pouvoir donner des lois. Cette distinction primordiale est un Ă©lĂ©ment essentiel pour la dĂ©finition de la libertĂ© par rapport Ă  l’autre. DĂ©finition qui sera dĂ©veloppĂ©e plus profondĂ©ment dans le prochain chapitre. Revenons Ă  la citation de Rousseau amenĂ©e dans l’introduction L’obĂ©issance Ă  la loi qu’on s’est prescrite est libertĂ© ». Ce que Rousseau entend par la loi qu’on s’est prescrite, c’est l’affranchissement de ses propres dĂ©sirs et pulsions. L’Homme est constamment en prise avec ses dĂ©sirs. Pour ĂȘtre libre, l’Homme doit devenir maĂźtre de ses dĂ©sirs. Par exemple, au lieu de se dire J’ai faim, je vais donc manger », il doit s’affranchir en se disant J’ai faim, mais je vais choisir quand je mange ». Cette contrainte que l’Homme affranchi s’impose lui permet de poser des choix. Une fois maĂźtre de ses pulsions, plusieurs options se trouvent face Ă  lui. Il peut soit assouvir son dĂ©sir en se portant vers le ’ pour’’, soit choisir d’attendre ou de ne pas le rĂ©aliser en se portant vers le ’ contre’’ ou soit encore de ne rien choisir qui est dĂ©jĂ  faire un choix en soi. En d’autres termes, je dĂ©cide d’obĂ©ir Ă  ma contrainte, d’y dĂ©sobĂ©ir ou de ne pas faire de choix. C’est ainsi que Rousseau dĂ©finit la libertĂ© comme une attitude nous permettant de faire des choix. Partons sur l’acquis comme quoi la penser c’est Ă©galement rĂ©flĂ©chir. Avec ce constat, nous pouvons nous permettre de prendre la citation de Kant Mais penserions-nous bien et penserions-nous beaucoup si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec les autres qui nous font part de leurs pensĂ©es et Ă  qui nous communiquons les nĂŽtres ». Lorsque je fais un choix, je rĂ©flĂ©chis forcĂ©ment aux consĂ©quences qui en suivront. Ces consĂ©quences peuvent ĂȘtre Ă  court terme, Ă  long terme, lĂ©gitime, inconsciente
 Avant de faire un choix, nous pensons. L’absence de contrainte, et donc de choix, n’est donc plus un synonyme de libertĂ©, mais un terme dĂ©signant l’emprisonnement dans ses propres dĂ©sirs. En effet, sans contraintes, nous ne pouvons choisir d’assouvir nos dĂ©sirs ou non, nous les assouvissons et la rĂ©flexion s’arrĂȘte lĂ , nous n’avons pas le choix. Chapitre 2nd L’Autre me permet-il de choisir ? Par une suite logique argumentĂ©e prĂ©cĂ©demment, nous avons pu voir que la libertĂ© s’allie Ă  la contrainte qui permet le choix. Mais qu’en est-il de l’Autre ? Est-ce une contrainte ? Comment le choix se positionne-t-il face Ă  l’Autre ? Tout d’abord, il nous faut Ă©claircir ce qui lie un Homme Ă  l’Autre. Pour ce faire, prenons la citation d’Arendt Nous humanisons ce qui se passe dans le monde en nous parlant, et, dans ce parler, nous apprenons Ă  ĂȘtre humains ». Par l’humanisation, Arendt parle de nommer des notions abstraites telles que le Bien, le Mal, la Justice
 mais aussi les Ă©lĂ©ments qui nous entourent aussi matĂ©rielle que spirituelle. Pour humaniser ces choses qui nous entourent, il faut que les Hommes communiquent entre eux. Ces interactions sociales que sont le dialogue et l’échange permettent de vivre socialement, mais surtout de penser en commun. Toutefois, la citation ne rĂ©pond pas Ă  la question de Qui est l’Autre ? » Comment y rĂ©pondre dans ce cas ? Voyons de plus prĂšs ce que Nietzsche nous dit Une pensĂ©e vient quand elle veut et non quand je le veux ». Quand Nietzsche parle de venir quand elle [la pensĂ©e] veut, il insinue que la pensĂ©e est indĂ©pendante de notre conscience, qu’elle est donc rĂ©gie par notre inconscient. Cet inconscient serait donc un Autre ». Une projection mentale que l’on se fait lorsque l’on se parle Ă  nous-mĂȘmes. Prenons exemple sur Robinson CrusoĂ© perdu, seul, sur une Ăźle. Tout au long du rĂ©cit, Robinson se crĂ©e des personnages pour Ă©viter de sombrer dans la folie, et pourtant il est seul. Notre homme se construit des Autres par la seule force de ses pensĂ©es. Il crĂ©e Ă©galement des lois et des objectifs. C’est l’exemple parfait qui dĂ©montre que l’Homme, mĂȘme seul, est toujours accompagnĂ©, car c’est un besoin vital pour ses fonctions mentales et cognitives. L’Autre existe toujours quelque part en nous. Autrui n’est pas seulement soi. Selon Rousseau, c’est aussi la Loi, l’État Il n’y a que la force de l’état qui fasse la libertĂ© de ses membres ». Pour Jean-Jacques Rousseau, l’État c’est la souverainetĂ© du peuple ; la force de cet État, c’est l’influence qu’ont les autres membres sur une personne. Cette force est donc la garante de notre libertĂ© grĂące aux lois qu’elle instaure. Par ses aspects contraignants, notre libertĂ© est assurĂ©e. Si l’Homme applique la libertĂ© individuelle comme vue par la croyance actuelle en faisant ce qu’il veut, quand il veut et oĂč il veut, il atteint l’ordre social et la libertĂ© de l’Autre. S’il atteint Ă  la libertĂ© de l’Autre en affectant l’ordre social, la force de l’État le ramĂšnera de force Ă  respecter la loi. L’État devient donc une contrainte pour qui veut exercer sa libertĂ© individuelle. Cette contrainte permet donc de poser des choix comme vus au chapitre prĂ©cĂ©dent. Nous sommes donc obligĂ©s Ă  respecter la contrainte du respect de la Loi et de l’ordre social qui fait la force de l’État. Avec ce qui vient d’ĂȘtre dit et grĂące Ă  l’analyse de la loi prescrite vue plus haut, Rousseau exprime que l’Autre est une loi et une contrainte. L’Autre nous permet donc d’exercer notre libertĂ© en Ă©tant une contrainte qui autorise le choix. Revenons plus en dĂ©tail sur la citation, Mais penserions-nous bien et penserions-nous beaucoup si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec les autres qui nous font part de leurs pensĂ©es et Ă  qui nous communiquons les nĂŽtres », de Kant. La pensĂ©e commune est une notion qu’il faut comprendre. Lorsque nous rĂ©flĂ©chissons, nous le faisons par trois aspects diffĂ©rents penser par soi-mĂȘme en faisant usage de notre propre raison, penser en commun avec les autres en Ă©changeant et en discutant, penser en se mettant Ă  la place de tout autre. Le premier ne nous intĂ©ressant pas prioritairement, concentrons-nous sur la pensĂ©e en commun et en nous mettant Ă  la place de l’autre. Lorsque nous choisissons, nous rĂ©flĂ©chissons aux consĂ©quences de nos actes sur notre vie Ă  venir, mais Kant ajoute que nous rĂ©flĂ©chissons Ă©galement sur la consĂ©quence par rapport Ă  l’autre, Ă  ceux qui nous entourent. Notre identitĂ© est construite par rapport aux jugements que feront les autres sur nos comportements et donc les choix que nous faisons et ferons. L’autre est donc celui qui permet de se dĂ©finir en partie au travers de son regard, des Ă©changes que nous avons, de la culture et des croyances populaires. L’Autre, nous accompagnant dans nos cheminements de pensĂ©es, nos rĂ©flexions, et donc nos choix, notre libertĂ© ne s’arrĂȘte plus lĂ  oĂč commence celle de l’autre, mais commence lĂ  oĂč celle de l’autre commence et s’arrĂȘte lĂ  oĂč celle de l’autre s’arrĂȘte. Nous pensons donc en commun avec l’autre selon Kant. Nous appellerons cette notion la pensĂ©e commune. Si nous associons cette notion avec la libertĂ© de choix de Jean-Jacques Rousseau, nous obtenons une nouvelle forme de libertĂ© contrariant la croyance commune la libertĂ© collective. Chapitre 3Ăšme De la LibertĂ© individuelle Ă  la LibertĂ© collective Renoncer Ă  sa libertĂ©, c’est renoncer Ă  sa qualitĂ© d’homme, aux droits de l’humanitĂ© et mĂȘme Ă  ses devoirs, il n’y a nul dĂ©dommagement possible pour quiconque renonce Ă  tout ». Voici ce qu’on peut lire chez Rousseau, pĂ©dagogue reconnu. Si la logique prĂ©cĂ©demment vue nous a permis de dire que l’Homme libre est celui qui a des devoirs et des obligations, ainsi que des contraintes, cette citation permet d’aller bien plus en profondeur et d’apporter des nuances non nĂ©gligeables. La notion de contrainte permet de dĂ©finir le choix que l’on doit poser, et donc la libertĂ©. Toujours selon Rousseau, l’Homme est libre de choisir de suivre une contrainte ou pas. Il est possible que l’Autre nous force Ă  Ă©changer notre libertĂ©, un droit fondamental de la condition humaine, contre un bien matĂ©riel tel qu’un financement consĂ©quent, ou immatĂ©riel comme le droit Ă  sa vie ou la protection contre d’éventuels brigands. Si tel est le cas, l’Homme perd ce qui fait de lui un ĂȘtre libre, ou encore un ĂȘtre humain avec tous les aspects de droits, de devoirs qui se trouvent derriĂšre cette notion. C’est par cet aspect que si une personne renonce Ă  sa libertĂ©, elle renonce Ă  ses choix. L’Autre devient donc un frein Ă  notre libertĂ©. Toutefois, l’Autre peut Ă©galement ĂȘtre une aide Ă  notre libertĂ©. En effet, nous pouvons considĂ©rer la libertĂ© comme individuelle et donc repartir sur le processus de renonciation dĂ©crit au paragraphe prĂ©cĂ©dent. Par contre, lorsqu’elle est comprise comme une libertĂ© garantie par la force de l’État et l’ordre social, lorsque nous dĂ©cidons de dĂ©sobĂ©ir Ă  la libertĂ© collective et de retourner Ă  la libertĂ© individuelle, en faisant ce que nous voulons, oĂč nous le voulons, quand nous le voulons, nous serons isolĂ©s, marginalisĂ©s, exclus comme dit cette citation de Rousseau vue plus haut Il n’y a que la force de l’état qui fasse la libertĂ© de ses membres ». Cette exclusion enlĂšve donc tous les droits, les devoirs, les obligations et surtout les contraintes qui nous permettent de faire des choix et de donc d’ĂȘtre libres. Cet ordre social et cette force de l’État nous ramĂšneront quoiqu’il arrive dans le cadre de la loi qui garantit notre libertĂ©, ou, du moins, la libertĂ© collective. L’autre nous accompagne dans nos choix, il nous aide donc Ă  conquĂ©rir notre libertĂ© et Ă  la conserver. Mais si nous ne communiquons pas ou que nous refusons l’échange, pouvons-nous espĂ©rer conquĂ©rir notre libertĂ© ? L’Autre devient un Ă©lĂ©ment essentiel Ă  la libertĂ©. Admettons que nous ne soyons pas dans un monde oĂč la force de l'Ă©tat est assimilĂ©e, mais dans un monde anarchiste oĂč c’est la libertĂ© individuelle qui prime. Nous ne serions jamais totalement libres, car notre vie, ce qui fait de nous des ĂȘtres humains ; notre ’ liberté’’ serait entravĂ©e par celle de l’autre en face de nous. Si nous pouvons le tuer librement, le voler librement, il le pourra aussi. La libertĂ© collective a comme force de pouvoir garantir notre sĂ©curitĂ© et d’ĂȘtre protĂ©gĂ©s des libertĂ©s individuelles anarchistes qui nous porteraient prĂ©judice. Nous pouvons ĂȘtre sĂ»rs que la libertĂ© collective s’applique Ă  tous les membres de l’État, sinon elle ne serait pas collective. III. Conclusion Dans l’introduction, nous nous demandions si la libertĂ© Ă©tait indissociable de l’Autre, que la croyance populaire amenait une dĂ©finition de la libertĂ© controversĂ©e et contrariĂ©e par rapport aux dĂ©finitions amenĂ©es par divers philosophes tels que Rousseau, Kant et autres. Par la logique suivie durant les 3 chapitres, nous pourrions dire que la libertĂ© n’est pas envisageable sans avoir d’Autre en face de soi. MĂȘme lorsque l’Autre devient un frein Ă  la libertĂ© ou lorsque l’Autre est en rĂ©alitĂ© une projection de notre conscience. L’Autre est aussi nĂ©cessaire pour dĂ©finir la libertĂ©. Comment pourrions-nous nous dire libres, si nous Ă©tions totalement seuls ? La croyance populaire considĂšre l’Autre comme une entrave, mais si nous n’avions jamais connu l’Autre, nous ne saurions dire ce qu’est une entrave et donc d’ĂȘtre libre sans entraves. La rĂ©ponse Ă  la question ne peut ĂȘtre absolue. Toutefois, nous avons dĂ©montrĂ© qu’il pouvait y avoir deux rĂ©ponses possibles, deux choix envisageables. Nous sommes libres, dans tous les sens du terme, de choisir celle qui nous convient. La libertĂ© individuelle, mise en avant par une sociĂ©tĂ© capitaliste est tout aussi vraie qu’une libertĂ© collective. D’ailleurs, nous pourrions ĂȘtre libres individuellement au sein d’une libertĂ© collective. Ce serait difficilement conciliable, mais ça pourrait donner quelque chose de nouveau, de riche et de trĂšs intĂ©ressant. NĂ©anmoins, si nous Ă©tions totalement seuls, sans Ă©changes, sans contact, mais avec la connaissance d’un Autre existant quelque part ailleurs dans le monde. Nous pourrions ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme entiĂšrement libres comme le Capitaine NĂ©mo dans Vingt-mille lieues sous les mers de Jules Verne. À la fin, lorsque le Capitaine plante le drapeau noir de l’anarchie sur son vaisseau, il est absolument seul. Le jeu de la libertĂ© individuelle, coĂ»te que coĂ»te, en vaut-il vraiment la peine ? Risquerions-nous la solitude au point d’en devenir mĂ©lancoliques ? Pourquoi se passer de la garantie de sĂ©curitĂ© et de libertĂ© de l’ordre social ? Rien ne nous empĂȘche de dĂ©sobĂ©ir Ă  certaines contraintes tout en gardant ce contexte sĂ©curisant et social. IV. Bibliographie DHILLY, Olivier, La boĂźte Ă  outils philosophie les notions, les sujets, les citations, Les Éditions de l’Opportun, Paris StĂ©phane Chabenat, 460 pages. SARTRE, Jean-Paul, L’Être et le NĂ©ant, BibliothĂšque des idĂ©es, Paris Éditions Gallimard, 1943, 722 pages. VERNE, Jules, Vingt mille lieues sous les mers, Voyages extraordinaires, Éditeur Pierre-Jules Hetzel, 1869-1870. Image de chaĂźnes brisĂ©es Philippe Psy, PsychothĂ©rapeute, Le petit acte fondateur ! », sur consultĂ© le 04/06/2017 Ă  23h57, Petit journal, recueil d’histoire sur la vie et les rencontres d’un psychothĂ©rapeute. Logo CFEL HELMO, Logo et Documents-types », sur consultĂ© le 05/06/2017 Ă  00h04, Haute École Libre Mosane. Dessin de Jacques Azam ARBOUET, Coline, Bac 2012 ça sert Ă  quoi la philo ? », sur consultĂ© le 05/06/2017 Ă  00h21, article de presse de 1jour1actu pour enfants et adolescents avec dessin de Jacques Azam de 2012. Ou AZAM, Jacques, la philosophie expliquĂ©e aux enfants », 2012, feutre et crayon sur papier, 20 x 10 cm, dessin de presse. Notes prisent durant le cours de Philosophie de BAC 2 en Éducateur SpĂ©cialisĂ© en Accompagnement Psycho-Educatif, donnĂ© par Monsieur LELOTTE Christian, durant l’annĂ©e acadĂ©mique 2016-2017, Haute École Libre Mosane CFEL, possesseur Lyam Bernard. 93LQ. 201 311 454 333 376 385 79 360 338

la libertĂ© s arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres