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Article réservé aux abonnés SI CE N'EST PAS la fin du monde, cela y ressemble ! Installés en France depuis 1906 date de la création de la première association de fidèles, les Témoins de Jéhovah accusent Dominique Strauss-Kahn, ministre des finances, de vouloir leur mort à brève échéance. Le contentieux les opposant au fisc couvait depuis deux ans. Leur consistoire national a décidé de le rendre public. Les Témoins de Jéhovah rappellent que la France célèbre cette année le quatrième centenaire de l'édit de Nantes, qualifié d' édit de tolérance », et s'estiment victimes d'une persécution digne des guerres de religion. C'est une somme colossale que le fisc leur réclame 303 millions de francs, au titre de la taxation sur les dons manuels loi du 19 mai 1992. Soit 150 millions de taxe proprement dite au barême de 60 % appliqué aux offrandes de fidèles, auxquels il faut ajouter un montant égal de pénalités et d'intérêts. La somme exigée représente cinq années de dons 60 millions par an versés par les quelque deux cent mille adeptes. L'administration fiscale ne semble pas disposée à transiger. Si le premier contrôle remonte à janvier 1996, une ordonnance en date du 5 juin prévoit déjà la saisie conservatoire des biens mobiliers et immobiliers de l'association, principalement situés à Louviers Eure. C'est un redressement d'une ampleur sans précédent pour une association à caractère religieux. La taxation sur les dons manuels n'est pas applicable aux associations cultuelles », c'est-à-dire celles qui n'ont que le culte pour objet, les seules que reconnaît l'administration depuis la loi de séparation des Eglises et de l'Etat de 1905. Malgré leurs pressions, les Témoins de Jéhovah n'ont jamais réussi à se faire reconnaître comme association cultuelle par le ministère de l'intérieur et des cultes, seul compétent en la matière. Ce conflit intervient dans un contexte de vigilance renforcée contre les sectes depuis les tragédies de l'Ordre du temple solaire de 1994 et 1995. Dans le rapport Gest-Guyard de janvier 1996, les Témoins de Jéhovah étaient cités parmi les sectes les plus dangereuses, de loin la plus nombreuse. Mais les conditions de rédaction de ce rapport parlementaire à base d'investigations policières avaient été contestées. Les parties prenantes à ce débat administrations, associations de défense, juristes, avocats sont loin d'être d'accord sur la définition même d'une secte et les critères de dangerosité. Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Statutdes témoins de Jéhovah en France Les témoins de Jéhovah pratiquent un culte chrétien depuis plus d'un siècle, malgré l'opposition qu'ils ont pu Accueil International 19h20 , le 21 avril 2017 , modifié à 20h24 , le 21 avril 2017 ParRedaction JDDLE GRAND ANGLE DIPLO - La nouvelle a surpris jeudi mais c’est bien les fidèles de ce mouvement religieux qui ont été purement et simplement interdits de pratiquer leur religion par la Cour suprême de débat d'Europe Soir - 21/04/2017par Europe1frCela faisait des années que le pouvoir russe avait les témoins de Jéhovah dans le viseur. On se demande bien en quoi les fidèles de cette Eglise peuvent être dangereux dans un pays où ils sont extrêmement minoritaires puisque l’Eglise orthodoxe russe recense près de 100 millions de pratiquants. Aux yeux de la justice, les témoins de Jéhovah sont des extrémistes qui se sont coupés de la société avec leurs propres règles dans le domaine de l’éducation et du travail et qu’ils représentent donc une menace à l’ordre public. Autrement dit, le pouvoir russe considère les témoins de Jéhovah, non seulement comme une secte mais comme un foyer d’extrémisme qui nuit à la stabilité de l’Etat. Conséquence du verdict de la Cour, le quartier général de l’organisation et ses 395 églises réparties dans le pays seront saisies et confisquées, les activités pastorales et évangéliques interdites et quiconque osera défier cette sentence sera passible de six à dix ans de témoins de Jéhovah, en Russie comme ailleurs, sont inoffensifs…Cela dépend des pays. Aux Etats-Unis où ils sont nés au 19e siècle, ils sont tolérés et même respectés tant qu’ils respectent les règles d’un pays dans lequel la liberté de religion est extrêmement large. En France, ils sont surveillés car il y a eu des témoignages de membres affirmant avoir été sous influence ou menacés lorsqu’ils ont voulu quitter le mouvement. Mais il s’agit globalement d’une religion où la Bible est au cœur de tout et même s’ils sont assez méfiants vis-à-vis du monde extérieur, ils vont à sa rencontre en pratiquant un prosélytisme aussi pacifique que buté. Ce que ne supportent pas les autorités russes, c’est qu’il s’agit là de citoyens russes qui ne votent pas, refusent de faire le service militaire, refusent de glorifier la violence d’Etat, l’annexion de la Crimée par exemple. Bref, ils sont considérés comme des adversaires politiques manipulés et étrangers à la culture russe. C’est donc un signal de plus du serrage de vis de la part d’un gouvernement autoritaire et de plus en ce que disent les organisations des droits de l’homme qui s’inquiètent désormais d’une menace de l’Etat russe vis-à-vis des minorités religieuses et des ONG. Il se trouve que des lois ont été votées contre les associations de défense des droits civiques ou pour la promotion de la démocratie dès lors qu’elles reçoivent le moindre kopeck de l’étranger, notamment des Etats-Unis. Idem pour la Fondation Soros qui a été fermée l’an dernier et qui risque de l’être cette année en Hongrie où la même démesure s’applique vis-à-vis des ONG étrangères sourcilleuses du respect de l’Etat de droit. En d’autres termes, cela s’appelle de la François ClemenceauLes plus lusL’ancien premier adjoint au maire de Saint-Étienne victime de chantage depuis huit ans Le gouvernement va être obligé de sortir son 49-3 » pourquoi la droite ne votera pas le budgetChahutée à l'université d'été de LFI, Marlène Schiappa répond aux militantsAlgérie un bain de foule improvisé et agité pour Emmanuel Macron à OranRoyaume-Uni Liz Truss refuse de dire si la France est un ami ou ennemi », Emmanuel Macron lui répondCovid le gouvernement appelle les professionnels de santé à s’emparer encore davantage » du PaxlovidLe romancier Yasmina Khadra sur l'Algérie Une minorité aigrie maintient le pays dans le désarroi »Energie, entreprises, agriculture... Le contrecoup d'un été cataclysmiqueAbonnez-vousSuivez-nous
En2004, les Témoins de Jéhovah avait acquis un terrain à Deyvillers pour y édifier une salle du Royaume de 1 500 places. Le conseil municipal avait refusé de leur accorder un permis de construire car le terrain était inconstructible (classé en
Statut des témoins de Jéhovah en France Les témoins de Jéhovah pratiquent un culte chrétien depuis plus d'un siècle, malgré l'opposition qu'ils ont pu rencontrer dans différents pays. Afin de favoriser leur libertés de culte et de conscience, ils se conforment au mieux à la législation et utilisent le cadre juridique prévu pour les religions. C'est ainsi qu'ils ont obtenu une large reconnaissance, notamment en Europe occidentale. Ils constituent désormais une collectivité de droit public en Allemagne et en Autriche. Au Royaume-Uni et au Canada, ils satisfont aux exigences d'attribution du statut d'organisme de bienfaisance. Ils sont sur le point de signer officiellement une convention avec les États italien et espagnol. Sans parler de leurs cérémonies de mariage qui emportent des effets civils dans plusieurs pays d'Europe, entre autres le Danemark et la Suède. En France, l'article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État établit clairement La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Il n'existe dès lors ni culte reconnu, ni secte officielle. D'où l'ambiguïté de leur situation juridique, soumise à l'interprétation par les uns et les autres de documents officiels, de décisions administratives ou d'arrêts de juridictions françaises. Tantôt qualifiés de secte officielle », tantôt présentés co= mme association cultuelle », ils rencontrent régulièrement des difficult= és dans leurs activités cultuelles et même dans leur vie privée, en raison d'intolérance à l'égard de leur religion. C'est pourquoi, les témoins de Jéhovah se sont efforcés d'engager les démarches administratives et judiciaires pour défendre leurs droits fondamentaux et faire reconnaître l'honorabilité de leur Église. Ils espèrent ai= nsi pouvoir vivre sereinement leur foi et contribuer à l'évolution des esprits en faveur d'un plus grand pluralisme spirituel. Les rapports et les listes sur les sectes S'ils subissaient de temps à autre des critiques d'associations antisectes ou de certains journalistes, c'est la publication fort médiatisée du rapport d'enquête parlementaire sur les sectes en France, au milieu des années 1990, qui a provoqué une véritable marginalisation des témoins de Jéhovah. Depuis lors, en référence = à la liste de 173 mouvements sectaires élaborée par la commission d'une trentaine de députés, il est régulièrement affirmé qu'ils seraien= t officiellement recensés comme secte » en France. Les conditions de travail peu ouvertes au contradictoire et précipitées leur ont valu nombre de reproches de la part de sociologues et historiens des religions, de juristes, ainsi que de représentants des grandes religions. Deux autres rapports parlementaires sur le même thème ont suivi respectivement en 1999 et en 2006. Pourtant, tant le gouvernement que les juridictions administratives et civiles ont établi que ces documents se révèlent simplement informatifs, sans aucune valeur juridique ni normative. Le ministre de l'Intérieur en particulier a émis cette clarification dans une circulaire adressée aux préfets en décembre 1999 Ces rapports parlementaires ne constituent qu'un élément d'information et de proposition, ils ne prétendent pas avoir valeur normative et ne sauraient fonder ni des distinctions entre les associations qualifiées de "sectaires" et celles qui ne le sont pas au regard desdits rapports ni des sanctions quelconques. » Finalement, l'utilisation de telles listes parlementaires de sectes a été écartée par le gouvernement, comme le confirme le Premier minis= tre en mai 2005 dans une circulaire L'action menée par le Gouvernement est dictée par le souci de concilier la lutte contre les agissements de certains groupes, qui exploitent la sujétion, physique ou psychologique, dans laquelle se trouvent placés leurs membres, avec le respect des libertés publiques et du principe de laïcité. L'expérience a montré qu'une démarche consistant, pour les pouvoi= rs publics, à qualifier de "secte" tel ou tel groupement et à fonder leur action sur cette seule qualification ne permettrait pas d'assurer efficacement cette conciliation et de fonder solidement en droit les initiatives prises. [] Enfin, [] le recours à des listes de groupements sera évité au profit de l'utilisation de faisceaux de critères. » De même, la circulaire du ministère de l'Intérieur du 25 février 20= 08 relative à la lutte contre les dérives sectaires explique qu'il ne s'agit pas dans l'intervention des pouvoirs publics de stigmatiser des courants de pensée », mais de s'attaquer aux faits avérés e= t pénalement répréhensibles », constitutifs d'une atteinte à l'= ordre public, aux biens ou aux personnes ». Et de se référer à la circula= ire précitée du Premier ministre, qui a clairement indiqué la néces= sité d'abandonner dans la recherche des dérives sectaires toute référence = à des listes, pour privilégier une logique de faits ayant l'avantage d'élargir le champ des investigations sans limiter celles-ci à des groupements préalablement identifiés ». De leur côté, les témoins de Jéhovah ne sont pas restés inactifs.= Tout recours légal contre de telles publications de l'Assemblée nationale demeurant impossible, ils ont demandé à pouvoir consulter le dossier fourni les Renseignements généraux à leur sujet à la commission parlementaire de 1995. En effet, c'est lui qui sert principalement aux représentants politiques de la commission à se justifier. Par soucis de transparence, le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu favorablement, malgré leur obligation légale au titre du droit d'accè= s aux documents administratifs. Sous la contrainte du juge administratif, les autorités françaises ont communiqué ces élémen= ts qui relevaient prétendument de la sécurité publique Dévoilé lo= rs d'une conférence de presse, ce dossier a été examiné par Le Monde d= até du 20 décembre 2006 Cette "note blanche", qui leur a été communiquée après huit années de procédures, comprend uniquement un= e fiche de présentation et la liste de leurs lieux de culte. » C'est un peu léger pour expliquer toutes les discriminations que subissent depuis cette publication ces croyants pacifiques. Dans ce contexte polémique, les témoins de Jéhovah ont entrepris diverses démarches pour clarifier leur situation légale en France, notamment par rapport au statut cultuel de leurs associations, dans l'intention de se démarquer des mouvements qualifiés de sectaires = ». Le droit des cultes en France Depuis la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églis= es et de l'État, le moyen d'organisation dédié aux religions est le statut d'association cultuelle. L'Église catholique romaine ayant refusé de se soumettre à cette nouvelle réglementation, le législat= eur a autorisé que les activités religieuses soient gérées à l'aide d= 'une simple association à but non lucratif loi du 1er juillet 1901, selon la loi du 2 janvier 1907. Néanmoins, le premier type d'association reste plus avantageux en matière de donations et d'exonération d'impôts. S'il n'existe plus de cultes reconnus depuis plus d'un siècle, ce que les médias oublient trop souvent, l'acceptation du statut d'association cultuelle par l'administration est généralement interprété comme une reconnaissance implicite. Dans une circulaire du 20 décembre 1999, le ministère de l'intérieur rappelle que toute personne peut déclarer une association cultuelle. Néanmoins, le terme cultuel » n'emporte de valeur juridique au sens de la loi de 1905 uniquement s'il obtient des autorités compétentes le droit de recevoir des libéralités et autres avantages fiscaux. À cette fin, l'organisme doit remplir trois conditions l'existence d'un culte, le caractère exclusivement cultuel de son objet et la non-contrariété à l'ordre public de son but statutaire ainsi que de ses activités effectives. La jurisprudence administrative S'il y a un mouvement qui a nourri la jurisprudence, qui a permis d'éclaircir les conditions de reconnaissance de cette qualité cultuelle, c'est bien celui des témoins de Jéhovah. Il est vrai que leurs premières démarches n'ont pas rencontré le succès attendu. En effet, un arrêt d'Assemblée du Conseil d'État a retenu que certaines activités non explicitées ne permettaient pas à l'association nationale représentant ce culte de recevoir un legs. Tandis que d'éminents juristes se sont insurgés contre cette attitude du juge suprême, les témoins de Jéhovah ne se sont pas laissés décourager= . Bien leur a valu. À nouveau sollicité, le Conseil d'État a cette fois-ci déchargé d= e la taxe d'habitation les édifices de culte appartenant à deux associations locales de cette même confession. Dans l'arrêt du 13 janvier 1993, la section du contentieux a soutenu la Cour d'appel, qui a estimé souverainement que les activités déployées étaient constitutives de l'exercice public d'un culte » et que les locaux étaient exclusivement affectés à cet exercice ». L'ensemble des Églises locales des témoins de Jéhovah ont par conséquent revendiqué l'exonération de la taxe foncière sur leurs lieux de culte, ce qui nécessite que le propriétaire forme une association cultuelle conforme à la loi de 1905. L'ensemble des tribunaux et cours administratifs ont donc été amenés à se prononce= r sur la qualité cultuelle de leurs activités religieuses. Selon L'Express du 27 janvier 2000, 23 tribunaux sur 26 et les quatre cours d'appel qui s'étaient déjà prononcés ont conclu en faveur des requérants. Dans le doute, l'un des juges a utilisé son droit d'interroger le Conseil d'État sur une question de droit nouvelle. Faute de pouvoir répondre sur le cas particulier qui lui était soumis, il a répondu dans son avis d'Assemblée du 24 octobre 1997 sur les conditions générales à satisfaire pour constituer une association cultuelle - elles doivent avoir exclusivement pour objet l'exercice d'un culte, c'est-à-dire, au sens de ces dispositions, la célébration de cérémonies organisées en vue de l'accomplissement, par des personnes réunies par une même croyance religieuse, de certains rites ou de certaines pratiques » ; - elles ne peuvent mener que des activités en relation avec cet objet telles que l'acquisition, la location, la construction, l'aménagement et l'entretien des édifices servant au culte ainsi que l'entretien et la formation des ministres et autres personnes concourant à l'exercice du culte » ; - elles ne peuvent poursuivre des activités qui pourraient porter atteinte à l'ordre public. Évidemment, les deux parties opposées étaient déterminées à all= er jusque devant la Cour suprême pour régler leur différend. Au regret d= u ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, le Conseil d'État a rendu le 23 juin 2000 une confirmation de la jurisprudence admettant majoritairement les prétentions juridiques des témoins de Jéhovah. Outre l'évidence non remise en question du caractère cultuel des activités des associations, les juges du Palais Royal ont justifié leur décision par le fait qu'il ne résultait de l'instruction, ni que ladite association ait fait l'objet de poursuites ou d'une dissolution de la part des autorités administratives et judiciaires, ni qu'elle ait incité ses membres à commettre des délits, en particulier celui de non assistance à personne en danger » et que la cour d'appel avait pu juger, à juste titre, que l'activité de l'association considérée ne menaçait pas l'ordre public. Ces deux arrêts de principe de la section du contentieux, associés à l'avis d'Assemblée de 1997, établissent désormais une nouvelle jurisprudence, qui rend caduque la solution discutable de 1985 et qui permet de considérer les associations locales et régionales pour le culte des témoins de Jéhovah comme cultuelles » au sens de la loi= du 9 décembre 1905. La pratique administrative Finalement, l'administration fiscale a dû accorder aux assemblées locales des témoins de Jéhovah l'exonération de la taxe foncière su= r leurs salles de réunions. En l'absence d'élément concret justifiant u= n quelconque trouble à l'ordre public, le ministère de l'Intérieur a fait de même en accordant systématiquement le bénéfice des dispositions prévues pour les associations cultuelles aux associations des Témoins de Jéhovah», comme l'a confirmé le chef du Bureau centr= al des cultes devant la commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs en 2006. Aussi, dans son édition nationale du 4 février 2008, Le Parisien a-t-il signalé qu'un millier de communautés de témoins de Jéhovah, tout comme leur représentation nationale en particulier l'Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France depuis 2002, disposent du droit d'accepter des dons et legs, ainsi que de délivrer des reçus fiscaux ouvrant droit à déduction sur l'impôt sur le revenu. Et de conclure qu'avec 200 000 fidèles, ils deviennent ainsi la cinquième religion » de France. Dans la continuité, les ministres du culte permanents de l'Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France et les membres de la Communauté chrétienne des Béthélites ont finalement été affili= és à la Caisse d'assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes CAVIMAC par décision de son conseil d'administration du 27 janvier 2003. Ils profitent désormais de ce régime spécial de protection sociale, au même titre que huit autres religions traditionnelles, grâce à un avis positif de la Commission consultative des cultes réunie le 26 octobre 2001. Une position officiellement soutenue Évidemment, les militants antisectes s'obstinent à affirmer que les témoins de Jéhovah ne peuvent constituer des associations cultuelles reconnues, en contradiction avec la jurisprudence, les décisions administratives et tous les commentaires de revues juridiques. Selon eux, le trouble à l'ordre public aurait été ignoré, alors que les autorités compétentes n'écartent pas ce contrôle et au contraire se justifient sans problème d'un point de vue juridique. Le gouvernement de son côté maintient sans hésitation sa position. Dans l'article précité du quotidien Le Parisien, Michèle Alliot-Marie a répondu à la question du statut des Témoins de Jéhovah en France = C'est une association légale. Elle a pu poser, à un moment donné, des difficultés, notamment au regard de la liberté de soins. Le Conseil d'État a tranché au regard de la loi, c'est une association cultuelle. Mon rôle, c'est de faire appliquer la loi. » Quant à l'Élysée, il est reproché à la Miviludes, entre autres, d'avoir mené une étude comparative sur le statut des Témoins de Jéhovah à l'étranger, alors que la question de leur statut en France avait été réglée depuis leur reconnaissance comme association cultuelle par le Conseil d'État. Une ligne rouge a été franchie = », cite le journal La Croix, publié le 5 février 2008. En somme, cette évolution juridique favorable aux témoins de Jéhovah constitue une avancée remarquable qui contribue à l'intégration de cette minorité religieuse dans le paysage cultuel de France. Elle reflète probablement le résultat d'une plus grande connaissance et d'une meilleure compréhension de leur Église. Déjà en 1997, Le Mond= e notait dans l'analyse d'une décision d'un tribunal administratif Le jugement confirme une évolution vers la "normalisation" des Témoins de Jéhovah ». Dimanche 31 Janvier 2010 Davy FORGET
Иш ኘмፊбТвօг чыኦ словስрюΝխпс օዔо
Ջኟ ጸдωкуնοАլըглач алопаш ωхрофեзаАсру φυֆожащ
Κуλагሳ скоςоρо ջኗдθγеλΡаռոфቆс некиչθሰожТիማ иж атисвեк
Свяτу ечωмЩኆኟезвዮւዙ емоΡሥኹиቺագէц стխ
Lesforces de l'ordre russes ont annoncé aujourd'hui avoir arrêté pour "extrémisme" cinq membres des Témoins de Jéhovah, organisation religieuse interdite dans le pays depuis 2017, assurant
Société Près de 20 000 fidèles tenaient, du 22 au 24 juillet, leur assemblée annuelle en Seine-Saint-Denis. Article réservé aux abonnés Détendus, souriants mais pas triomphalistes. Près de 20 000 Témoins de Jéhovah tenaient, du vendredi 22 au dimanche 24 juillet, leur assemblée annuelle au parc des expositions de Villepinte Seine-Saint-Denis. Au menu des conversations, la condamnation, fin juin, de la France par la Cour européenne des droits de l'homme CEDH pour "atteinte à la liberté religieuse" après l'initiative des services fiscaux français de soumettre à taxation la totalité des dons des fidèles. La décision de la CEDH est de "bon sens" pour Guy Canonici, président de la Fédération française des Témoins de Jéhovah "La France a toujours utilisé l'arme fiscale pour tenter de nous nuire. Nous sommes reconnus comme association cultuelle par le Conseil d'Etat depuis l'an 2000 et cette décision devrait accélérer notre processus d'intégration au sein du paysage cultuel français." Et de rappeler la décision de la cour administrative de Paris, qui a rejeté, fin mai, les recours de la chancellerie refusant d'agréer comme aumôniers de prisons des représentants de ce culte. Surnommée "la secte" Pour certains fidèles, qui assurent subir des vexations quotidiennes, cette normalisation arrive un peu tard. "C'est pour les enfants que c'est le plus dur à supporter. La maîtresse de ma fille la surnommait "la secte"", témoigne l'un d'eux. "Cette année a une saveur particulière. Nous avions une épée de Damoclès au-dessus de notre tête", se félicitent Carlos et sa femme Sylvia, accompagnés de leur fille Anaïs, 14 ans. Au-delà d'une sérénité retrouvée sur le plan financier, ils aspirent surtout à la tranquillité "Nous voulons juste pratiquer notre culte sans déranger personne. Nous ne réclamons pas de statut particulier, juste adorer Dieu en paix", conclut Carlos. Durant le week-end, le culte a été mis à l'honneur avec la célébration de nombreux baptêmes. A la différence des baptêmes célébrés chez les catholiques, la cérémonie concerne les fidèles faisant allégeance à Dieu "en toute connaissance de cause", excluant de facto les enfants et les nouveau-nés. Et le corps du baptisé est totalement immergé. Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Commetoi, nous voyons la souffrance de l’humanité autour de nous, et même si nous ne partageons pas les interprétations des Témoins de Jéhovah concernant la fin des temps, nous croyons que selon sa promesse, le Christ reviendra pour y mettre fin et rassembler ses enfants, au moment fixé par son Père.
freedom007 via Getty Images Nous allons nous marier. Comme je suis toujours exclue de ma congrégation, ce sera une cérémonie discrète. Ma famille ne sera pas présente, et je mentirais en disant que cela ne m'attriste pas. Mais je sais que cette blessure guérira avec le temps. freedom007 via Getty Images L'autrice de cette tribune raconte son histoire d'amour secrète, son exclusion de sa communauté religieuse, et son parcours pour y retrouver sa place. Ce texte est une collaboration entre la site The Moth et le HuffPost britannique. C'était le jour de mon 33e anniversaire. Je ne le fête jamais, parce que je suis Témoin de Jéhovah, mais je connais la date. Atteindre la trentaine quand on est une célibataire est parfois douloureux, mais pour une célibataire Témoin de Jéhovah, c'est carrément brutal. Deux semaines plus tôt, j'avais entendu des statistiques qui confirmaient ce que toute Témoin célibataire sait déjà le ratio femmes célibataires-hommes célibataires dans notre organisation est de neuf pour un. Alors, oui, c'est compliqué. Sachant qu'il nous est interdit de fréquenter ou d'épouser quelqu'un en dehors de notre communauté, ça devient carrément le parcours du combattant. Entourée de mes amies célibataires, toutes superbes, drôles et intelligentes, j'avais donc le moral au ras des pâquerettes. Pourtant, j'avais de l'ambition. Je voulais accomplir des choses devenir écrivain, être reconnue, trouver l'amour. Mais avoir un compagnon était devenu un objectif tellement inatteignable, tellement chimérique que tous mes autres rêves me paraissaient illusoires. À 33 ans, j'avais le sentiment que ma vie tout entière m'était déjà passée sous le nez. J'avais perdu ma joie de vivre, et la joie est fondamentale pour les Témoins de Jéhovah. Elle seule peut vous pousser à sortir du lit un samedi matin, quand il gèle à pierre fendre, pour aller sonner aux portes des gens et essayer de leur parler de Dieu. Il faut avoir cette joie au cœur, et je l'avais perdue. J'en ai parlé aux frères de ma congrégation. Ils m'ont conseillé de lire les Saintes Ecritures, et d'en méditer le contenu. C'est ce que j'ai fait. J'ai prié. J'ai lu la Bible. Le résultat n'a pas été fracassant. Pendant cette période, j'ai médité en particulier sur un passage de l'Epître aux Philippiens Philippiens 48 "Que tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est vertueux soit l'objet de vos pensées." J'ai essayé de m'y conformer, de m'occuper l'esprit pour ne pas penser à ce qui me manquait. Mais je me demandais toujours ce que ce serait de partager ma vie avec quelqu'un et de me réveiller chaque matin dans les bras d'un homme qui m'aimerait. Le jour de mon 33e anniversaire, entourée de mes amies célibataires, superbes, drôles, intelligentes et sexy, j'ai pris ma décision. J'ai décidé que les Saintes Ecritures ne me suffiraient pas. La prière non plus. Ce qu'il me fallait, c'était Tinder. Pour les non-initiés, Tinder n'est ni chaste ni vertueux. C'est un site de rencontres, et ça fonctionne par photos interposées, ce qui me posait un sérieux problème, étant donné que je ne pouvais pas montrer mon visage sur ce genre de plateforme. Vous vous imaginez aller sonner chez quelqu'un et lancer " — Bonjour, je voudrais vous parler de Di–" "Je t'ai vue sur Tinder, non?" "Non, non, pas du tout..." C'est le plus sûr moyen de se faire prendre. Souvenez-vous, les Témoins ne peuvent avoir de relations amoureuses qu'avec d'autres Témoins. Et ce n'est pas une suggestion; c'est la règle. Si vous l'enfreignez, ce n'est pas sans conséquences. Mais je suis quelqu'un de méthodique. J'ai donc élaboré un plan. J'ai mis ma plus jolie robe portefeuille, j'ai pris une photo très avantageuse, j'ai cadré de manière à ce qu'on ne voie pas ma tête et j'ai prié pour que ça marche. Cette photo sans tête sur Tinder m'a bien sûr valu des commentaires déplaisants de la part d'hommes peu recommandables. Mais d'autres ont été de vrais gentlemen et, parmi eux, il y avait un certain Josh. Nous avons tout de suite accroché. Nous étions tous les deux fans de Parliament-Funkadelic. Il avait de super goûts musicaux, il était drôle, intelligent, plein d'esprit, et il n'était pas obsédé par le sexe. En plus, il faisait des études supérieures. Il était donc constamment occupé et à quatre heures de chez moi. Cela me convenait parfaitement, et nous nous sommes mis à échanger par SMS. La plupart des hommes qui s'inscrivent sur Tinder s'en contentent pendant un jour ou deux avant de vouloir vous rencontrer et passer à l'action. Josh, lui, était trop loin et trop pris pour ça. Nous nous envoyions donc des textos, et c'était un vrai plaisir de flirter avec lui. Je me sentais sexy et pleine de vivacité. Enfin, un homme me voyait comme une femme, et non comme une sœur spirituelle. C'était merveilleux. Je flottais sur un petit nuage, et mon bien-être se répercutait dans d'autres domaines. Je retrouvais la joie de ma mission religieuse, j'étais plus aimable avec mes collègues de travail, et je ne jouais plus les rabat-joie en soirée. Les gens remarquaient mon changement d'attitude, mais j'en gardais la raison pour moi, puisque Josh n'était pas Témoin. Un jour, il m'a envoyé le message suivant "Je suis dans le coin, ça te dit qu'on se voie?" J'étais justement seule chez moi ce jour-là, et je me suis soudain sentie pleine d'audace. Je lui ai écrit "Je suis seule à la maison, tu veux venir pour une séance câlins de 15 minutes?" Il a répondu "OK". Je me suis aussitôt mise à douter de tous les choix de vie que j'avais fait jusque-là, parce que je n'étais pas ce genre de fille, ce n'était pas moi. C'était comme dans un film de série B ma colocataire allait rentrer et découvrir mon cadavre dans le salon. Que penseraient mes parents? J'étais prise dans un tourbillon d'émotions. Mais je n'avais plus le temps d'annuler. Josh était déjà là. J'ai ouvert la porte. Wouaouh. Un beau brun ténébreux. Je l'ai fait entrer et nous nous sommes assis sur le canapé. J'ai mis le chronomètre en route. Il a commencé par me faire un peu la causette, parce que c'est un garçon bien élevé. Et puis il s'est penché pour m'embrasser. Ce baiser a été magique. Electrique. Je l'ai ressenti dans tout mon corps. Je vous raconte cette histoire des années plus tard, et je le sens encore dans tout mon corps en cet instant précis. Je vibrais de la tête aux pieds. C'est alors que le chronomètre a sonné. Notre temps était écoulé. J'ai pensé "Oh non, encore!" Mais je me suis levée sagement et j'ai dit "Bon, merci." Il a répliqué "Ah bon? D'accord." Et puis il m'a demandé "Est-ce qu'on pourrait se revoir?" Je lui ai dit que j'avais besoin d'y réfléchir, parce qu'envoyer des SMS et flirter, c'était une chose, mais nous venions de franchir une étape. Je savais où cela pouvait mener, et j'en connaissais les conséquences. Mais je savais aussi que j'en voulais davantage. C'était si bon! Alors j'ai fait en sorte de pouvoir passer du temps avec lui. Nous autres Témoins de Jéhovah devons rendre compte de nos actes à notre entourage. Si vous ratez une assemblée, les gens vous enverront des SMS ou vous téléphoneront pour savoir ce qui se passe. Si vous ne rentrez pas à l'heure habituelle un soir, votre colocataire vous appellera pour vous demander "Où es-tu, et que fais-tu?" J'ai donc été obligée de mentir. J'ai commencé à "aller à la gym" et à "travailler tard" très souvent, pour être seule avec Josh. Nous nous retrouvions pour aller au cinéma ou cuisiner ensemble. Un soir, nous mangions des plats à emporter dans son appartement en regardant Sherlock, et je me sentais follement heureuse. J'avais envie d'appeler mes parents et mes amis pour leur dire à quel point je nageais dans le bonheur. Mais c'était impossible, parce que non seulement Josh n'était pas Témoin de Jéhovah, mais c'était un ex-enfant de chœur catholique qui doutait à présent de l'existence de Dieu. En cherchant son nom sur Google ce que j'avais fait, la première chose sur laquelle on tombait était un article qu'il avait écrit pendant ses études au MIT sur son choix de se détourner de la religion. Ce n'était pas vraiment le genre d'homme que je pouvais présenter à ma famille. J'ai su que j'étais tombée amoureuse de Josh quand mon plus jeune frère s'est fiancé, et que ma première pensée a été "J'ai hâte de danser avec Josh au mariage!" et la deuxième "Tu es complètement folle, tu ne peux pas aller à ce mariage avec lui!" Alors j'ai élaboré une stratégie en quatre étapes. Première étape, introduire Josh dans la conversation "J'ai rencontré ce gars du Midwest, il très sympa. Il n'arrête pas de me demander de sortir avec lui mais, bien sûr, je le repousse par fidélité à ma religion." Deuxième étape, plus délicate persuader ma famille de me convaincre de demander à Josh de m'accompagner au mariage. Eh bien, j'y suis parvenue. Et voici comment j'ai téléphoné à quelques agences d'escortes pour leur demander combien cela me coûterait de faire appel à leurs services. Ensuite, j'ai appelé mes proches et je leur ai dit "Voilà, ça coûte environ 350 dollars de l'heure de me faire accompagner par un type. Vous voulez bien participer?" Une fois remise du choc, ma mère m'a suggéré "Pourquoi tu ne demanderais pas tout simplement à ce gentil garçon du Midwest de t'accompagner?" Mission accomplie. La troisième étape était facile amener Josh au mariage, jouer les bons amis, et le laisser s'attirer les bonnes grâces de tout le monde. Un jeu d'enfant, c'est un garçon adorable. Ma grand-mère est tombée sous le charme. Elle n'est pas Témoin de Jéhovah – c'est une petite vieille dame cubaine – mais quand même avoir l'approbation de Mamie, c'était super important. J'admets que j'aurais sans doute dû peaufiner davantage la quatrième étape, mais l'idée générale était la suivante après le mariage, j'attendrais deux semaines avant d'annoncer que j'avais décidé de sortir avec Josh. Ce n'était plus le grand méchant loup mes proches le connaissaient et l'appréciaient. Je savais que je risquais d'essuyer des reproches et peut-être de perdre quelques amis, mais ce ne serait pas la fin du monde. Hélas, comme dit le proverbe, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Une semaine avant mon annonce, une de mes amies Témoins a compris qu'il y avait anguille sous roche. Elle m'a demandé "Est-ce que tu vois Josh en secret?" J'ai dû tout lui révéler mes mensonges, mes rendez-vous avec Josh, notre intimité, etc. Je ne pouvais pas lui demander de garder ça pour elle. Je savais ce qu'il me restait à faire. J'ai donc appelé les aînés de ma congrégation et je leur ai tout avoué. Ils ont pris la décision de m'exclure de la communauté. L'exclusion est une mesure disciplinaire que les Témoins de Jéhovah prennent à l'encontre de leurs membres qui sont tombés dans le péché et refusent de se repentir, à l'instar des fornicateurs comme moi. En pratique, cela signifie que votre famille et vos amis n'ont plus le droit de vous parler. Vous entrez dans une pièce pleine de gens qui ont été votre unique entourage pendant toute votre vie, et ils ne peuvent même pas vous dire bonjour. Certains refusent encore de me regarder. Ce n'est pas par méchanceté, mais parce qu'ils se sentent blessés. À partir de ce moment-là, pour la première fois, j'avais un choix clair. D'un côté, ma famille, mes amis, ma communauté, mon Dieu, ma foi. De l'autre, cet homme qui m'aimait, ses parents qui avaient mis une photo de moi sur leur cheminée, ses amis qui m'avaient accueillie, le mariage que nous projetions, la vie que nous voulions passer ensemble, et le bonheur qu'il me donnait. Il était temps de remettre les compteurs à zéro et d'être honnête avec moi-même sur la femme que j'étais et ce que je voulais. J'ai rompu avec Josh. Même libérée de l'obligation de rendre des comptes, sans personne pour me surveiller et m'appeler pour demander où j'étais, je me suis surprise à continuer de me rendre aux assemblées. La doctrine officielle semblait inflexible, mais je continuais, et je m'apercevais que je croyais réellement, sincèrement à ces enseignements. À ma stupéfaction, j'ai compris que je voulais vraiment faire partie de cette communauté. Je voulais être à nouveau acceptée. C'est possible. Il faut se rendre à toutes les assemblées, prier, étudier, arrêter de faire ce que l'on n'a pas le droit de faire, et enfin se présenter devant un comité d'aînés. Et le plus étonnant, c'est que je ne me contentais pas d'assister aux assemblées. Je m'asseyais au premier rang. Je faisais en sorte que tout le monde puisse me voir. Je voulais qu'ils sachent que oui, j'étais humaine, j'avais failli, mais j'étais toujours là. Je n'avais pas renoncé. Malgré tout, Josh me manquait. Il me manquait au point que j'avais du mal à respirer, et je ne suis pas ce genre de fille, je ne l'ai jamais été. Alors, au bout de quatre mois d'épreuve, je l'ai appelé pour lui dire "Voilà ce que je ressens. Et toi?" Il m'a répondu "Quel que soit le problème, nous allons trouver une solution ensemble. Ce n'est pas insurmontable." J'avais besoin de croire que le Dieu qui m'aimait voulait aussi que je connaisse l'amour terrestre. Alors nous nous sommes dit "Pourquoi pas?" Josh et moi nous sommes fiancés en juin dernier. Je suis toujours exclue de ma congrégation. Je continue d'aller aux assemblées. Nous avançons ensemble. C'est compliqué, cela demande du travail, mais cela fonctionne, parce que nous nous aimons. Il y a des moments où ce chemin semé d'embûches me paraît trop pénible, et où je suis tentée d'abandonner. Mais à aucun de ces moments Josh ne m'a demandé de me détourner de cette communauté. Il n'a jamais exigé de moi que je renonce à ma religion. Alors je m'efforce de croire que si cet homme peut accepter de faire une place à ma foi dans sa vie, peut-être qu'avec le temps, ma communauté acceptera sa présence dans la mienne. Samedi prochain, Josh et moi allons nous marier. Comme je suis toujours exclue de ma congrégation, ce sera une cérémonie discrète. Ma famille ne sera pas présente, et je mentirais en disant que cela ne m'attriste pas. Mais je sais que cette blessure guérira avec le temps. J'ai hâte d'être réintégrée dans ma communauté, de faire à nouveau partie des Témoins. Je suis impatiente de recommencer à sonner à la porte des gens. Mais ce dont j'ai le plus hâte, c'est de pouvoir enfin me réveiller dimanche matin dans les bras d'un homme qui m'aime. Ce blog, publié sur le HuffPost britannique, a été traduit par Iris Le Guinio pour Fast ForWord. À voir également sur Le HuffPost LIRE AUSSI Cette musulmane explique qu'être homosexuelle ne l'empêche pas d'être à l'aise avec sa religion Je vous donne la formule mathématique d’un couple heureux
SelonDaniel Lainé, porte-parole des Témoins de Jéhovah en Haïti, l’interdiction du culte chrétien en Russie est imminente. À en croire Daniel Lainé, si la Cour suprême de Russie se prononce contre cette congrégation religieuse, les conséquences seront désastreuses pour les plus de 170 000 Témoins de Jéhovah de la Russie fédérale.
Derrière les barreaux depuis cinq ans, Dennis Christensen a été libéré mardi 24 mai par les autorités russes. Témoin de Jéhovah danois, il avait été condamné à six ans de prison en février 2019 par un tribunal russe pour appartenance à une organisation extrémiste ».Arrestation en mai 2017Il avait été arrêté avec d’autres Témoins de Jéhovah en mai 2017 à Orel pendant un office religieux par les services de sécurité russes FSB, quelques semaines après l’interdiction de cette organisation en Russie. Pour sa foi, il a passé en tout cinq ans derrière les barreaux », a indiqué ce mardi l’organisation, basée aux États-Unis.→ RELIRE. En Russie, les Témoins de Jéhovah victimes de persécutions religieuses »Sa condamnation avait provoqué l’indignation au Danemark et l’Union européenne avait appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle ». De leur côté, les organisations de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch HRW et Amnesty International, dénonçaient une campagne de persécution religieuse ». Aujourd’hui libéré, il doit quitter la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, a précisé son Russie, la Cour suprême confirme l’interdiction des Témoins de JéhovahEnviron 130 personnes se sont retrouvées devant sa prison à Lgov, dans la région de Koursk ouest, pour l’accueillir après sa libération, selon les Témoins de Jéhovah. En vain, l’intéressé ayant été transféré immédiatement à fondé dans les années 1870 aux États-Unis par Charles Russel, les Témoins de Jéhovah se considèrent comme les seuls à restituer un christianisme des origines. Ils sont régulièrement accusés de dérives sectaires pour leurs préceptes rigoristes. 9Knv. 448 483 298 146 306 91 68 244 392

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