SelonStaline, la "construction du socialisme dans un seul pays" passe nécessairement par un développement forcené de l'industrie, moyen d'affirmer la puissance soviétique face au monde capitaliste qui "assiÚge" l'URSS. Dans ce

Les lois de Nuremberg de 1935, excluent les Juifs de la sociĂ©tĂ©, en leur retirant la citoyennetĂ© allemande notamment. En 1942, la confĂ©rence de Wannsee dĂ©cide l' extermination totale des Juifs d'Europe c'est la solution finale. Environ six millions de Juifs vont ainsi pĂ©rir dans les camps de la mort. Le Royaume-Uni et la France rĂ©sistent face Ă  la montĂ©e des partis d'extrĂȘme droite. La crise Ă©conomique des annĂ©es 1930 fait monter le chĂŽmage. L'impuissance des gouvernements et leur instabilitĂ© provoquent une montĂ©e de l' antiparlementarisme. En rĂ©action, les partis de gauche PCF, SFIO, Radicaux dĂ©cident de s'unir contre la menace fasciste et forment une alliance le Front populaire dont le slogan est Le pain, la paix, la libertĂ© ». LĂ©on Blum devient prĂ©sident du Conseil. En rĂ©action, un vaste mouvement de grĂšve se dĂ©veloppe, accompagnĂ© d'occupations joyeuses des usines afin de faire pression sur le gouvernement et les patrons pour qu'ils engagent des rĂ©formes. LĂ©on Blum et son gouvernement procĂšdent Ă  diffĂ©rentes rĂ©formes Ă©conomiques et sociales. CaractĂ©riser le rĂ©gime totalitaire sous Adolf Hitler. L-histoire-du-brevet L'URSS de Staline, un rĂ©gime totalitaire - Dissertation - elodie_peillon Definition De staline CaractĂ©riser le rĂ©gime totalitaire sous Adolf Hitler. L-histoire-du-brevet L'URSS de Staline, un rĂ©gime totalitaire - Dissertation - elodie_peillon La fĂȘte Jeanne d'Arc fait son grand retour Ă  Rouen - Rouen Bouge Les rĂ©gimes totalitaires dans les annĂ©es 1930 - 3e - Cours Histoire - Kartable L'URSS de Staline, un rĂ©gime totalitaire - Dissertation - elodie_peillon Dans la petite cuisine – LIENS ANCESTRAUX Definition De staline C'est une forme de religion politique, qui a un besoin permanent de mouvement » pour entretenir l'enthousiasme du peuple et son adhĂ©sion au projet politique. Un Ă©tat seul contre tous D'un point de vue Ă©conomique, le rĂ©gime totalitaire se caractĂ©rise par un grand interventionnisme de l'État », complĂšte Marie-Anne Matard-Bonucci. Par ailleurs, la politique totalitaire conduit progressivement Ă  un isolement du pays dans les relations avec le reste du monde. Par exemple, la Chine a Ă©tĂ© un rĂ©gime totalitaire sous Mao qui a produit des millions de mort et a exercĂ© une rĂ©pression terrible, illustre l'historienne. Mais aujourd'hui, la Chine n'est plus totalitaire. C'est une dictature mais le pays est partie prenante de la mondialisation et ne coupe pas ses relations avec les dĂ©mocraties libĂ©rales ». Au cours de l'Histoire, les politistes s'accordent pour considĂ©rer qu'il y a eu au moins deux rĂ©gimes totalitaires l'Allemagne nationale socialiste et l' URSS de Staline », souligne Marie-Anne Matard-Bonucci. De mĂȘme que la SA section d'assaut puis la SS escadron de protection. La Gestapo a pour mission de traquer les opposants politiques et de les envoyer en camps de concentration ou de les abattre ». Il y a aussi beaucoup de persĂ©cutions contre les homosexuels, les tziganes, les criminels... c'est la Terreur. Aussi, Hitler veut que l'ensemble de la population soit sur la mĂȘme longueur d'ondes il veut qu'une transmission » des idĂ©es nazies ait lieu. Des leurs jeunesses, il embrigade les personnes des organisations de jeunesse sont formĂ©es comme les jeunesses hitlĂ©riennes ». Il organise aussi de grandes parades sportives et militaires Ă  sa gloire. La politique de Hitler et raciste et antisĂ©mite, il dĂ©fend la race aryenne. Ainsi, Ă  lieu la nuit de cristal, du 9 au 10 novembre 1938 les magasins juifs sont dĂ©truits, les vitrines brisĂ©es. Des violences contre les juifs sont organisĂ©es contre l'État, des marques apparaissent sur leur passeports et les mariages mixtes » sont interdits les lois Nuremberg en 1935. Dans les annĂ©es 1920 la sociĂ©tĂ© russe se transforme puisque cette politique de la NEP cherche a soulager les paysans, a assouplir les nationalisations et Ă  permettre la libertĂ© du commerce. L'effet de ces mesures se fait vite sentir car en 1927 l'URSS rattrape les rĂ©sultats Ă©conomiques de 1913. GrĂące a la NEP, les petits propriĂ©taires terriens appelĂ©s les koulaks » et les commerçants des villes appelĂ©s Nepmen » se sont enrichis et deviennent la nouvelle bourgeoisie. L'URSS se dĂ©veloppe beaucoup. C/ Quel succession aprĂšs LĂ©nine? L'arrivĂ©e de Staline au pouvoir LĂ©nine meurt en 1924 sans avoir dĂ©signĂ© de succcesseur mais il reste son testament » dictĂ© entre dĂ©cembre 1922 et janvier 1923 ou il fait part de sa mĂ©fiance par rapport a Staline. Le testament de LĂ©nine Le camarade Staline, devenu secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, a concentrĂ© entre ses mains un pouvoir illimitĂ©, et je ne suis pas sur qu'il puisse toujours s'en servir avec assez de retenue. D'autre part, le camarade Trotski, comme l'a dĂ©jĂ  montrĂ© sa lutte contre le comitĂ© central, ne se fait pas remarquer seulement par ses grades capacitĂ©s. Lettres et Sciences humaines Fermer Manuels de Lettres et Sciences humaines Manuels de langues vivantes Recherche Connexion S'inscrire La construction du rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique P. 68-69 La rĂ©volution d'octobre 1917 porte LĂ©nine, chef du parti bolchevique, au pouvoir. Pendant la guerre civile, il met en place une dictature. À la mort de LĂ©nine, en 1924, Staline Ă©limine tous ses opposants. Seul Ă  la tĂȘte de l'URSS Ă  partir de 1928, il instaure un pouvoir personnel et totalitaire fondĂ© sur la terreur. De LĂ©nine Ă  Staline, comment le rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique s'Ă©tablit‑il? Joseph Staline 1878-1953 NĂ© en GĂ©orgie, Iossif Djougachvili, dit Staline homme d'acier », se rallie aux idĂ©es de LĂ©nine Ă  l'Ăąge de 20 ans. Devenu bolchevik, il est arrĂȘtĂ© et dĂ©portĂ© Ă  plusieurs reprises. Il est Ă©lu au poste de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti communiste en 1922, et place des hommes de confiance Ă  tous les postes importants. AprĂšs la mort de LĂ©nine, il Ă©limine tous ses adversaires, dont Trotski, et instaure, Ă  partir de 1928, une vĂ©ritable dictature totalitaire. Job Ă©tudiant chalon sur saone france map Fauteuil design cuir et metal hurlant Maison a vendre villiers sous grez Tableaucomparatif des rĂ©gimes totalitaires soviĂ©tique et nazi Indices faisant du pays un URSS ALLEMAGNE Un seul chef STALINE HITLER Un seul parti politique Parti bolchevik

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1 L'URSS de Staline représente en Europe la mise en place d'un régime communiste. profitant des difficultés liées à la guerre (la guerre de 1914-1918), des révoltes populaires entraine le renversement du tsar (le roi) de

Voici les sujets et corrigĂ©s d’histoire-gĂ©o et EMC pour le brevet de la voie gĂ©nĂ©rale et professionnelle Ă  tĂ©lĂ©charger en PDF. Les rĂ©sultats du Brevet Voir aussi Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris Ce vendredi 1er juillet, plus de Ă©lĂšves de troisiĂšme sĂ©rie gĂ©nĂ©rale et plus de collĂ©giens en sĂ©rie professionnelle ont passĂ© leur Ă©preuve d’histoire gĂ©ographie brevet. Celle-ci dure deux heures et compte pour 50 points. Une partie est dĂ©diĂ©e Ă  l’enseignement moral et civique. » LIRE AUSSI - Brevet de maths dĂ©couvrez le sujet et le corrigĂ© complet En gĂ©ographie, les collĂ©giens de la voie gĂ©nĂ©rale ont analysĂ© deux documents portant sur la France et l’Union europĂ©enne. Les deux exercices d’histoire portaient sur les deux guerres mondiales. Quant aux questions d’enseignement moral et civique, elles invitaient les candidats Ă  rĂ©flĂ©chir sur le rĂŽle des mĂ©dias. Les collĂ©giens de la sĂ©rie professionnelle ont Ă©tĂ© interrogĂ©s en histoire sur l’arrivĂ©e de l’Euro comme monnaie unique. Ils ont ensuite planchĂ© sur l’amĂ©nagement du territoire en gĂ©ographie et sur les opĂ©rations extĂ©rieures en enseignement moral et civique. À VOIR AUSSI - Brevet des collĂšges plainte du ministĂšre de l’ Éducation nationale aprĂšs une fuite des sujets Les collĂ©giens sont notĂ©s sur l’analyse et la comprĂ©hension de documents, l’utilisation de repĂšres historiques et gĂ©ographiques et sur la mobilisation des compĂ©tences de l’enseignement moral et civique. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en gĂ©ographie 20 points GÉOGRAPHIE - La France et l’Union europĂ©enne Document 1 La coopĂ©ration entre les États de l’Union europĂ©enne La Politique de CohĂ©sion, qui vise Ă  rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions, est la principale politique de l’Union europĂ©enne en matiĂšre territoriale. [
] L’intĂ©gration europĂ©enne passe par le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration entre les États membres. Cette coopĂ©ration prend des formes trĂšs diverses et se situe Ă  diffĂ©rents niveaux institutionnels. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, les États sont amenĂ©s Ă  coopĂ©rer autour d’une politique commune de dĂ©fense et d’accords de police Europol. En matiĂšre d’éducation, [
] c’est notamment le cas du programme Erasmus1. Toutefois, l’Union europĂ©enne promeut surtout la coopĂ©ration interrĂ©gionale, c’est-Ă -dire l’interaction directe entre rĂ©gions appartenant Ă  des pays membres diffĂ©rents autour d’un projet commun. Source EloĂŻse Libourel, GĂ©ographie de la France, 2017. Notes 1 Erasmus programme d’échanges d’étudiants entre des Ă©tablissements d’enseignement Document 2 Un exemple de coopĂ©ration transfrontaliĂšre entre la France et l’Espagne Questions Document 1 1- Quel est l’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne? 2- Quelles sont les deux Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es par le document? Document 2 3- Citez deux Ă©lĂ©ments qui favorisent les flux entre la France et l’Espagne. 4- Quels amĂ©nagements ou Ă©quipements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le cadre de la coopĂ©ration entre la France et l’Espagne? Documents 1 et 2 5- En vous appuyant sur des exemples prĂ©cis, montrez que l’Union europĂ©enne favorise aux Ă©chelles nationale, rĂ©gionale et locale, les Ă©changes et la coopĂ©ration. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques 20 points HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. DĂ©veloppement construit Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, prĂ©sentez les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime mis en place en Allemagne entre 1933 et 1945. Vous illustrerez chaque caractĂ©ristique par un exemple de votre choix. 2. Comprendre et pratiquer un autre langage ; utiliser des repĂšres Voir annexe page 7 / 7 Ă  rendre avec la copie. ‱ Exercice 3. Mobiliser des compĂ©tences relevant de l’enseignement moral et civique 10 points Situation pratique Un exemple d’éducation aux mĂ©dias Document 1 CrĂ©er un mĂ©dia par Ă©tablissement scolaire HĂ©lĂšne Paumier, professeure de français, explique l’importance pour elle d’apprendre aux Ă©lĂšves Ă  produire et Ă  publier des contenus mĂ©diatiques. C’est en produisant des contenus mĂ©diatiques qu’ils aient pour support la radio, la presse Ă©crite, la vidĂ©o ou le web qu’on devient un lecteur, un auditeur, un tĂ©lĂ©spectateur averti1. Qui a fait de la radio une fois ne l’écoute plus jamais de la mĂȘme oreille il sait qu’un microtrottoir est le rĂ©sultat d’un choix, d’un angle, que les recherches doivent ĂȘtre sĂ©rieuses, validĂ©es et que l’information se vĂ©rifie et se replace dans son contexte. Et cette leçon s’étend Ă  d’autres situations elle permet de comprendre qu’on ne doit pas, sur les rĂ©seaux sociaux, rĂ©percuter sans vĂ©rifier, s’indigner sans savoir qui parle. HĂ©lĂšne Paumier, article extrait du journal Le Monde, publiĂ© le 21 fĂ©vrier 2019. Notes 1 Averti un citoyen informĂ© qui fait preuve d’un esprit critique face Ă  l’information. Document 2 Extrait de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Article 11. La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l’Homme tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l’abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. Questions Document 1 1- Indiquez deux raisons pour lesquelles la professeure pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens. 2- Expliquez le passage soulignĂ©. Document 2 3- Nommez la valeur de la RĂ©publique Ă  laquelle fait rĂ©fĂ©rence l’article 11 de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen et prĂ©cisez par quoi elle est limitĂ©e dans ce mĂȘme article. Documents 1 et 2 4- Vous ĂȘtes membre du conseil de la vie collĂ©gienne CVC et vous avez dĂ©cidĂ© avec des camarades de crĂ©er un mĂ©dia pour le collĂšge. Vous rĂ©digez un texte expliquant ce que l’on doit respecter quand on produit ou diffuse des informations pour ce mĂ©dia, au moment oĂč les rĂ©seaux sociaux sont de plus en plus utilisĂ©s. ANNEXE À RENDRE EN FIN D’ÉPREUVE. HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. Datez les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes ci-dessous Ă  l’emplacement des pointillĂ©s prĂ©vus Ă  cet effet. a. Avec la RĂ©volution russe, les bolcheviks dirigĂ©s par LĂ©nine s’emparent du pouvoir en Russie. Un rĂ©gime fondĂ© sur les idĂ©es communistes est mis en place. Indiquez la date de cet Ă©vĂ©nement 


.. b. La DeuxiĂšme Guerre mondiale dĂ©bute par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. C’est une guerre d’anĂ©antissement au bilan trĂšs lourd plus de 50 millions de victimes. Elle se termine par la capitulation de l’Allemagne suivie de celle du Japon quelques mois plus tard. Indiquez les dates de dĂ©but et fin de la DeuxiĂšme Guerre mondiale 



 et 



. c. Le Front populaire est une union des trois partis de gauche. Cette union gagne les Ă©lections lĂ©gislatives et fait adopter des lois sociales en France. Parmi ces mesures, il y a notamment la semaine de travail de 40 heures ou encore les 14 jours de congĂ©s payĂ©s. Indiquez la date de la victoire Ă©lectorale du Front populaire 


.. 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurĂ©s adaptĂ©s, les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes prĂ©sentĂ©s Ă  la question. TĂ©lĂ©chargez le sujet d’histoire-gĂ©o en PDF Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1 Document 1 1- L’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne est de rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions» des pays membres. 2- Les Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es sont l’échelle nationale coopĂ©ration entre les pays membres de l’Union europĂ©enne et l’échelle rĂ©gionale coopĂ©ration entre les rĂ©gions de l’Union europĂ©enne Document 2 3- Les axes de communication lignes Ă  grande vitesse et les autoroutes et la libre circulation des hommes sans contrĂŽle aux frontiĂšres frontiĂšre ouverte facilitent les flux entre la France et l’Espagne 4- La coopĂ©ration entre la France et l’Espagne a par exemple abouti Ă  la construction d’un hĂŽpital transfrontalier europĂ©en, Ă  Puigcerda, d’une Ă©cole bilingue internationale au Perthus mais aussi l’amĂ©nagement d’axes routiers secondaires entre les deux pays. Documents 1 et 2 5- La construction de l’Union europĂ©enne, dĂšs son origine, a pour but de prĂ©server la paix mais aussi de favoriser la coopĂ©ration et le dĂ©veloppement des pays qui la constituent. Ainsi, Ă  l’échelle nationale, pour garantir la sĂ©curitĂ© de chaque État membre, une politique de dĂ©fense commune a Ă©tĂ© mise en place et les polices des diffĂ©rents pays coopĂšrent au sein d’Europol. La Politique de CohĂ©sion Ă©conomique, sociale et territoriale permet des projets Ă  l’échelle de toute l’Europe, comme le projet Erasmus qui est un programme d’échanges d’étudiants. A l’échelle rĂ©gionale, la coopĂ©ration entre les pays membres permet de dĂ©velopper des territoires transfrontaliers oĂč les Ă©changes Ă©conomiques et les migrations sont intenses, favorisĂ©s par l’existence de l’espace Schengen. Les frontiĂšres, ouvertes, permettent ainsi tous les jours Ă  des travailleurs frontaliers de se rendre dans le pays voisin pour travailler. A l’échelle locale, des projets europĂ©ens concrets voient le jour grĂące au soutien financier du FEDER fond europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional construction d’hĂŽpitaux, d’école, de routes. Ces amĂ©nagements encouragent les Ă©changes et sont la preuve de la coopĂ©ration europĂ©enne Ă  toutes les Ă©chelles. ‱ Exercice 2 Dans le contexte de la crise Ă©conomique qui secoue l’Allemagne dans les annĂ©es 1930, le NSDAP parti nazi rĂ©ussit Ă  s’imposer sur la scĂšne politique. Adolf Hitler, nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933, met alors progressivement en place un rĂ©gime totalitaire. Mais quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi? Nous verrons que le projet nazi est un projet totalitaire s’appuyant d’abord sur la nĂ©gation de la dĂ©mocratie et le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© , puis qu’il est Ă  la fois raciste et antisĂ©mite et enfin qu’il cherche Ă  dominer l’Europe. DĂšs les mois de fĂ©vrier 1933, Hitler met fin Ă  la dĂ©mocratie dans son pays aprĂšs l’incendie du Reichstag. Tous les partis politiques sont interdits et les libertĂ©s individuelles sont supprimĂ©es. Hitler devient le fĂŒhrer», le chef unique, Ă  la tĂȘte d’un parti unique, le parti nazi. On lui voue un vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Les opposants sont poursuivis par une police politique, la Gestapo qui les interne dans des camps comme Dachau. Ainsi, la dictature en place contrĂŽle la sociĂ©tĂ© par la terreur et la rĂ©pression. Mais il faut Ă©galement que les Allemands adhĂšrent Ă  l’idĂ©ologie nazie, c’est pourquoi ils sont littĂ©ralement embrigadĂ©s, notamment dans les Jeunesses hitlĂ©riennes et par la propagande affiches, dĂ©filĂ©s etc. Le rĂ©gime nazi repose ensuite sur une idĂ©ologie qui est raciste et antisĂ©mite. Pour Hitler, le monde est constituĂ© de diffĂ©rentes races» dont une race supĂ©rieure», la race aryenne, appelĂ©e Ă  dominer les races infĂ©rieures» Slaves, Juifs, Tziganes. C’est la raison pour laquelle les lois de Nuremberg de 1935 excluent les Juifs de la nation allemande et que des pogroms se multiplient nuit de Cristal en 1938. Enfin, le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime expansionniste qui cherche Ă  dominer l’Europe. Hitler dĂ©fend en effet la nĂ©cessitĂ© de conquĂ©rir un espace vital» vers l’Est. Pour se faire il ordonne la remilitarisation de l’Allemagne, interdite par le traitĂ© de Versailles, et signe des alliances avec l’Italie fasciste et le Japon. AprĂšs l’annexion de l’Autriche et des SudĂštes en 1938, il attaque la Pologne le 1er septembre 1939 et propulse le monde dans une nouvelle guerre mondiale. Ainsi, les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi sont d’ĂȘtre un rĂ©gime totalitaire, comme l’URSS de Staline. Cependant, Ă  l’inverse du communisme, l’idĂ©ologie nazie est raciste, antisĂ©mite et belliciste elle veut la guerre. Ce rĂ©gime Ă  l’origine de millions de morts, dont 6 millions de Juifs, victimes d’un gĂ©nocide, ne survivra pas Ă  la fin de la guerre. HISTOIRE - L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales 1. a. octobre 1917 b. 1939 et 1945 c. 1936 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurés adaptés, les trois événements ou périodes présentés à la question 1. Placer des traits avec des numĂ©ros 1, 2 pour la rĂ©volution russe 1917 et victoire du Front populaire 1936, colorier entre 1939 et 1945 et faire lĂ©gende avec Seconde Guerre mondiale. ‱ Exercice 3 Questions - Document 1 1- Ce professeur pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens car elle leur permettra de faire preuve d’un esprit critique face Ă  une information vĂ©rifier qu’elle est vraie mais aussi d’apprendre comment produire du contenu mĂ©diatique. 2- L’information se vĂ©rifie par l’étude de la source qui la produit il faut que ce soit un site institutionnel ou un mĂ©dia reconnu un journal, une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision. Les journalistes doivent eux-mĂȘmes vĂ©rifier leurs sources. De plus une information doit ĂȘtre replacĂ©e dans son contexte, c’est Ă  dire dans le temps oĂč se dĂ©roulent les Ă©vĂ©nements. Un fait peut ĂȘtre choquant ou interdit aujourd’hui mais ĂȘtre comprĂ©hensible et permis Ă  une autre Ă©poque. Document 2 3- La valeur de la RĂ©publique mentionnĂ©e dans l’article 11 est la libertĂ© et notamment la libertĂ© de la presse. Elle est limitĂ©e par la loi dans le cas oĂč elle est abusive, c’est Ă  dire qu’elle ne respecte pas la libertĂ© d’autrui droit Ă  l’image, propos diffamatoires. Documents 1 et 2 4- Le conseil de vie collĂ©gienne vous invite Ă  participer au journal du collĂšge! Venez ici prĂ©senter vos projets, racontez-y vos anecdotes et conseillez vos camarades par vos choix de lecture ou de musiques. Apprentis journalistes, rejoignez-nous! Mais attention, vous ne pourrez pas diffuser la photo d’un camarade sans lui en avoir demandĂ© l’autorisation, c’est le droit Ă  l’image, et vous ne pourrez pas non plus dire du mal d’un professeur, car il s’agirait de diffamation. Vous devez, comme apprenti journaliste, respecter un code de dĂ©ontologie ne pas diffuser de fausses informations, vĂ©rifier vos sources et toujours prĂ©senter les faits dans leur contexte. C’est Ă  vous d’observer, d’essayer d’expliquer et vous pouvez mĂȘme Ă©mettre un avis. Le journaliste n’est pas tenu Ă  la neutralitĂ©, notre journal pourra exprimer vos opinions, Ă  condition qu’elle ne heurte personne, n’appelle pas Ă  la violence, bref, Ă  condition qu’elle respecte la loi. Ce mĂ©dia ne vous permettra pas de liker» abusivement ou de tenir des propos injurieux en commentaire, qui sont aujourd’hui les flĂ©aux des rĂ©seaux sociaux, mais il vous permettra de mettre un coup de projecteur sur ce qui vous intĂ©resse vraiment. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie au brevet professionnel du vendredi 1er juillet ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en histoire et en gĂ©ographie 20 points HISTOIRE - ThĂšme - Le monde depuis 1945 Document 1 - Une du journal LibĂ©ration, 1er janvier 1999. Cette une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce la crĂ©ation officielle del’euro. Cette nouvelle monnaie sera utilisĂ©e seulement Ă  partir du 1er janvier 2002. Document 2 - Discours de M. Jacques Chirac, prĂ©sident de la RĂ©publique, 31 dĂ©cembre 2001. Mes chers compatriotes, Avec l’arrivĂ©e de l’euro, nous allons vivre dans quelques heures un moment historique 300 millions d’EuropĂ©ens partageront dĂ©sormais la mĂȘme monnaie. C’est l’Europe qui avance. C’est l’Europe qui progresse. [
] L’euro est une victoire de l’Europe. AprĂšs un siĂšcle de dĂ©chirements, de guerres, de tĂątonnements, voici que, dans la paix, l’unitĂ© et la stabilitĂ©, notre continent affirme enfin son identitĂ© et sa puissance! [
] Bien sĂ»r, il faudra Ă  chacune et Ă  chacun un temps d’adaptation pour trouver ses repĂšres, apprendre les prix, apprivoiser la nouvelle monnaie. Certains Ă©prouveront peut-ĂȘtre des difficultĂ©s. En y mettant toute la patience, l’attention et l’entraide nĂ©cessaires, vous verrez que les nouvelles habitudes ne tarderont pas Ă  venir. Mais vous le savez bien, il ne s’agit pas seulement de remplacer nos francs par des euros. L’euro, c’est une chance d’avenir supplĂ©mentaire pour la France et les Français. Et c’est aussi une nouvelle façon d’ĂȘtre en Europe, de vivre l’Europe, une Europe du quotidien qui doit devenir pleinement celle des citoyens. [
] Oh, l’euro n’est pas une fin en soi. Il signifiera, pour nous, plus de croissance, plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat, plus d’échanges. Une France plus forte. Mais il doit ĂȘtre avant tout un instrument au service de l’Europe des hommes que nous construisons. À nous maintenant d’en tirer parti! Car si l’euro est une chance, c’est aussi un dĂ©fi. Source le 3 janvier 2002 Questions Document 1 1 Quel Ă©vĂšnement historique cette une de journal prĂ©sente-t-elle? 2 La une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce  » Recopiez cette phrase sur votre copie et complĂ©tez-la Ă  l’aide d’une des propositions ci-dessous - 
 la mise en circulation des piĂšces et des billets en euros dans onze pays europĂ©ens au 1er janvier 1999. - 
 la crĂ©ation de l’euro comme monnaie officielle de onze pays europĂ©ens Ă  partir du 1er janvier 1999. - 
 la suppression des piĂšces et des billets en francs Ă  cette date du 1er janvier 1999. 3 DĂ©crivez la tenue et l’attitude du personnage prĂ©sent sur cette une. Document 2 4 Reproduisez le tableau sur votre copie et complĂ©tez-le Ă  l’aide d’informations prĂ©levĂ©es dans le document. 5 Relevez dans le texte la difficultĂ© que le passage Ă  l’euro va poser Ă  une partie de la population. Documents 1 et 2 6 Indiquez au moins trois aspects positifs que reprĂ©sente le passage Ă  l’euro d’aprĂšs ces deux documents. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques et gĂ©ographiques 20 points GEOGRAPHIE - ThĂšme - Pourquoi et comment amĂ©nager le territoire? 1 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une quinzaine de lignes et en vous appuyant sur un exemple Ă©tudiĂ© en classe, dĂ©crivez les objectifs de l’amĂ©nagement du territoire aujourd’hui en France. Pour vous aider, vous pourrez utiliser les mots et les expressions suivants inĂ©galitĂ©s territoriales, transports, services publics, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, acteurs, État, collectivitĂ©s, conflit d’usages. 14 points 2 Mobiliser des repĂšres gĂ©ographiques. 6 points - À partir de la lecture de la carte, reportez en lĂ©gende le figurĂ© correspondant aux massifs montagneux. - À partir de la lecture de la carte, indiquez en lĂ©gende Ă  quoi correspondent les ronds noirs. - Pour chaque photographie de lieu, indiquez le chiffre lui correspondant sur la carte. À RÉALISER SUR L’ANNEXE PAGE 9/9 Document 2 - Discours d’inauguration du monument par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron du 11 novembre 2019. Le chef de l’État vit avec cette part de tragique que renferme en puissance chacune de ses dĂ©cisions. Il assume au quotidien, avec la ministre et les chefs d’état-major, la duretĂ© des missions et des combats, les blessĂ©s, les morts aussi, hĂ©las. Mais il le faut. Pour la dĂ©fense de nos concitoyens. Pour la protection de nos intĂ©rĂȘts. Pour la stabilitĂ© du monde. Et parce qu’il le faut, nous continuerons, aujourd’hui comme hier, demain, encore, toujours, Ă  dĂ©fendre nos valeurs et Ă  combattre nos ennemis. La France ne cessera pas d’exercer ses responsabilitĂ©s, d’assumer la place singuliĂšre qu’elle occupe dans le concert des nations1 et de porter cette voix qui rĂ©sonne si puissamment parmi les peuples parce que, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, des Français ont consenti Ă  tout sacrifier pour la paix. [
] J’adresse aussi mes plus vives salutations et ma reconnaissance Ă  tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, sont dĂ©ployĂ©s partout oĂč nos intĂ©rĂȘts le commandent. Dans les plaines immenses et arides du Sahel, d’Afrique ou du Levant, sur les mers et dans les abysses2 des ocĂ©ans, vous ĂȘtes Ă  la fois nos sentinelles et notre bouclier. Soyezen remerciĂ©s.» 1. Concert des nations expression qui dĂ©signe l’ensemble des pays du monde qui respectent les rĂšgles diplomatiques. 2. Abysses profondeurs. Source texte du discours officiel publiĂ© sur le site de L’ElysĂ©e, le 11 novembre 2019. Questions Document 1 1 En l’honneur de qui ce monument est-il construit? 2 Recopiez et complĂ©tez le tableau ci-aprĂšs pour comprendre ce monument Document 2 3 Identifiez au moins deux missions que poursuit l’armĂ©e française Ă  l’étranger d’aprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique. 4 À l’aide des deux expressions suivantes - devoir de dĂ©fense et devoir de mĂ©moire - complĂ©tez sur votre copie les phrases suivantes ‱ Lors d’actions de commĂ©moration, on accomplit un 
 ‱ Lors d’engagements dans des missions avec l’armĂ©e française, on accomplit un
 Documents 1 et 2 5 Suite Ă  l’inauguration du monument aux morts, votre professeur vous demande de rĂ©diger un texte de quelques lignes qui explique l’importance de l’engagement des soldats en opĂ©rations extĂ©rieures. Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie professionnelle
Stalinemeurt en 1953.En 1956, l'URSS et les pays d'Europe de l'Est commencent à rompre avec certains aspects du stalinisme.Cependant, aucune réforme idéologique du marxisme-léninisme n'est opérée, les fondamentaux du régime stalinien sont cependant conservés, et le rapport « secret » de Nikita Khrouchtchev ne désigne les crimes de Staline que comme des « excÚs » et
Travail autour du Document
versle communisme, renforce l’autoritĂ© de l’État sur les masses. Le nazisme : la domination de la race aryenne. Dans un livre rĂ©digĂ© en prison entre 1924 et 1925, intitulĂ© Mein Kampf (« Mon Combat »), Hitler thĂ©orise la supĂ©rioritĂ© de la race aryenne. Au nom de cette idĂ©ologie, une politique antisĂ©mite est mise en place :

Curieux empire que la Chine qui tout en vendant Ă  l’extĂ©rieur la grandeur de sa civilisation prestigieuse et lointaine passe son temps Ă  l’effacer. Aucun pays au monde n’a dĂ©truit son patrimoine comme la Chine, explique Anne Cheng, sinologue et professeur au CollĂšge de France. Aujourd’hui, on assiste Ă  une Disneylandisation » du pays. En mĂȘme temps que l’on reconstruit des temples en ciment, on rĂ©invente une mythologie
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Tout devient mythique. Le passĂ© est un Ăąge d’or, l’avenir, une science-fiction » Itw. Science et Avenir. L’intention Ă©tant, en s’appuyant sur le rĂ©cit impĂ©rial de l’unitĂ© nationale, de prĂ©server le pays des divisions ethniques et sociales. Le rĂ©gime en place qui bĂ©tonne une identitĂ© mythique par l’affichage de sa prospĂ©ritĂ©, oublie que les nations qui vantent artificiellement leur unitĂ© ne font pas long feu. La Chine d’aujourd’hui se maintient pour l’essentiel par l’illusion assez convaincante de sa supĂ©rioritĂ© sur les dĂ©mocraties instables de l’Occident et l’ignorance qu’ont les nouvelles gĂ©nĂ©rations de l’histoire de leur pays. La rĂ©volution culturelle, les massacres de Mao, Tien An Men, connais pas ! A force de rĂ©primer toute vellĂ©itĂ© de savoir et d’expression, l’empereur stalinien de Chine a rĂ©duit toute capacitĂ© crĂ©ative. Le culte de la personnalitĂ© C’est parce que les nuages s’amoncellent que le dragon chinois serre les rangs autour du culte de la personnalitĂ© de Xi Jinping. Aucun leader au monde ne semble rivaliser d’autoritĂ© avec le leader du parti communiste. La vile ignorance de l’ex-prĂ©sident Donald Trump, les pitreries foutraques de Boris Johnson, la pusillanimitĂ© des chefs de gouvernement europĂ©ens, et le mutisme cauteleux de Vladimir Poutine, occupĂ© Ă  jouer sa carte en Syrie et en Libye, tous sont disqualifiĂ©s face Ă  la volontĂ© de puissance des maĂźtres de l’Empire du milieu. Le sphinx de PĂ©kin concentre plus de pouvoirs que n’en a jamais eus un leader chinois depuis Mao Tse Toung. Il a notamment vigoureusement consolidĂ© l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires et fait la chasse aux milliardaires qui le gĂȘnent. Son Ăšre tranche nettement avec la pĂ©riode d’ouverture Ă  l’Occident des annĂ©es Deng Xiaoping. RĂ©volu le temps des rĂ©formes et de l’autoritarisme consultatif des Zhao Ziyang et Hu Jintao 2002-2012. Sur le plan politique, le rĂ©gime est dominĂ© par un capitalisme d’Etat, qui absorbe prĂšs de la moitiĂ© du PIB, gĂ©nĂ©rant de l’injustice et de la corruption. Le rĂ©gime communiste Ă©puise ses ressources, rĂ©prime les libertĂ©s fondamentales pourtant indispensables au progrĂšs des pays et maintient le pays sous surveillance, un systĂšme construit sur la peur, dont Taiwan, aprĂšs Hong Kong et le Tibet, risque de faire les frais. Xi Jinping n’a-t-il pas rappelĂ© le principe d’une seule Chine », proclamĂ© quatre dĂ©cennies plus tĂŽt Ă  l’égard de TaĂŻwan. La crise de Hong Kong, la rĂ©pression des minoritĂ©s OuĂŻghours, TibĂ©tains, Mongols
, les disparitions et les peines capitales prononcĂ©s contre les oligarques accusĂ©s de trahison ou corruption, l’offensive contre les ONG, les minoritĂ©s religieuses, une cyber-surveillance orwellienne, la lutte contre la pollution spirituelle Ă©trangĂšre », le contrĂŽle sur l’enseignement et sur le dĂ©bat public, la fuite des cerveaux, le bilan humain est tristement Ă©levĂ©. Des signes faibles » ne laissent de faire rĂ©flĂ©chir sur l’équilibre moral, social et Ă©conomique du systĂšme. 2/3 des condamnations Ă  mort sur terre sont exĂ©cutĂ©es dans l’Empire cĂ©leste. Appliquant un contrĂŽle rigoureux de la sociĂ©tĂ© et un pouvoir personnel sans limites, Xi JinPing ne cache pas ses ambitions devenir le maĂźtre du monde. Mais en affichant la menace, il ne prend plus la peine de cacher son jeu. Le risque est que la Chine dĂ©veloppe une sorte de plouto-communisme, avec une concentration de la propriĂ©tĂ© privĂ©e plus forte que dans les pays capitalistes, le tout tenu par un Parti communiste unique » signale l’économiste Thomas Piketty. Sans libertĂ© de conscience, sans propriĂ©tĂ© privĂ©e, sans libertĂ© d’expression et sans libertĂ© d’innovation, il ne peut pas y avoir de dĂ©veloppement harmonieux d’une Chine qui serait exemplaire. Comme tous les dictateurs sĂ»rs d’eux et protĂ©gĂ©s par leur entourage, Xi JinPing perd conscience de la vĂ©ritable situation de son pays. Il se maintient au pouvoir avec des mĂ©thodes staliniennes plus que maoĂŻstes, en imposant un ensemble de sanctions sĂ©vĂšres permettant de s’assurer la loyautĂ© des citoyens. Un de ses modĂšles Han Fei 279 ?-233 av. le fondateur de l’école lĂ©galiste qui a thĂ©orisĂ© la loi comme moyen de brider les sujets. Comment dans un pays oĂč la dĂ©mocratie est absente, oĂč il n’y a pas de possibilitĂ© de dĂ©bat, ni de discussion contradictoire, les esprits peuvent-ils s’éclairer? Bref, la fiĂšre assurance de Xi JinPing et son intelligence des situations paraissent avoir des limites. Le systĂšme a ses failles. MalgrĂ© le contrĂŽle des sites internet par l’état, et la surveillance des forums de discussions, des blogs et des mĂ©dias sociaux, les internautes citoyens chinois parviennent rĂ©guliĂšrement Ă  surmonter la censure. Le rĂȘve chinois n’existe pas Et si le mythe de la supĂ©rioritĂ© chinoise faisait long feu ? AprĂšs que l’opinion mondiale ait Ă©tĂ© longtemps subjuguĂ©e par les succĂšs commerciaux revendiquĂ©s par la Chine, il pourrait paraĂźtre surprenant de douter de sa victoire finale sur l’échiquier international. Et pourtant, la question mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e. Voyons les choses en face il n’y a pas de chinese dream » comme il y a eu un american dream ». Le rĂȘve chinois, ce slogan politique lancĂ© en 2013 par Xi JinPing, en Ă©cho au rĂȘve amĂ©ricain, paraĂźt insipide au regard de la vie en Chine. Pour une simple raison la Chine ne pense ni le progrĂšs ni la fin de l’histoire. Ce qui a longtemps caractĂ©risĂ© la Chine par rapport Ă  l’Occident, c’est Ă©videmment son extĂ©rioritĂ© civilisationnelle Ă  l’égard de nos valeurs. A premiĂšre vue, l’idĂ©al communiste semble s’accorder aux standards de la communication et de la consommation capitaliste, il est cependant freinĂ© par son appareil idĂ©ologique et son corsetage administratif. Depuis 70 ans, la Chine alterne ouverture et fermeture, cette fois-ci, le pays se trouve dans un Ă©tat de fermeture. Le paradoxe est que son communisme figĂ© ne peut s’accorder plus longtemps avec un capitalisme dont elle veut porter le flambeau mondial mais dont elle refuse les rĂšgles. Par manque de clairvoyance dans le jeu des relations internationales, la Chine laisse passer la chance que lui promettait la stratĂ©gie militaire de contournement. . EmportĂ©e par son volontarisme, la Chine perd peu Ă  peu pied avec ce passĂ© du temps des arts de la guerre et de l’intelligence des situations pour ne garder que son empreinte communiste. Bye bye Confucius. L’esprit de conquĂȘte, avec la passion d’ĂȘtre premier mondial » risque de ne plus voir en Confucius, qu’une icĂŽne du passĂ©. L’impĂ©rialisme mercantile signe en quelque sorte sa possible dĂ©chĂ©ance. Parce qu’elle n’est plus dans la continuitĂ© confucĂ©enne mais bien dans la concurrence capitaliste, dans la croissance perpĂ©tuelle des objets factices, la pensĂ©e chinoise connaĂźt une crise de civilisation. Peu Ă  peu, le pouvoir de PĂ©kin utilise les mĂȘmes armes que ses adversaires. Il abandonne ses classiques. Les nouveaux ambassadeurs de Chine ne sont plus de fins diplomates qui Ă©coutent et agissent au moment opportun. Ils sont devenus des seigneurs de la guerre – on les appelle les loups combattants » – qui provoquent et pratiquent l’intimidation avec qui n’est pas d’accord. Le pouvoir n’est plus aujourd’hui dans l’oblique, mais dans la rivalitĂ©, le face Ă  face nationaliste et agressif. Il semble dĂ©sormais penser qu’il n’est plus dans le temps long, mais dans le temps immĂ©diat. Cette inflexion stratĂ©gique, qui le fait endosser le costume du prĂ©dateur et dĂ©laisser l’habit de la patience, risque de lui faire perdre sa sagesse et la stabilitĂ© de sa puissance. Aussi bien, le prĂ©dateur chinois semble-t-il oublier la roue qui tourne. Il n’a plus le temps. A force de vouloir dominer, Ă  tout prix, utilisant les armes frontales des conquĂ©rants et des libĂ©raux, le Dragon devenu impatient et enrichi ne veut plus attendre. AprĂšs avoir Ă©tĂ© lent et mesurĂ©, sur la dĂ©fensive, n’est-il pas en train d’aller trop vite ? La poussĂ©e fulgurante de la Chine qui, en quelques dĂ©cennies, est passĂ©e du Moyen Âge Ă  l’hyper-modernitĂ© est trop rapide peut-ĂȘtre pour un pays qui a l’habitude de la patience et de la durĂ©e. Mobile au plan Ă©conomique et si immobile au plan des mentalitĂ©s. Trop rapide, il a ratĂ© l’occasion de prolonger l’esprit de rĂ©forme de Deng Tsio Ping. La Chine ne sait plus s’arrĂȘter et pĂšche par excĂšs de confiance. Cette fuite en avant dans l’excĂšs est en passe de compromettre l’ordre du milieu » chinois. La fable du paysan Song racontĂ© par le philosophe moraliste Mencius Ve siĂšcle av est Ă©loquente. Pour faciliter la croissance de ses lĂ©gumes, ce dernier tirait sur les pousses de son potager. A force de tirer, les cultures ont Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©es. Mencius conclut de cette histoire quelques erreurs Ă  Ă©viter celle de forcer sans tenir compte du processus en cours ; celle de nĂ©gliger de dĂ©fricher les mauvaises herbes pour garantir la fertilisation des plantes, celle de laisser faire le temps tout en intervenant Ă  bon escient. Leçon de sagesse oubliĂ©e par la direction chinoise au moment prĂ©cis oĂč la voie est ouverte par la bouffonnerie du prĂ©sident amĂ©ricain, comme si les deux empires s’entendaient pour conjuguer leur dĂ©clin fautif dans un numĂ©ro de grimace Ă  Washington et de masque Ă  PĂ©kin. L’ impatience capricieuse ruine les plus grands projets Parce qu’elle voit grand et qu’elle installe sa prĂ©sence sur plusieurs continents, la Chine suscite une mĂ©fiance accrue dans le monde. Elle fait peur. TaĂŻwan, Hong Kong, ne sont plus les seuls Ă  s’effrayer. L’Australie, le Japon, le Viet Nam et d’autres pays s’inquiĂštent des vellĂ©itĂ©s impĂ©rialistes. Les litiges territoriaux en mer de Chine sont frĂ©quents. Les sous-marins achetĂ©s par Canberra Ă  la France s’inscrivent dans cette volontĂ© de rĂ©sister Ă  la pression du grand voisin. A l’évidence le modĂšle chinois ne rĂ©ussit pas Ă  crĂ©er l’idĂ©e d’un rĂȘve de sociĂ©tĂ©, comme il y a eu un rĂȘve amĂ©ricain. Et dĂ©jĂ , le charme est rompu avec les partenaires commerciaux sous la coupe de PĂ©kin. La perception de la menace a remplacĂ© la fascination. Les partenaires commencent Ă  s’interroger les contrats seront-ils tenus, les normes respectĂ©es ? Le NigĂ©ria, principale forte chinoise en Afrique rĂ©clame 200 milliards de dollars de dĂ©dommagement Ă  cause des dommages et des pertes humaines subies Ă  l’occasion de la pandĂ©mie. Bref, le tableau est loin d’ĂȘtre brillant. Les laudateurs du miracle chinois sont peut-ĂȘtre en train de revoir leurs copies. Peut-ĂȘtre la Chine est elle en train de devenir premiĂšre Ă©conomie du monde mais saura-t-elle garder ce titre, sachant qu’elle n’aura plus personne Ă  copier? Trop confiante en sa force, elle sous-estime ses adversaires. Si le dĂ©clin de l’empire US est amorcĂ©, son ultralibĂ©ralisme est loin d’ĂȘtre mort. Business as usual. Le nouveau prĂ©sident US Joe Biden est prĂȘt Ă  retrousser les manches. Face aux menaces chinoises, il est temps d’assumer ses responsabilitĂ©s font entendre quelques chefs de gouvernement Angela Merkel, Emmanuel Macron. Une impatience capricieuse ruine les plus grands projets » dit la leçon de Confucius. Le rĂ©gime de Xi JinPing semble oublier ce conseil du vieux sage dont pourtant il se rĂ©clame et qu’il a contribuĂ© Ă  rĂ©habiliter. Son aventurisme politique pourrait signer son Ă©croulement. En gĂ©nĂ©ral, lorsqu’ils parviennent Ă  un certain niveau de compĂ©titivitĂ©, les pays qui associent capitalisme et communisme doivent, pour poursuivre leur dĂ©veloppement, accorder des libertĂ©s individuelles et intĂ©grer une vision plus ouverte du futur. La mutation globale du pays dĂ©pend de la stabilitĂ© mondiale Ă  long terme. L’harmonie sociale est une condition premiĂšre Ă  la stabilitĂ©. GĂ©rer une population massive n’est pas une sinĂ©cure. Mais ce sont des raisons nĂ©gatives, liĂ©es Ă  leur histoire, le sentiment d’humiliation, la pauvretĂ© et aujourd’hui le nationalisme, qui ont portĂ© le dynamisme chinois, rappelle François Jullien. Il leur faut dĂ©sormais trouver des raisons positives pour tenir la place hĂ©gĂ©monique Ă  laquelle ils tendent. Or il est plus facile de suivre, d’ĂȘtre second, que d’ĂȘtre leader. Pour ĂȘtre leader, il faut modĂ©liser faire un plan pour mobiliser les volontĂ©s, ce qui ne va pas sans dĂ©mocratie » soutient ce dernier. Ainsi va l’Empire du Milieu, oĂč la modernitĂ© la plus dĂ©bridĂ©e coexiste avec les mĂ©thodes et mentalitĂ©s les plus archaĂŻques. L’abolition du temps se produit par la projection de l’homme archaĂŻque dans le temps mythique des ĂȘtres exemplaires. Ces sociĂ©tĂ©s traditionnelles supportent mal l’histoire. Leur mĂ©moire est anhistorique. Depuis le dernier siĂšcle le XXĂšme plusieurs d’entre elles sont rapidement entrĂ©s et on Ă©voluĂ© dans un monde historique dans lequel les contradictions internes amĂšnent Ă  se poser d’importantes questions sur leur avenir et, partant, sur l’avenir du monde. Ainsi peut se lire le paradoxe chinois, une sociĂ©tĂ© marquĂ©e par de nombreux archaĂŻsmes, empreinte des technologies sophistiquĂ©es, dirigĂ©es par un parti autoritaire, sous le ciel implacable du capitalisme mondial, mais hors du monde hĂ©gĂ©lien de l’histoire. Soit une sociĂ©tĂ© absolutiste, hypermoderne et totalitaire. Pour triompher, il faut marcher sur ses deux jambes », comme disait le prĂ©sident Mao Tse Toung c’est-Ă -dire Ă  avancer la jambe occidentale de la nouvelle rĂ©volution technique tout en gardant appui sur l’autre, la jambe des traditions, des archaĂŻsmes et des mythes. Le juste milieu du sage chinois, c’est de pouvoir faire aussi bien l’un que l’autre, en restant Ă©galement ouvert aux extrĂȘmes c’est dans cet Ă©gal » qu’est le milieu ». Ainsi va le totalitarisme high tech chinois oĂč l’on enseigne aux masses l’adoration de la Nouvelle RĂ©volution technique », tout en muselant les libertĂ©s qu’elles procurent. La lecture de MircĂ©a Eliade nous apprend qu’il y a un paradoxe des hommes des sociĂ©tĂ©s encore marquĂ©es par les traditions ils ne se voient comme vĂ©ritablement eux-mĂȘmes que quand ils cessent d’ĂȘtre eux-mĂȘmes. Ils se reconnaissent comme rĂ©els que dans la mesure oĂč ils imitent et copient les autres. Ce faisant, leur temps devient immobile. Le monde traditionnel du temps immobile oĂč tout se rĂ©pĂšte est totalitaire. La bataille de la mer de Chine a commencĂ© Dans son essai Vers la guerre, la Chine et l’AmĂ©rique dans le piĂšge de Thucydide ? » Odile Jacob, 2019, Graham Allison, de l’universitĂ© d’Harvard, se penche sur seize rivalitĂ©s historiques entre une puissance Ă©mergente et une autre bien Ă©tablie, et rĂ©vĂšle que douze de ces oppositions ont menĂ© Ă  la guerre. Un moment de vĂ©ritĂ© est en train de se dĂ©cider. Le paysage mondial pourrait ĂȘtre bouleversĂ© par l’attitude agressive de la Chine Ă  l’égard de TaĂŻwan et du vent de libertĂ© venant de Hong Kong. Imaginez, Ă©crit Graham Allison, que PĂ©kin dĂ©cide d’écraser militairement, comme il l’a fait Place Tiananmen, une nouvelle rĂ©volte d’étudiants Ă  Hong Kong. Parmi les 32 millions d’habitants de TaĂŻwan, oĂč le sentiment de solidaritĂ© est profond, l’émotion serait intense. Dans tout le pays, on entendrait monter un appel populaire Ă  fermer nettement toute perspective de rattachement Ă  la Chine communiste. Et Ă  proclamer l’indĂ©pendance de l’üle. Pour manifester son soutien Ă  TaĂŻwan, imaginons que le prĂ©sident des Etats-Unis rappelle qu’en vertu du Taiwan relations Act de 1979, son pays est tenu de dĂ©fendre TaĂŻwan contre une invasion ». Un scĂ©nario difficile Ă  imaginer, mais pourtant pris en compte par les stratĂšges internationaux. Quand un pays ne dispose plus des ressources indispensables Ă  son dĂ©veloppement, il va les chercher Ă  en dehors, par le commerce ou bien, lorsqu’il se sent en danger, par la guerre aux pays environnants, afin de s’approprier leurs richesses. Exemple les nouvelles routes de la soie un moyen de faire main basse sur l’Eurasie, et les investissements en Afrique, le moyen de s’approprier les ressources. La question est de savoir comment le moment venu, PĂ©kin est Ă  mĂȘme de mobiliser tout un peuple et capable militairement de se lancer dans un conflit mondial qui impliquerait l’Inde, le Japon, le Viet Nam et par effet d’alliances, d’autres grandes puissances. Son lien avec la Russie, seconde puissance militaire mondiale, mais faible Ă©conomiquement – elle a le mĂȘme PIB que l’Espagne – permettrait Ă  la Chine, puissance industrielle, de se rapprocher du but devenir le maĂźtre du monde ! Cette option n’est pas Ă  l’ordre du jour mĂȘme si des discussions internationales abordent ce sujet. Une chose est sĂ»re, les communistes chinois ne doutent de rien. Dans la pensĂ©e chinoise, douter c’est dĂ©jĂ  ne plus ĂȘtre en phase avec le cours des choses.

Pointdu programme abordĂ© : Premier chapitre d’Histoire sur les guerres totales. Plus prĂ©cisĂ©ment, la partie sur l’Europe dans les annĂ©es 1920-1930. SĂ©ance sur le rĂ©gime totalitaire stalinien en URSS. CompĂ©tences mises en oeuvre : Ordonner les faits les uns par rapport aux autres; S’approprier la pĂ©riodisation

La Guerre Civile espagnole s’achĂšve en 1939 et donne lieu Ă  la dictature du gĂ©nĂ©ral Francisco Franco. Triomphe du fascisme, du catholicisme le plus conservateur et de l’armĂ©e, le rĂ©gime franquiste se dĂ©finit comme Ă©tant totalitaire mais Ă©galement pragmatique, puisque cette dictature perdure pendant prĂšs de quarante ans, tĂ©moignant de sa capacitĂ© Ă  s’adapter au fil du temps. Elle illustre les idĂ©aux de son chef nationalisme, patriotisme, catholicisme, mais Ă©volue, et laisse d’ailleurs places Ă  diffĂ©rentes pĂ©riodes bien dĂ©limitĂ©es de l’Histoire espagnole. Les bases et fondements du Franquisme NĂ© Ă  l’issue de la Guerre civile, l’Etat franquiste se caractĂ©rise par un autoritarisme extrĂȘme, oĂč tous les pouvoirs sont concentrĂ©s entre les mains de son leader unique, aux traits antidĂ©mocratiques avec une rĂ©pression forte. Les statuts autonomes des diffĂ©rentes rĂ©gions espagnoles sont ainsi abolis, afin d’unir et centraliser l’Etat, reflet au niveau Ă©tatique de la concentration et unicitĂ© des pouvoirs que l’on retrouve dans la figure du chef unique, mais Ă©galement son dĂ©sir de patriotisme. C’est sans surprise que l’on retrouve une trĂšs rigide censure, souvent propre aux dictatures, quant aux moyens de communication, d’ailleurs dĂ©tournĂ©s pour devenir outils de propagande franquiste. Trois grands piliers permettent au Franquisme de perdurer pendant de longues dĂ©cennies l’armĂ©e, le parti unique et l’Eglise catholique. En effet, de nombreux ministres et membres du gouvernement sont des militaires de carriĂšre, tandis que le parti unique, la Falange Espagnole Traditionaliste et des JONS FET et des JONS dote le rĂ©gime de ses bases idĂ©ologiques. L’Eglise contrĂŽle la quasi-totalitĂ© du systĂšme Ă©ducatif et transmet ses valeurs dans la sociĂ©tĂ© espagnole. Les diffĂ©rentes classes sociales rĂ©agissent de trois façons Ă  la dictature le soutien, la passivitĂ© et le rejet. Les Ă©lites Ă©conomiques rĂ©cupĂ©rant le pouvoir Ă©conomique, social et politique perdu pendant la Second RĂ©publique apportent Ă©videmment leur soutien au nouveau rĂ©gime, qui peut Ă©galement compter sur les propriĂ©taires agricoles du nord de l’Espagne. Une partie importante des classes populaires s’oppose elle au rĂ©gime, s’estimant perdante de la Guerre Civile. Cependant, la peur et la rĂ©pression ainsi que la pauvretĂ© et la misĂšre caractĂ©risant une grande partie de la dictature font que la majoritĂ© des classes populaires optent pour une attitude de passivitĂ© politique. La culture dans l’Espagne de Franco Comme dans beaucoup d’autres rĂ©gimes dictatoriaux, la censure affecte de façon importante les activitĂ©s intellectuelles et donc a de forts Ă©chos sur la culture. Si les moyens de communications sont fortement atteints, le cinĂ©ma et le théùtre le sont Ă©galement et sont ainsi victimes d’une double censure. Le rĂ©gime a une influence trĂšs forte sur la scolaritĂ© et l’éducation, avec des rĂ©formes concernant les programmes de Bachillerato, l’équivalent du baccalaurĂ©at espagnol, mais Ă©galement au niveau supĂ©rieur Ă  l’UniversitĂ©. On peut cependant noter qu’en 1970 est promulguĂ©e la loi gĂ©nĂ©rale d’Education du Ministre Villar PalasĂ­ qui rĂ©forme tout le systĂšme Ă©ducatif de façon radicale et rend la scolarisation obligatoire jusqu’à 14 ans. L’autarcie franquiste 1939-1951 La premiĂšre pĂ©riode du rĂ©gime franquiste se dĂ©finit par l’autarcie, caractĂ©risĂ©e par une tendance Ă  l’autosuffisance Ă©conomique, une politique antilibĂ©rale et anticommuniste, et surtout le rationnement. Ainsi, au niveau agricole, la politique se concentre dans la rĂ©cupĂ©ration de la production et les terres expropriĂ©es durant la Seconde RĂ©publique et la Guerre Civile sont rendues Ă  leurs anciens propriĂ©taires. Des organismes tels que le Service National du BlĂ© Servicio Nacional del Trigo qui permettent la commercialisation et la vente des produits agricoles. Le rĂ©gime agit au niveau industriel, notamment avec la promulgation de lois propres Ă  une Ă©conomie de guerre promouvant l’autosuffisance et le dĂ©veloppement des industries d’armement en 1939, et la crĂ©ation de l’Institut National de l’Industrie en 1941 pour la crĂ©ation d’industries basiques et essentielles. Si la dictature prĂ©tend se moderniser, elle fait cependant face Ă  de nombreuses difficultĂ©s suite Ă  un dĂ©faut de matiĂšres primaires et un manque de structures indispensables Ă  l’industrialisation. La libĂ©ralisation du rĂ©gime 1950-1975 Si l’Espagne est d’abord Ă©loignĂ©e du plan Marshall, qui a permis la reconstruction de nombreux pays d’Europe Ă  la fin de la Seconde Guerre Mondiale, son isolement international prend fin quand le pays intĂšgre l’ONU en 1955. En 1957, un nouveau gouvernement est d’ailleurs formĂ©, dont se distinguent Carrero Blanco et Laureano LĂłpez RodĂł afin de se diriger vers une modernisation Ă©conomique qui va permettre un dĂ©veloppement important lors des annĂ©es 1960. Cette dĂ©cennie se caractĂ©rise ainsi par un dĂ©veloppement spectaculaire de l’économie espagnole avec un processus trĂšs rapide de transformation et de modernisation. C’est d’ailleurs, entre autres, cette Ă©volution qui a permis au rĂ©gime de Franco de perdurer jusqu’à 1975. Des mesures libĂ©ralisatrices sont entreprises sous le nouveau gouvernement, menĂ©es par les ministres Alberto Ullastres et Mariano Navarro Rubio, qui prĂ©parent le Plan de Stabilisation de 1959. Les objectifs sont clairs trouver un Ă©quilibre de l’économie au niveau interne mais Ă©galement externe. Les Plans de DĂ©veloppement permettent au pays de vivre une croissance extraordinaire dans les annĂ©es 60. Le Premier Plan de 1964 Ă  1967 donne lieu Ă  des rĂ©sultats positifs puisque le PNB augmente. Pourtant, la stabilitĂ© n’est pas atteinte et le secteur public n’adhĂšre DeuxiĂšme Plan de 1968 Ă  1971 prĂ©voit une croissance amoindrie par rapport au plan antĂ©rieur qui est cependant TroisiĂšme Plan de 1972 Ă  1975 ne prĂ©sente pas de nouveautĂ©s quant aux deux prĂ©cĂ©dents, ce qui n’empĂȘche pas d’atteindre de hauts taux de croissance. La chute du rĂ©gime La fin de la dictature voit croĂźtre la majeure prĂ©occupation de Franco, qui est celle d’assurer la continuitĂ© de son rĂ©gime aprĂšs sa mort. Cependant, d’un autre cĂŽtĂ©, l’opposition croĂźt de plus en plus, notamment grĂące aux Ă©tudiants, les groupuscules terroristes mais Ă©galement le retour et la crĂ©ation de partis politiques. En 1973 le chef du gouvernement, Carrero Blanco, meurt dans un attentat organisĂ© par le groupe basque ETA, ce qui coĂŻncide avec le dĂ©but du dĂ©clin du rĂ©gime franquiste. Franco dĂ©cide alors de nommer comme successeur Arias Navarro, remplaçant Carrero Blanco. Ce nouveau chef de gouvernement fait cependant l’erreur de rĂ©aliser des concessions entre l’ouverture du rĂ©gime et la continuitĂ©, donnant lieu Ă  une double opposition. La situation de tension politique, Ă©conomique et sociĂ©tale, ainsi que l’opposition croissante au gouvernement font qu’à la mort de Franco en 1975 s’initie alors une pĂ©riode de transition vers la dĂ©mocratie, qui met fin au rĂ©gime dictatorial. Michel Marie-Juliette Ndhlg. 228 486 195 351 331 422 472 386 347

développement construit sur le régime totalitaire stalinien